Trail de Dalou, dimanche 13 mai 2018.

publié le 24 mai 2018 à 02:12 par Banda Bomberos de Ganac

Ce dimanche de mai, juste au milieu du printemps, aurait dû clôturer en beauté  le long week-end de l’Ascension…

Malgré les commentaires érudits des prévisionnistes, nous espérions l’erreur, le camouflet, la totale remise en cause de la Science…

 

 « Sénior Météo, ma grenouille est malade…»

 

Hélas, nous allons vite déchanter…

Les saints de glace, dont le dicton populaire prétend qu’ils « font à eux trois un petit hiver » nous rappellent amèrement les règles de la nature…

Pluie, neige, vent, le tableau sera bien triste aujourd’hui…

De nos montagnes nous ne voyons que les contreforts blanchis avec une limite si basse qu’une pensée va naturellement vers nos amis des 900…

 

C’est donc dans des conditions hivernales que les « Semelles dans le vent », l’association organisatrice, nous accueillent  pour  la traditionnelle course dans le piémont dalousien… 

180 coureurs de tout âge sont amassés sous l’arche de départ pour un parcours de 14 kilomètres dont le record à battre est de 1 heure et 12 minutes…

Nous suivrons l’événement  depuis deux endroits, au  départ et bien sûr à l’arrivée  mais aussi au ravitaillement de Gudas, trois kilomètres plus loin…

 

Notre président doit se contenter de courtes explications sur le déroulement de la course et de fait, il va s’improviser organisateur à part entière de la partie festive de l’événement…

Dans ces conditions climatiques, la tâche ne sera pas simple…Il faudra éviter les averses, prendre soin de la batterie et de nos instruments «  tamponnés »…

 

Le coureur aux pieds nus…

 

Sur ce parcours « koh-lantesque »,  nous sommes attirés par un jeune coureur aux pieds nus…

Monsieur Charles pourrait nous parler d’un temps  que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaitre. A l’époque Sandie Shaw, la chanteuse aux pieds nus était dans toutes les radios…

Le jeune n’a pourtant rien d’Ethiopien…Aucune supercherie…Il est parti déchaussé, et il franchit la ligne dans le même état en commentant son exploit au speaker dépité, sans souffrance particulière et sans blessures…

En voilà un qui ne participera pas au résultat des magasins spécialisés…

L’exploit laisse perplexe Michel, notre traileur musicien, expert de ce genre de chalenge et que nous avons connu au trail de Montgaillard de 2016…

Quant à notre ami, lui comme nous tous d’ailleurs, il se produit avec la tenue des grands froids…Protection très vite insuffisante et qui n’évite pas le repli  dans la petite salle des fêtes pour préparer, à l’abri, le temps fort musical de la journée…

 

Nous testons rapidement l’emplacement idéal afin de ne pas gêner les différents intervenants qui, dans quelques instants,  distribueront  les trophées mérités aux participants boueux, épuisés mais heureux et prêts à signer pour l’année prochaine…

 

Quand les filles s’en mêlent…

 

Finalement, le signal rouge « d’alerte décibels » déterminera notre position définitive…

Aujourd’hui, nous sommes dix sept pour  assurer le show…

Le mauvais temps nous prive de notre chef, retenu sur un chantier,  alors que tout semble bien se passer pour notre ténor, retenu par une autre réparation mais au soleil et en bermudas…

Retenu par un autre auditoire, Manu nous a cependant assuré de son soutien…

Nous recevons l’appui du fidèle Jeannou qui, malgré de nombreuses copies à corriger assurera le pupitre des basses avec le panache que nous lui connaissons…

Jean Michel fait sa première sortie sous la protection rapprochée de ses quatre compagnons altos…

Nos jeunes amis, Maxence, Nicolas, Pablo, Pierre et Thibault sont là aussi…

Serge suscite l’étonnement avec sa clarinette métallique…

Tout le groupe prend rapidement ses repères avec une entame traditionnelle…

Les morceaux présentés s’adaptent au déroulement de la cérémonie…

L’apéritif dinatoire prévu ne va pas retenir les convives très longtemps et nous devons faire des choix…

L’assistance réagit à souhaits…Nous lançons nos morceaux les plus entrainants…Petit à petit les craintes s’estompent…Le lion passe…Santiano garde le cap…

Puis Emilie arrive, avec son refrain repris à tue- tête avec le public… Les filles prennent le contrôle …Pas de pétards mouillés pour ce dernier feu d’artifice … Saxos brandis en signe de ralliement, nos claudettes font le show avec une chorégraphie à faire douter les meilleures majorettes…

Certes un petit travail est à faire au niveau les cordes vocales mais l’ensemble est extrêmement prometteur…

De bien jolies images remontent dans ces joyeux moments…

 

Petit à petit la salle se vide… Nous n’aurons pas le temps de présenter d’autres morceaux …Bientôt nous laisserons nos hôtes ravis  à leur obligation de nettoiement avec la promesse de futurs rendez-vous …

Alain s’embarque tout seul dans un final éclectique où le disco côtoie le sacré et où le musette flirte avec le militaire…

 

Militaire, militaire est-ce que j’ai une gueule de militaire ?

 

La suite au 1er RCP de Pamiers…

 

Gégé

 

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