SEIX...QUE LA MONTAGNE EST BELLE!

publié le 23 juin 2017 à 01:03 par Banda Bomberos de Ganac

Traditionnellement, en ce début juin, c’est à Seix, petit village d’Ariège, que se concentre la culture pastorale  des Pyrénées avec la traditionnelle transhumance et ses trois jours de fête…

Déjà trois ans que je commettais un billet sur l’événement avec une invitation enfantine qui en disait long…

Depuis, le tableau n’a pas changé… Les mêmes impressions se succèdent dans ce décor magnifique où le bleu d’un ciel sans nuage prédomine sur un dégradé de verdure apaisant…

Difficile alors  d’apporter des touches supplémentaires sans perturber l’harmonie de l’ensemble…

Mon pinceau sera donc des plus fins pour compléter par-ci, par-là  quelques souvenirs de cette  journée… 

 

« De cap tà l’immortèla »

 

La journée s’annonce sous les meilleurs auspices…

L’esprit d’équipe qui nous anime relève naturellement quelques absences remarquées qu’un calendrier familial ou scolaire nous a imposées…

Les remplacements, toujours délicats, ont été effectués de main de maître par notre président, sur des pupitres clés et c’est avec une immense plaisir que nous accueillons Scot à la trompette, Emmanuel, pour une fois au saxo alto et le toujours fidèle Jeannou à l’hélicon…

L’horaire nous l’autorisant, une pause café  va devenir très vite déterminante pour un dernier calage de nos intentions…

 

La fête se met très vite en place, et très vite aussi, nous constatons un empressement particulier autour d’un de nos musiciens…

Un de nos trois Michel aurait-il réalisé un exploit qui nous aurait échappé ?...

Le village est petit et le groupe encore plus et les nouvelles vont vite…

Michel notre clarinettiste est natif d’ici et c’est son retour sous les couleurs des Bomberos qui est salué aujourd’hui par des Seixois reconnaissants… Ami, l’aubade t’est dédiée!...

 

La voix de l’organisateur se fait entendre aux quatre coins de la place…

Nous appliquons les consignes d’un premier placement à la lettre, attentifs à la prestation des autres groupes afin d’éviter une trop grosse cacophonie…

Très vite cependant c’est l’ombre de l’église et de son clocher magnifique serti de quatre cloches qui deviendra notre scène préférée…

Nous prenons part avec succès à ce divertissement singulier…

Les troupeaux prennent nerveusement leur place dans le défilé sous la haute vigilance de leurs guides  dans le seul but de retrouver, plus haut, leur tendre et verdoyante récompense, « de cap tà l’immortèla », mais les édelweiss sont encore loin…

 

Avec de la hauteur…

 

Les passages sont espacés… Leur attente est meublée par le défilé de groupes folkloriques aux tenues magnifiques et caractéristiques…

Les sabots pointus des Bethmalais, les porteurs de sonnailles du Pays Basque, dont le passage avant les troupeaux, devait, selon la tradition, conjurer le mauvais sors, une banda gersoise, de blanc vêtue avec son tout jeune percussionniste, fier de participer à l’événement, avec ses cymbales liées aux poignets, les majorettes de Lavelanet, en ultime raccord avant le grand jour à Paris, une banda de Ganac, ( ah oui, ca c’est nous…), le tout supervisé par quatre magnifiques géants au déplacement programmé, qui n’avaient d’équivalent dans leur hauteur que les échassiers des Landes, véritables équilibristes sur leurs jambes de bois…

 

Sur la place, les artistes sont sollicités de tous côtés…

Ici le cafetier pour les uns, là les séniors de la maison de retraite, regroupés à l’ombre des platanes et extrêmement sensibles à notre parenthèse musicale…Même les tout-petits délaissent un moment leurs jeux favoris pour écouter notre musique avec curiosité…

 

« Aquellos mountagnos… »

 

Notre sortie s’achève pour nous sous le chapiteau de toiles blanches, réfectoire éphémère pour un repas réparateur…

 Des impératifs horaires de certains n’empêcheront pas la tentation d’un final improvisé autour des éternels Vino Griego et Paquito pour le bonheur des candidats planeurs, déjà en place sur le tapis vert…

Puis  le « Se Canto » sera repris à tue-tête par le public reconnaissant.

Je conserverai longtemps pour ma part l’interprétation réaliste de notre ami Auvergnat qui suivit tout le texte au dessus de mon épaule…Bravo Michel ! Ne lâche rien !...Je connais des Ariègeois qui n’en font pas autant !...

Une amicale pensée à Monik qui assura spontanément le reportage photos de cette matinée une fois de plus mémorable…

 

A bientôt au pied du plateau de Beille, à Aston, pour d’autres émotions…

 

Gégé

 

 

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