Présentation de la banda

Présentation

La Banda les Bomberos de Ganac est née en 2004 de la volonté de ganacois de faire revivre l’ancienne fanfare des pompiers du village. Réunissant une trentaine de musiciens  et autres bandoleros et tireurs de pompe, elle anime les festivals de musique, de bandas, les fêtes locales, les foires, les repas festifs, les défilés officiels, et soirées privées. En tenue de pompier inspirée du XIXème siècle, avec l’authentique pompe à bras du village, les Bomberos réjouissent et égaient les corsos fleuris et autres reconstitutions d’époque.

Récompenses et références

Animation de la féria de Nîmes, des fêtes votives de Le Grau-du-Roi et de Istres, du salon de l’agriculture à Paris, de l'ouverture des Championnats du monde de canoë kayak junior 2010, participation aux festivals de Bandas de Mirepoix, Sauvian, Castelnaudary, Argelès-Gazost, La Romieu, Montréal…au sommet du Pic du Midi ou aux côtés de sa Miss France, les Bomberos mettent le feu !

2015 : Phacochère d'Argent, Festival de Bandas en Malepère de Montréal d'Aude (11)
2011 : grappe de bronze et prix de présentation, Festival de bandas de Sauvian (34)
2010 : "les Bomberos de Ganac" est l’unique banda à avoir joué au sommet du Pic du Midi (65) !
2010 : 1er prix du festival de bandas de Mirepoix (09)
2009 : 1er prix du festival de bandas de Mirepoix (09)
2007 : 1er prix du festival de bandas de Castelnaudary (11)
2007 : enregistrement du second CD au studio Polygone de Blagnac (31)
2007 : prix de l'animation "Prix de l'Affiroulat" du festival de Bandas en Malepère à Montréal (11)
2005 : enregistrement du premier CD
2005 : disque d'or au festival de bandas de Mazères (09)
2004 : soutien de la Région Midi-Pyrénées, et prix de l'animation locale de la Caisse d'Epargne de l'Ariège.

Découvrez les musiciens en tenue de pompier et la fameuse pompe à bras !


Connaissez-vous l'histoire des pompiers de Ganac ?

M.Mir et E.Delample, "Contes et légendes du Pays Toulousain", Les pompiers de Ganac, p.65 à 68, édition Fernand Nathan, 1956.

Un jour, l'Empereur Napoléon (le Grand) voulut voir cette région dont il avait si bien dit : " l'Ariège est le pays des hommes et du fer ". Le Préfet avisa de cette visite tous les maires des communes autour de Foix.
- Ah ! dit le maire de Ganac, en ceignant sur son ventre rondelet son écharpe neuve, il faut y aller ! Conseillers, mes amis, vous êtes tous pompiers ! Nous irons faire entendre au grand empereur notre fanfare. Et toi, Jousépou, qui as été tambour-major au régiment, tu dirigeras la musique.
- Mais je n'ai plus ma canne de tambour-major.
- La belle affaire ! Tu n'as qu'à prendre un long trognon de chou avec sa pomme au bout et ce sera magnifique. Allons, préparez-vous pour le grand jour !
A la date indiquée, la fanfare fut prête. Tout le conseil municipal était là, en grande tenue de pompiers, et précédé du tambour-major brandissant élégamment un beau trognon de chou. Et en route vers Foix. Arrivés, ils se rangent le long de l'hospice, à gauche, sur les allées de Villotte, en deux rangs, l'un devant  l'autre.
- Quand l'Empereur paraîtra, dit le maire, je ferai : Hep ! en levant le bras, pour donner le signal de la fanfare.
Mais le cortège impérial s'attarda à la Préfecture. Soudain, un coup de vent, menaçant d'enlever le chapeau du maire, celui-ci lève le bras pour le retenir. Et le tambour-major, se méprenant, croit au signal et brandit son bâton improvisé. Aussitôt la fanfare éclate, joyeuse. Hélas ! Elle venait à peine de terminer quand, enfin, l'empereur se montra. Mais, admiratif de la belle tenue du régiment de Foix massé sur la droite, il ne daigna pas honorer d'un regard les pauvres pompiers de Ganac. Consternés, ils s'en retournaient tête basse quand, proche du village, d'aigreur en aigreur, la dispute éclata :
- C'est toi, imbécile, qui es la cause de tout !
- Non, c'est vous qui avez donné le signal trop tôt !
Et ils en viennent aux mains, le conseil se partageant en deux camps : celui du maire et celui du tambour-major. Ce fut la bataille :
- Allons, en voilà assez, mes amis, dit le maire, reprenant sa dignité. Il s'agit d'entrer en bon ordre à Ganac. Comptons-nous !
Et il commence :
- Moi ! dit-il, puis il compte ses camarades : un, deux trois... Qu'ès-aco ? Nous étions douze et nous ne sommes plus que onze ! Il y en a un de perdu ?
- Peut-être, dit le tambour-major, qu'au cours de la bagarre il est tombé là, dans ce puits tout proche. Vite, il faut aller voir.
Et tournant le dos au soleil couchant, il se penche et aperçoit... son ombre au fond du puits :
- Il est là, il est là. Il faut l'en tirer.
- Moi qui suis le plus fort, dit le maire, je vais m'accrocher à la chaîne du puits. Touénou s'accrochera à mes pieds, et ainsi tous, de pieds en pieds, nous ferons une échelle pour sauver ce malheureux. Mais tenez bon !
Ainsi fut fait. Tout à coup :
- Aïe, aïe, crie le maire, c'est trop de poids, je ne peux plus tenir la chaîne. Attendez que je crache dans mes mains !
Et pour ce faire il lâche la chaîne et précipite dans le puits tout le conseil municipal.
Comment sortirent-ils de là ? A grand'peine, vous le pensez bien, en faisant la courte échelle de dos en dos, le premier sorti tire les autres. Enfin, péniblement, les voilà tous dehors.
- A présent, il faut nous recompter, dit le maire. cette fois, partant de lui, il compte bien, mais arrivé à 12 il se compte une fois de plus.
- Treize ! dit-il. Qu'ès-aco ! Maintenant il y en a un de trop ? Ah ! Je comprends, celui-là, le pauvre, c'est celui qui était au fond du puits ! Allons, c'est très bien, un de plus pour rentrer à Ganac !...
Et ceignant son écharpe neuve sur son ventre rondelet, il donne le signal du retour. C'est ainsi que, son maire en tête, son tambour-major brandissant sa canne improvisée, au son d'une éclatante fanfare, le conseil municipal de Ganac défila aux yeux des Ganacois fiers et émerveillés.