Saint-Jean-de-verges: Ala santé de Victor et Mattéo...

publié le 3 févr. 2017 à 06:23 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 3 févr. 2017 à 06:39 ]

Ce samedi 21 janvier, le soleil n’était bénéfique qu’aux signes du zodiaque…

Les experts nous apprennent en effet que l’astre vient de traverser un nouveau signe et donc, aujourd’hui, seul le zodiaque sera réchauffé…

Quant-à nous, frigorifiés, nous nous accommodons d’une épaisse couche de nuages qui plaque au sol une température glaciale …

Nous oublierons très vite ces conditions climatiques de saison pour nous retrouver dans la petite salle des fêtes de Saint Jean de Verges, où, parents et amis s’apprêtent à fêter l’anniversaire d’un papa et de son fils, nés le même jour avec trente ans d’écart…

Vous avez dit renouveau ?...

L’année 2016 s’est terminée en apothéose sur un concert de Noël qui fût, pour beaucoup, une de nos meilleures prestations…

Une belle occasion pour présenter nos nouvelles recrues aux qualités musicales exceptionnelles et qui, malgré très peu de répétitions, nous ont permis de partager la magie de Noël avec beaucoup d’émotion dans la petite église de Ganac…

De jour en jour, ces nouveaux passionnés, participent au renouveau du groupe à des pupitres majeurs…

C’est dans cette dynamique que nous démarrons cette nouvelle année, avec un appétit de fauves et un cœur gros comme ça !...

Saint Jean de Verges, salle des fêtes, euh !...19heures 30 …

Un conseil d’administration studieux nous a retenus au bureau au-delà des limites imposées…

Ne sachant pas très bien où se situe la salle des fêtes, nous choisissons de suivre notre président avec la crainte que les aléas de la circulation fuxéenne nous séparent et qu’au final, nous nous en remettions au satellite…

C’est donc les yeux rivés sur l’arrière de la C3 que nous commençons un périple impressionnant à travers la ville, dans des rues d’une étroitesse telle que je me demande comment les voitures ont encore des rétroviseurs… Chaque rue me semble une nasse, mais, pour l’instant encore, j’oublie mon carrossier…

Heureusement la perspicacité de Lionel me redonne confiance dans les totales capacités du «Citroëniste » qui est devant… « Nous allons récupérer Nicolas ! » … Ouf !! D’accord, mais ne relâchons pas !...

Plus tard, la sortie de ville ne présente plus vraiment d’intérêts à l’exception de cette vue magnifique du château qui chaque fois me prend aux tripes, moi, Ariègeois de la plaine…

Nous rejoignons enfin le restant de la troupe déjà à pied d’œuvre, bien au chaud, dans l’espace qui nous est réservé, près du Disque Jockey qui nous succèdera et qui, pour l’instant, diffuse une agréable musique d’ambiance juste le temps de notre préparation, rendue ce soir plus contraignante par la mise en place de l’imposante et magnifique batterie de Lionel…

De part et d’autre, dressés en guise de tables, des tonneaux noirs limitent l’espace…

Jacques et son hélicon suscitent la curiosité des petits…

Comment peut-on faire de la musique avec un tournesol de cette taille ?...

« Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer… »

La cacophonie habituelle précède les débats…

Un clarinettiste, toujours sous tension, tentera ce soir de canaliser les énergies …

L’image du groupe, organisé de part et d’autre de notre batteur et de son étincelante batterie pourrait bien, désormais, devenir notre passeport publicitaire… 

Tous les pupitres sont représentés, prêts à parcourir un programme qui poussera régulièrement les invités à participer activement à la fête…

Au fur et à mesure, le doute quitte les plus petits qui regardent, médusés, cet instrument qui dépasse tout le monde d’où sortent des « poms!... poms !...» réguliers, tellement nécessaires à l’harmonie, tout comme son lointain cousin, à coulisse celui là, maitrisé à merveille par Maxence dans des va-et-vient précis et ponctués …

Nos trompettistes rivalisent de talent sous le jeu sécurisant de notre soprano préféré…

A l’instar de notre monsieur loyal, nos nouveaux compagnons rentrent dans la lumière avec un plaisir non dissimulé…

Non aux économies d’énergies…

C’est avec « l’incendie à Rio » que nous allumons les premières brindilles et en parfaits Bomberos pyromanes nous soufflerons en permanence et en toute impunité sur des braises qui ne blanchiront jamais…

Marches, passos, valses, traditionnel ou disco, refrains chantés, morceaux dansés… tout s’embrase très vite…

Notre batteur se déchaîne sur des improvisations caractéristiques…

Puis arrive le célébrissime « Copains d’abord », moment privilégié pour nos électrons libres qui débouchera obligatoirement sur le « Joyeux Anniversaire… » dédié au papa Victor et à son fils Mattéo, repris à tue-tête par la salle conquise…

Juste le temps de ré-humecter nos papilles par quelques élixirs soigneusement choisis par nos hôtes et nous voilà repartis pour l’ultime ligne droite…

Vers un final garanti « pur Basque »…

Embarquement immédiat et plein vent sur San Franscisco…

On tangue !...On chante !...On lève les bras !...On sautille!...On rechante !...On s’éponge !...Puis le vent se calme et les choppes se vident…

Malgré le vent, nous ouvrons de nouvelles voies…

La famille en redemande…

Un nouveau passo remplit le confetti qui nous sert de piste de danse…

Arrivent enfin les premiers tempos lourdement appuyés par notre hélicon attitré…

Une sorte d’appel, un peu comme avant, quand l’orchestre appelait les danseurs du quadrille, pour la fête de Villeneuve, LE village du quadrille, réputé partout à la ronde…

Pas besoin de longs discours ni d’invitation particulière…

Le tempo du ralliement produit ses effets…

Pour nous, Bomberos, c’est le tocsin…

Les gens s’écartent…Les petits devant, pour ne rien manquer…

Le sol est rapidement examiné mais tant pis pour le costard !... Trop fort!...

Assis en chevron et bras levés les plus costauds attendent les premiers voltigeurs…

Car il s’agit bien de voltige…D’abord les petits, soutenus de part et d’autre, découvrent la joie de l’apesanteur…Puis les grands et, surprise, une bien jolie maman qui brave tous les dangers avec un saut de l’ange déterminé sur des mains hospitalières…

Croyez-moi, il y a de l’entrainement là-dessous !...

On en redemande !... Eux aussi !... Nous reprenons en boucle ce « Vino » inoubliable…

Notre participation s’achève dans cette ambiance bonne enfant où tout le monde a eu sa part de bonheur…

Ultime satisfaction pour moi quand la maman en question, celle qui planait tout à l’heure, m’a tendu la récompense méritée avec un beau sourire et un immense merci à partager avec vous tous…

C’est ça, aussi, être trésorier !...

Ces remerciements donnent le ton pour la saison qui s’annonce…

Ils couronnent une composition harmonieuse, avec de nouveaux appuis, certes à rôder mais enfin et surtout, avec matière à projection encourageante…

A très bientôt, amis, avec toujours autant d’envie, pour une répétition d’enfer…

Gégé




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