Trémoulet: Le jour de Justine et de Kévin

publié le 2 sept. 2016 à 14:50 par Banda Bomberos de Ganac

Trémoulet, petit village de la basse Ariège, 20 août, nuages bas, très bas, température de fin d’été…

Alors que ces premières touches pourraient décourager n’importe quel visiteur, nous débouchons sur un spectacle qui en dit long sur notre présence ici, cet après midi : Le mariage de Justine et de Kévin…

 

Des balles de paille, judicieusement installées sur une pelouse encore verte, entourent un attelage singulier: une remorque, drapée de blanc, transformée en carrosse, attelée à un imposant tracteur agricole visiblement prête pour une tournée mémorable dans les rues du village…

 

Pourtant arrivés assez tôt avant la cérémonie, nous constatons déjà beaucoup de monde aux abords de l’église et de la mairie.

Le rassemblement prévu à la maison familiale toute proche grossi rapidement, à tel point que nous avons l’impression que l’on n’attend plus que les musiciens pour commencer…

 

Cela ne sera qu’une impression et, en fait, nous aurons le temps de nous installer dans la petite église récemment rénovée…

Omniprésente, la maman du futur marié valide notre installation…

Aujourd’hui la musique viendra de derrière…

Le répertoire est présenté à monsieur le curé. C’est lui qui, d’un geste magistral, lancera sans équivoque, le début de nos interventions…

La cérémonie se déroule dans une chronologie parfaite…L’accompagnement musical ravit l’auditoire…

A la signature du registre, le gospel de « Sister act » provoque de bien sympathiques déhanchements et des claquements de mains amplifient le tempo imposé par Lionel…

 

Nous terminons sur le parvis de l’église avec « Emmenez-moi » véritable invitation au voyage, repris à tue tête par les mariés et une bande de joyeux lurons heureux d’être là…

 

Viendra une courte pause juste nécessaire à notre nouvelle installation… 

 

 Y a pas d’eau dans le gaz entre le jazz et la banda…

 

Profitant du décor naturel, le photographe peaufine les mises en scène autour des mariés…

Tour à tour les candidats à l’immortalité sur papier glacé sont appelés par haut-parleur…

Libéré de la rigueur des pauses ordonnées, le reporter complète l’album de quelques clichés insolites…

Le magnifique saxophone noir de Michel, surmonté de sa lyre et de sa partition, posé sur une balle de paille bien jaune à côté d’un bouquet multicolore, figurera certainement parmi les souvenirs de notre passage…

 

Nous reprenons l’animation en demi-cercle, face à un présentoir impressionnant d’amuse-gueules et d’apéritifs de tous genres…

Nous alimentons un fond musical aux multiples compositions…

Chaque chose en son temps et la gourmandise est, pour l’instant, notre principal rival, mais  dès les premières excellentissimes bouchées englouties, l’intérêt se déplace…Les bras se lèvent et les gorges se dénouent…

D’un coup d’œil expert, notre chef oublie momentanément certains morceaux et sort l’artillerie…        Nous alimentons quelques braises chaudes jusqu’à une Adelita hors normes…

Dorénavant, nous devrions appeler ce morceau « l’Adelita trémouletoise » !...

Alors que nous finissions le morceau, joué et chanté de bout en bout avec l’entrain habituel, voilà que notre Lionel entame un solo de batterie d’anthologie…

Une minute de bonheur qui nous laisse tous médusés  avant de revenir sur terre et de reprendre le refrain à l’unisson…

Notre batteur nous a révélé un talent d’improvisation puisée des répertoires jazzies qu’il pratique régulièrement dans d’autres formations…

Claude Nougaro aurait pu dire que ce soir, il n’y avait pas d’eau dans le gaz entre le jazz et la banda…Bravo l’artiste !...

Je parie que ce morceau va prendre un coup de jeune…

 

Cet intermède de grâce laisse la place à une pause bien méritée durant laquelle nous assistons à une incroyable mêlée en ligne avec passage de bouteille d’eau entre les jambes avec retour en boucle du dernier receveur au premier, et ainsi de suite…

C’est bête, je crois que j’ai compris le jeu mais je n’en connais pas le nom…

Peut-être s’agit-il simplement du jeu de la « Mêlée en ligne avec passage de bouteille etc, etc… »

 

Nous quittons la fête avec nos standards du pays basque, le pays qui, dit-on, inventa la fête…

Si les Basques l’ont inventée, j’en connais d’autres qui l’ont prolongée…

 

Enfin et à la demande appuyée d’une maman attentive jusqu’au bout, nous lançons « les yeux d’Emilie », chanson préférée des jeunes mariés et qui s’avèrera être une bien belle surprise pour eux…

 

Voilà une nouvelle page, une de plus dans le livre d’or du groupe…

 

A bientôt pour notre visite annuelle chez nos amis, cabossés, mais tellement affectueux…

 

Gégé.

 

 

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