Saint-Paul de Jarrat : première fête de l'été...

publié le 20 juin 2019 à 02:33 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 20 juin 2019 à 03:02 ]

Traditionnellement, c'est pour Pentecôte que Saint Paul de Jarrat ouvre la longue liste des fêtes de l'été en Ariège…

Souvent sollicités, nous avons pu enfin, cette année, répondre à l'invitation du comité des fête pour animer l'apéritif et le repas du dimanche soir, intermède musical de quelques heures jusqu'à ce que l'orchestre reprenne son show pour le restant de la soirée…

Une longue et étroite traversée du village nous amène à la salle des fêtes, point de rassemblement pour notre première sortie estivale.. La météo tristounette de ce dimanche sème le doute sur la renommée de Saint Médard… Certains pointent les gros nuages sombres, s'en remettant, fatalistes, aux vertus de Barnabé…D'autres, plus nombreux, pas forcèment plus jeunes, préfèrent, réalistes, les gambettes des danseuses de l'orchestre Jean Ribul, sur une de leurs dernières chorégraphies de l'après-midi…

L'affiche est solide et l'entracte s'annonce périlleux…

Après tout, qu'avons nous de moins?...A cet instant, une bonne sono et un bon éclairage!... Quant au reste, les paillettes ne font pas tout et nous avons, pour l'entame, un coeur gros comme çà!...

Chez nous, aujourd'hui, c'est Mégane qui porte du blanc, arborant pour la première fois la nouvelle chemisette blanche floquée de la célèbre grenouille de Ganac… Les couleurs d'origine n'ayant pas pu revenir, il était temps de redonner un peu de pep's à nos livrées...Avec l'expertise que nous lui connaissons, notre Michel national s'est chargé avec brio de notre nouvelle parure…L'habit ne faisant pas le moine, nous aurons à coeur de mériter cette éclatante transformation...

C'est un diesel???

Diesel: "Moteur nécéssitant des bougies de préchaufage pour faciliter le démarrage..."

Alors que les artistes quittent le podium pour une récupération méritée, nous sommes vingt à prendre le relais, groupés dans ce que l'on appelle la fosse et bien déterminés à ne pas nous laisser enterrer… Nos standards révèlent nos intentions…

Quelques petits trébuchages n'ont vraiment d'importance que pour nous car le public, plus préoccupé par le contenu du menu et par le choix des places, semble pour l'instant insensible à notre tour de chauffe…

Le bruit de la fête forraine, toute proche, couvre nos parties chantées...A défaut d'une intervention préventive ou spontanée, nous devrons solliciter l'éclairagiste de service puisque l'imposante console semble jalousement réservée aux effets spéciaux de l'orchestre…Malgré ces petits désagréments et courageux comme des bomberos que nous sommes, nous alignons nos deux premiers carnets sous la généreuse direction de Claude…

Les talentueuses impros réveillent par enchantement une salle endormie...Ce sursaut promet à l'évidence une seconde partie plus chaleureuse, partie que nous aborderons après une courte pause, le temps d'un rapide rafraichissement…

Diesel: "Marque de vêtements et de produits de luxe..."

Il y a des mi-temps légendaires où les éclats d'un Bernard Laporte ou d'un Aimé Jacquet restent dans les mémoires…Peut-on imaginer pareilles mises au point, içi, en Ariège, par une aprés-midi de Pentecôte?...La réponse ne va pas tarder…

Le groupe se connaît parfaitement et il n'est guère besoin de stentors pour regagner les sentiers battus…Un léger changement de placement va permettre aux musiciens de mieux s'entendre et de retrouver plus de cohésion pour la suite de l'aubade…Le groupe renoue avec les applaudissements...Je vois même des couples danser…

Près du trio anti dépresseur des trompettes, les clarinettes s'affirment…En face, les altos retrouvent la sérenité des ténors, leurs grands frères… Les basses, remarquablement emmenées par le trio déchainé des trombones avec le retour remarqué de Maxence, le Québécois, rebalisent le chemin avec autorité sous le contrôle retrouvé de notre batteur ragaillardi…

Les automatismes se remettent en place... Hélas le temps passe très vite et il n'est pas question de faire l'impasse sur les morceaux références, obligeant Claude à adapter les dernières partitions à l'horaire imposé …C'est donc sur des airs traditionels archi connus que nous mettrons un terme à ce premier contrat…

Les 22 heures sont largement dépassées…Les musiciens de Jean Ribul reprennent leur place pour une deuxième partie époustouflante…

Nous regagnons le réfectoire improvisé au fond de la salle pour un savoureux et copieux buffet, auquel nous faisons honneur avec gourmandise...Notre président manifestera notre gratitude à tout le comité des fêtes pour cette réception exceptionnelle…

Je retiendrai de cette soirée Diesel, qu'après un préchauffage maitrisé, nous sommes capables de proposer du beau, du bien, du haut de gamme...

Nous avons pris ce soir la juste dimension de ce qui nous attend pour nos prochaines sorties. Un défi que nous sommes tous décidés à relever…

A samedi sur d'autres sentiers le matin et, le soir, autour d'un feu de la Saint jean…

Gégé



































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