Une première inoubliable !

publié le 10 juin 2013 à 11:21 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 10 juin 2013 à 11:40 ]

Quand Michel m'a demandé de me joindre aux Bomberos, je ne m'imaginais pas vivre  des moments aussi intenses que ceux que je viens de vivre. Des moments forts, chargés d'émotion, peut-être plus pour moi qui découvrais que pour ceux qui récidivaient.

Le réflexe naturel est de se repasser le film dans la tête et d'en mémoriser quelques extraits. Je vous propose trois images que je sors d'un tirage non exhaustif.

Nous sommes samedi et nous voilà plongés dans l'évènement.

Les multiples précautions de placement  pour honorer musicalement le ou les récipiendaires des oreilles ou de la queue semblaient pourtant techniquement efficaces. 

Le public sera là... donc la haie doit être ici... non ici, un mètre de plus... maintenant on partage les musiciens OK?... Attention c'est à nous... et hop en avant Adelita !!!

Aïe !! Aïe !! Aïe !! Pauvre petite Adéle !! Un photographe me flanque un coup de coude avant de prendre une position impensable pour mémoriser la"marionnette" (ndlr Cabrel) qui avance sur les épaules d'un double quintal...

Dans l'instant je perds la casquette et surtout Gérard, notre précieux soprano ... C'est tout juste si je n'entends pas tomber le dentier des trompettistes... Mais tout de même quel bonheur. Je pourrai dire "J'y étais..."

 

Dimanche soir, la Maison Carrée veille sur un public nombreux venu profiter d'un moment magique, "LE" concert des Bandas.

Nous passerons en deuxième position après nos confrères portésiens.

Trois morceaux sont programmés par notre chef Pascal dont un, en hommage à Donna Summer, qui par le hasard de la programmation vient après  un autre titre de la chanteuse interprété la Clau quelques minutes avant... Fiiiinement joué, même si Pascal n'a pas fait la relation de suite.

Hélas l'orage, formé depuis quelques heures, a décidé de donner le tempo.

Hegoak est déjà sur les lyres... les notes s'arrêtent et l'hymne est chanté...

J'improvise des la la la que je tire des profondeurs de mes tripes... et, alors que je cherche encore plus de force dans les nuages, une intense émotion me gagne. La pluie qui mouille nos visages me permet de sauver momentanément les apparences.

Etait-ce la décompression ou la puissance du morceau? Après la prestation et la gorge encore nouée, j'évoquerai ce moment devant un auditoire restreint et compréhensif... Que d'émotions !!

 

La journée de lundi tarde a prendre le rythme...

Je porte pour la première fois la tenue mythique de notre groupe. Le casque est un peu juste mais je me trouve beau.

Quand même ce FOURNIER, et son 57 de tour de tête, il aurait pu choisir une petite marge de...dilatation.

Je pense que nous allons faire un malheur pour nos dernières heures dans cette ville hyper accueillante...

Au gré de nos différentes aubades, nous croisons la Band'à Léo... C'est nous qui sommes en position... L'écho de nos dernières notes vient à peine de s'éteindre qu'un final s'improvise avec la tonique banda girondine...

Un Vino Griego et un Paquito du tonnerre de Dieu sont interprétés, les deux bandas mélangées... Vous aviez là près de 70 musiciens réunis dans une ferveur communicative.

Que dire de ces enfants, à peine plus grands que leur instrument, copiant à la perfection le déhanché de leurs ainés pour donner à ces deux morceaux une interprétation cadencée unique et mémorable...

Quelques minutes plus tard et dans le hall de la gare nous mettrons un terme  à ce contrat inoubliable par un ultime morceau, rejoints là encore par les musiciens de Léo. Final exceptionnel où les Rolls côtoyaient les "petites italiennes".

  

Voilà présentées à ma façon quelques pépites impayables.

Je sais bien que les doigts n'ont pas été toujours au rendez-vous, mais l'envie et le coeur eux y étaient.

Transposé à l'ensemble du groupe cela laissera un souvenir impérissable de cette féria.

Evelyne et moi sommes heureux et fiers d'avoir contribué, très, très humblement, à cette réussite.

 

Amicales salutations montalbanaises.

Gégé

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