Souvenirs d'un périple aveyronnais

publié le 9 juin 2013 à 13:34 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 10 juin 2013 à 11:40 ]

Voici quelques humeurs personnelles au lendemain de notre prestation aveyronnaise.

Après une halte appréciée à la sortie de l’autoroute, le car prend la direction de Villefranche, principale bastide du Rouergue, en sillonnant une bonne partie du Tarn et Garonne sur une route rectiligne mais vallonnée…

Une certaine houle s’installe dans le bus provoquant la transhumance caractéristique de certains passagers de l’arrière vers l’avant… Pas de maux de cœur cependant…Par contre la température grimpe anormalement dans l’habitacle. Nous frôlons l’étouffement, et nous devons prendre au sérieux un début de rébellion, sous l’impulsion notable d’un activiste portugais…Ouf nous arrivons enfin.

Le car s’arrête sur le parking ombragé de l’établissement qui nous hébergera durant ces deux jours. Aussitôt arrêté, le capot moteur est déployé et le verdict tombe rapidement. Une courroie défectueuse nous a privés de climatisation…

A partir de ce jour, et pour les prochains déplacements, notre lucidité sera étroitement liée à l’état des courroies…

Nous avons un premier rendez-vous au café « le Bistrot » devant lequel nous alignons, sans coup férir, une douzaine de morceaux dont le premier mérite est d’attirer dans la rue quelques fêtards déjà imbibés…L’aubergiste est rempli d’excellentes intentions à notre égard et nous constatons très vite une proportion non démentie de 2 /1 : 2 consommations pour 1 morceau…Même les plus aguerris ne tardent pas à renoncer avec politesse à  ces témoignages de sympathie…

Après un rapide et simple repas, sans prétention mais bon, nous voilà en queue de défilé. Les minutes passent sans que nous ayons bougé. Tout me paraît long… L’ébranlement des chars fleuris et autres fanfares, bandas, danseurs et majorettes me donne une idée de la longueur du parcours…Heureusement nos amuseurs attitrés captent notre attention…Nous démarrons enfin… Cette sensation de monotonie ne va pas tarder à se confirmer. En effet, un organisateur, très préoccupé par le manque de réaction du public, suggère à notre chef  Pascal d’ « envoyer » l’artillerie pour notre passage… En parfait capitaine, les consignes sont données…Quelques petits « calages » plus tard, nous traversons une foule considérable, visiblement réveillée par notre show musical et par la pompe de nos sapeurs…

La nuit fut courte et animée… Regroupés dans un même lieu, les musiciens n’ont visiblement pas les mêmes réglages…Pour ce qui nous concerne tout semble assez…raisonnable.

Par expérience, Gérard nous prodigue quelques conseils pour que notre sommeil soit le plus serein possible…Très respectueux du savoir, je prends donc mes boules Quiès et je leur applique le traitement idéal conseillé par notre ami…

Notre chauffeur ne doit le repos de ses muscles qu’au scrupuleux respect de la règlementation routière exigeant le plus de calme possible. Une chambre individuelle lui sera réservée…Au réveil, nous apprendrons que cette « zénitude » aura été contrariée…En effet, en parfait petit soldat ariègeois, notre chauffeur a dû déjouer avec succès un assaut nocturne et aveyronnais. Respect !!!

Nous ne reprendrons le défilé que vers 16 heures…

En attendant nous comblons le temps, en musique, avec d’autres groupes… Excellente répétition… Stéphanie semble rassurée sur l’avenir « bomberesque » de Mylène Farmer…

Le contrat s’achèvera après une assez brève prestation et, selon moi, dans un timing toujours aussi long…Nous recevrons collectivement un sympathique et «  éphémère » souvenir de notre participation aux fêtes Villefranchaises de la St Jean.

Pour moi, la journée se terminera sur la pelouse fraichement tondue d’une aire d’autoroute, autour d’un copieux pique nique…Souvenir personnel d’une journée en contre emploi où il m’a manqué du mouvement et où le groupe a fait tout son possible pour assurer un max.

Je comprenais enfin l’attitude de nos amis Serge et Manu qui, allongés, que dis-je, avachis, que dis-je, « atchoulés » sur le gazon, s’étaient convertis à l’eau…minérale. Franchement pour avoir commencé, très tôt, aux tripoux et à la tête de veaux, on aurait pu s’attendre à un final plus …pétillant.

A très bientôt.

Gégé

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