Saint Pierre de Rivière: Une sortie qui réchauffe...

publié le 21 juin 2019 à 01:03 par Banda Bomberos de Ganac

Après une matinée "Ecossaise" où il nous fallut polaires et parkas pour éviter le rinçage complet de nos bonnes intentions, nous sommes attendus à Saint Pierre de Rivière, à portée de notes de Ganac, pour le feu de la Saint Jean, célébration coutumière de l'arrivée de l'été…

Nous nous retrouvons sur la grande place occupée, une fois n'est pas coutume par un immense brandon, non donné à l'amoncellement de bois et du fût haut d'une bonne dizaine de mètres, destinés à l'embrasement une fois la nuit tombée...

De près, le tas de bois semble respecter une construction précise pour permettre la bonne circulation de l'air. Des coins maintiennent la flèche éclatée pour un meilleur passage des flammes alimentées, à leur tour, par un produit pétrolier dont l'odeur âcre nous est régulièrement renvoyée par un très léger courant d'air...

J'imagine facilement le dépositaire de la technique qui perpétue son savoir faire à travers les fêtes comme celle çi...

A gauche l'orchestre "Acropole" en plein réglage son...

A droite, la buvette et la télé...

Ce soir nous aurons une concurente redoutable: la finale du top 14 avec un fan club du Stade Toulousain bien décidé à soutenir les Ariègeois de l'équipe... Nous voilà avertis...

Sauf coupure de courant, il va être difficile de reconnaître des visages...

Indifférents à ce tropisme médiatique quelques inconditionnels nous manifestent leur soutien et très vite l'espace se partage un deux clans inégaux et dos à dos, les "debouts" à l'est et les "assis" à l'ouest...

En l'absence de Claude, Yves, comme ce matin, se charge de gérer les énergies des 19 bomberos, fièrement dotés de leur nouvelles chemisettes que l'on devine à peine à cause des petits 17 degrés de la soirée...C'est le baptème du feu pour Mathys et sa cornemuse.

Nous espèrons que ce sonneur remaquable grandira avec nous, servi par un répertoire singulier que nous allons lui trouver...

Dès les premières mesures, le ton est donné. La précision est là. Tout passe...

Placés autour de Lionel, nous sommes attentifs à chacun... Nous en oublions presque l'environnement, je dis presque, car il nous est impossible de rester insensibles aux sympathiques encouragements des "assis"...

La variété du répertoire induit des improvisations d'une très haute qualité...Chapeau et respect à nos solistes où tous les pupîtres sont honorés...Votre jeu cloue le bec aux sceptiques...

Il semblerait que la mi-temps du match, et un score de 11 points pour les rouges et noirs redonnent de l'intérêt à notre prestation...

Quelques repantis demandent du chant, du traditionnel...

Sans états d'âme, des choix judicieux se font de suite, quitte à les rejouer plus tard, dans l'euphorie d'un match gagné...Vous en voulez du basque, du Nadau, du disco?...

C'est mieux que la pub non?...

Stratége confirmé, notre chef ne siffle notre pause que quand celle du Stade de France est terminée...

Il était temps...Pris dans l'ambiance, nous avons oublié que nos lèvres étaient des muscles à ménager...

Montre en main et contrat en tête, notre président borde la pause avec une précision militaire... La buvette n'est pas saturée, nous avons tous notre ticket conso, donc, pour l'instant aucune raison de déraper...

Là, un oeil sur le score, içi, une oreille attentive, puis un gobelet qui arrive enfin, bref, tout ce qui contribue à sortir du chaudron est bon à prendre surtout quand c'est du positif... Question positif, nous avons la merveilleuse surprise de revoir Anaïs, Jérémy et leur petite Lison...

Quel plaisir de retrouver nos jeunes musiciens qui se sont connus à Argelès Cazost en 2014 au festival Muchas Bandas où nous étions...Merveilleuse photo souvenir avec Lison, 4 mois, qui fait le buzz auprès des anciens maintenant obligés d'écourter cette belle rencontre pour retrouver le restant de la troupe pour la dernière partie de l'animation...

Après l'effet vitamine C de cette pause nous reprennons l'aubade avec une pêche d'enfer...

Yves nous emmène dans toutes les directions souvent au grand dam du classement de nos partitions... Nous avons un tel plaisir à jouer que nous enchaînons avec une surprenante décontraction... Les morceaux "haute voltige" sont abordés avec un culot jamais atteint... J'ai vu le moment où l"Apothéosis" et le "Génération désenchantée", morceaux techniques et piègeux, allaient être repris en boucle...

Maintenant c'est nous qui orientons Yves...

Les espaces sont immédiatement comblés par les impros jusqu'à Emilie, puis l'Encantado... Tantôt cornemuse, tantôt bombarde, on ne perd jamais Mathys...

La nuit tombe vite et c'est à la lueur de nos loupiotes que nous lançons le célèbre "Refuge" et sa partie chantée, interprétée intégralement, sous la douce couverture de notre Saint Gironnais de service...

Le Paquitto revient, relancé deux fois en préparation de l'incontournable Vino Griego...

Puis, le match terminé, nous nous tournons tous vers les heureux supporters pour une Pitxurie mémorable... C'est sur ce basque que nous prenons congé...

Prévenant, le comité des fêtes nous invite à passer à table pour un repas de bonne facture que nous dégustons dehors, au son de l'orchestre et devant le spectacle impressionnant du feu de la Saint-Jean aux flammes bleutées et au panache de poussières incandescentes...

Soirée réussie, soirée référence à renouveller très vite içi ou ailleurs, avec ou sans feu...

Question feu, nous connaissons...


A samedi pour un retour dans le Couserans...


Gégé




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