Seix !...Et de trois !...

publié le 18 juin 2018 à 12:16 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 24 juin 2018 à 12:57 ]

Ce samedi  9 juin, et pour la troisième année consécutive, nous nous retrouvons à Seix, pour animer, avec d’autres, le traditionnel rendez-vous de la transhumance en Couserans…

 

Depuis notre dernière prestation, la carte postale n’a pas beaucoup changé…

Il me sera donc difficile d’apporter de grossières retouches au tableau que je vous proposais, avec bonheur,  il y a tout juste un an …

 

Le fond conserve étonnamment  la même luminosité…

Etonnamment, car personne n’aurait parié sur cette belle journée qui balaie enfin, le mauvais temps des derniers jours…

Au premier plan, le Salat, a bien grossi et cache jalousement ses truites endémiques que nous pouvons voir, d’habitude, là, sous le pont, en toute sécurité, loin des épuisettes et des appâts artificiels…

 

Que la fête commence !…

 

Le spectacle s’anime enfin et, pour l’instant, sans protocole particulier…

Chaque groupe détermine son territoire avec, pour seule consigne, d’éviter la cacophonie pour ne pas apeurer les animaux …

Notre première station sera juste avant le pont du Salat, carrefour stratégique où les troupeaux  prennent la direction de leurs alpages respectifs, au sud, vers le col de la Core, au nord vers le col de Port…

 

Positionnés en arc de cercle, de part et d’autre de notre batteur, nous présentons à un public connaisseur, un enchainement des morceaux les plus festifs de notre répertoire…Tous passent à merveille…Téméraires, nous testons de nouveaux morceaux… « Apothéosis » devrait confirmer son nom très rapidement…  

 

Tour à tour, chevaux, vaches et brebis nous imposent des moments de silence…

 Les cortèges  apparaissent en toute sécurité, encadrés par des éleveurs rompus à ce traditionnel voyage…

 

Ces pauses obligatoires me donnent l’occasion de constater que notre ami Michel, l’enfant du pays, conserve ici, dans son village natal, une cote de popularité intacte et telle, qu’un sénateur en campagne ne s’y prendrait pas aussi bien…

Impression unanime et visiblement partagée par sa fille, jamais éloignée, et toujours très attentive à son papa clarinettiste…

 

« Non ! Les voitures anciennes derrières !...»

 

Puis l’animation repart de plus belle sur un parcours de quelques centaines de mètres au revêtement « porte chance », coloré et parfumé à souhait…

Malgré quelques signes d’énervement évidents, le speakeur ne faiblit pas et tente de mettre en branle le défilé dans l’ordre du programme…

Mais ici comme ailleurs, trop de chefs rendent  la copie brouillonne…

Pour le coup, les Border-Collie, à l’écoute d’une seule voix, m’ont semblé bien plus disciplinés…

Pourtant, nous aurions beaucoup regretté ce beau défilé de voitures anciennes amené par une magnifique Jaguar décapotable de 1957 déclinée ici dans son écrin d’ébène,  avec, dans son sillage, une bonne dizaine de « 2 pattes », une Type E, une Panhard, une TR4, une Carrera  et bien d’autres décapotables « vintages » …

 

 Nous suivons tant bien que mal, les traditionnelles sonnailles basques chargées d’évacuer le mauvais sort des troupeaux…

A leur tour, les échassiers landais, les géants de papier avec leur horrible mascotte, fumante et rugissante, entament des rondes improbables…

Les majorettes de Lavelanet  défilent sur les morceaux respectifs de chacun  des groupes… C’est au tour, maintenant, de la musique rythmée d' un tambour major, fier comme un militaire Ecossais, qui impose aux demoiselles une chorégraphie franchement cadencée…

 

Les échos viennent des quatre coins de la place…

Spontanément un code de conduite s’instaure entre musiciens…Une foule record trouvera vite son compte dans des enchaînements audibles et réguliers…

 

Puis une dizaine de majorettes, venues elles aussi de l’océan, fardées jusqu’aux oreilles, gambettes poilues,  poitrines velues et siliconées comme il se doit, clôturera ce défilé dans un show inoubliable sur les airs de Patrick Sébastien…

 

Une forte recommandation nous dirige vers les restaurants de l’autre côté de la rivière où,  sur un dernier Nadau et un ultime petit gris bien frais, dégoulinant à merveille, nous remercions ce public du Couserans si chaleureux qui nous réserve chaque fois un  accueil mémorable…

 

 Si vous aimez, perdez 2 kilos !…De suite !

 

Nous regagnons la place  du village pour faire valoir nos titres de repas, fatigués mais satisfaits de notre prestation qui prend une incontestable densité au gré de nos sorties…

Question densité, nous allons vite imposer à nos papilles de nouveaux critères d’appréciation et constater, amers, que certains pianos n’ont pas été à hauteur…

Une grosse faiblesse dans l’intendance, vraisemblablement  liée à une affluence record, va nous obliger à nous contenter d’un très frugal casse croûte accompagné, comble de raffinement,  d’une boisson tarifée…

Il n’en fallait pas plus pour agacer sérieusement notre président, à deux doigts de rompre toutes relations diplomatiques et de rappeler illico-presto notre ambassadeur…

« Adieu, veau, vache, cochon, couvée… »

Pour une fois, les amuseurs auront pris soin de leur ligne…

Aujourd’hui, repas équilibré : Un quart de baguette, une saucisse ( moutardée sur option), et de l’eau d’ici ou de là…

Finalement c’est mieux qu’à la télé…

Rassurez-vous, braves gens, il y a plus malheureux…

 

La perspective du mariage de ce soir, nous permet de relativiser…ou pas !


Gégé 


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