Salles-sur-l'Hers : comme un grand goût de "revenez-y"...

publié le 27 juin 2015 à 01:41 par Banda Bomberos de Ganac
Petite bourgade de l'Aude, Salles sur l'Hers nous accueille, ce soir, pour l'animation du traditionnel repas de la fête...

Après avoir traversé une grande partie du Lauragais,  grenier de  Midi Pyrénées, véritable damier de céréales, où la blondeur des blés, bientôt à maturité, rivalise avec la verdure des tournesols  à peine naissants et déjà si vigoureux, nous arrivons au centre du  village où se dresse un magnifique clocher-mur avec ses six cloches encastrées...

Depuis içi, l'Hers Mort, roulera sa nonchalance méditerranéenne pendant une quarantaine de kilomètres avant de se fondre dans la Garonne à proximité de Toulouse...

Drôle de nom, pour cette rivière qui s'oppose donc à l'Hers Vif, qui lui, de l'autre côté de cette bosse nourricière, a besoin de l'Ariège pour, à son tour, offrir la même étreinte au fleuve...

Alors que le concours de boules semble s'éterniser, sur le podium, des techniciens procèdent aux derniers réglages de leur console pour un relais prévu aux alentours de 23 heures...

Premiers arrivés, nos  chemises rouges permettent à elles seules une reconnaissance immédiate et un petit groupe de jeunes, tenue blanche et bandana rouge nous accueille avec un plaisir non dissimulé...

Peu de temps après, le cortège ariègeois nous rejoint et  Pascal organise en quelques minutes le départ de notre prestation, sous un ciel sans nuage, prémice d'une exceptionnelle  soirée d'été...

 

Hors d'Oeuvres variés pour tous...

Rassemblés en cercle au pied du magnifique clocher, nous présentons un répertoire de toutes  couleurs...

Du "coin de France" fait maison jusqu'au "Hot Stuff" chaud brûlant, en passant par un "Amora" débordant, ou par un "YMCA" déjanté, il y en a pour tous les goûts, messieurs dames, n'hésitez pas, servez-vous... Et avec ça, ça sera tout?...

Et si on vous mettait un peu d"Encantada" avec une pointe d"Hégoak", à part que vous ne préfériez un "Calle Sierpes" bien frais ou un "Santiano" que nous venons de recevoir...

Petit à petit , surpris par cet étalage varié, le public se rapproche et manifeste maintenant des signes de satisfaction évidents...

Comment  résister à la gouaille de notre camelot préféré qui  présente une telle collection... 

Plus tard, avec la tonalité d'un jouet, le carillon nous rappelle que nous devons respecter des impératifs obligatoires de récupération...

Le bras tendu du jeune président du comité des fêtes nous indique la table qui nous est réservée...

Des plateaux copieusement garnis accompagnés d'un petit rosé local à la température idéale garantiront assurément à la deuxième partie une  évidente tonicité...

 

Vous reprendrez bien un peu de gâteau?...

Comme au théâtre, après cet entracte stimulant, Pascal et Richard sonnent le rassemblement  pour la reprise...

Nous découvrons alors que les quatre rangées de tables se sont remplies en trois coups de cueillère à pots...

Attentives à leurs assiettes, les convives nous paraissent cependant très réceptives aux futures sollicitations de notre chef...

Içi, dans sa poussette, bébé vit ses derniers rêves mais maman ne grondera pas...

Là bas une boisson jaune s'agite anormalement dans un verre trop petit...

"Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer"...

Capitaine, l'horizon est dégagé, embarquement immédiat sur le rafio, c'est parti pour San Francisco...

Revenus sur terre, nous sommes tous dans le chariot de Pétula...

Puis, dans la poussière du circuit, nous prenons nos motos...

Pascal prendra même le vaisseau spacial du Capitaine Flam...

Mais où t'es Pascal ?... Pascal où t'es?...

Et Pascal est partout, sur les tables, sur les bancs... jusqu'à ce que les coups cadencés de Benjamin organisent le Paquito...

Un Paquito extraordinaire où les sauteurs arrivent au bout sans toucher le sol...

L'encadrement que nous faisons devient vite trop étroit et nous devons laisser libre cours à la progression...

Puis une incroyable mêlée s'organise au son du Vino avec une chorale spontanée pour le  refrain à la gloire de l'Aviron Bayonnais...

 

Ce n'est qu'un au revoir...

Les halogènes surpuissants du podium nous rappellent trop vite que la "Techno" doit prendre le relais...

Les prières n'y pourront rien...

C'est dans une ambiance portée à ébullition que nous laisserons la place à d'autres notes de musique...

Les jeunes du comité nous rejoignent bientôt extrêmement heureux de notre prestation...

Malgré une demande appuyée, nous serons désolés de ne pouvoir honorer un rendez-vous de septembre ...

Seule, la demande d'une jeune et jolie présidente du village tout proche pourrait être sérieusement  envisagée...

Quant à Salles, nous faisons la promesse de revenir...

Nous laissons tous ces jeunes avec un sérieux gôut de revenez-y...

 

L'Hers Mort, quel drôle de nom !...

Roule rivière, va mourrir si tu le veux

Je sais que Garonne te tarde

Mais tous ces jeunes qui te regardent

Ne veulent pas devenir vieux...


A bientôt

Gégé

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