Muchas Bandas rendraient heureux les plus grincheux !

publié le 9 août 2013 à 01:08 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 18 sept. 2013 à 10:27 ]
A l’occasion de son festival de bandas, Argelès nous reçoit, une fois de plus, dans ce paysage magnifique que sont les Pyrénées centrales, grandes sœurs de nos montagnes ariégeoises…

Pendant deux jours nous serons au pays de Pascal et de Karine…

Les nombreux détails et précisions apportés tout au long de la semaine par notre Pyrénéen, auront été la preuve incontestable d’une très grande impatience et d’une saine excitation de nous recevoir, pour cet évènement, en terre familiale …

Il est aux alentours de 6 heures ce samedi matin, quand les premiers Bomberos se présentent au rendez vous…

Nous sommes au cœur de l’été, la journée s’annonce chaude après le  grand coup de vent  de la veille…

Cet épisode venteux a laissé beaucoup de débris sur la route …

Je vais vite constater qu’il n’y a pas que sur la route que ce sacré vent a laissé des traces…

L’autan, le vent des fous, va être fidèle à sa réputation …

Je peux comprendre la folie mais j’avoue une aversion complète pour la connerie…

Comme les germes de la connerie sont encore très inconnus de nos jours malgré les progrès de la médecine, il est possible que je sois moi-même con-taminé…

En tous cas, je dédie cette pensée, hautement philosophique, aux handicapés de la tolérance, qui

râlent sur tout et sur tout le monde et que le moindre dérapage acoustique, à l’heure du laitier, semble perturber irrémédiablement …

Cher monsieur  Brassens, si vous saviez comme j’ai  envie de chanter à tue-tête :


« …Vous les cons âgés, les cons usagés, les vieux cons

Qui, confessez-le prenez les petits bleus pour des cons

Méditez l’impartial message d’un qui balance entre deux âges :

Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con... »

 

Ce préchauffage inattendu, améliore considérablement le rendement de nos diesels pour la journée…

Le voyage nous semble supersonique et c’est avec un ravissement non dissimulé que nous retrouvons nos Argelésiens, autour d’un copieux barbecue où, une fois encore, nous devinons la patte de notre préposé aux babines…

Nous savourons sans modération l’accueil qui nous est réservé …

J’ai l’impression qu’il n’y a qu’un seul Pascal dans la vallée…

Que ce soit en surface ou sous terre, l’homme est ici chez lui…

Et c’est précisément après la visite des magnifiques grottes de Bétharram que nous assurons, avec deux autres bandas, le préambule du festival, sorte de répétition générale élargie, au grand bonheur d’un public réceptif…

Réunis autour de la même bodega, nous alignons à tour de rôle un répertoire considérable…

Puis, dans un bœuf grandiose, nous reprenons ensembles des thèmes archi connus lancés à la sauvette par les premiers décidés…

L’éventail est tel que, pour finir, un « haka » du tonnerre de Brest est improvisé au centre du rassemblement avec bien sûr des costauds, mais aussi avec Nanie venue apporter, avec fougue et passion, la seule touche féminine à cette mise en scène…Bravo à notre guerrière !

Plus tard, le tatami du dojo, certes confortable mais tatami avant tout, nous fait prendre conscience de l’état réel de nos colonnes vertébrales…

Comme toujours, la nouvelle génération de musiciens n’a pas tout à fait les mêmes réglages que celle d’avant…

Dimanche, dix heures.  Pour nous, Bomberos, la journée se déclinera en deux parties…

Nous nous présentons le matin en liquette rouge…

L’entourage est très musical…Les bandas attendues sont toutes là, effectifs complets, toutes en piste, pour un tour de chauffe dépourvu de pool position…

Pas de compétition aujourd’hui, uniquement l’envie et un cœur gros comme ça…

Les discours des officiels me paraissent pour une fois sincères…

Ils précèdent l’ouverture des réjouissances symbolisée par la remise des clefs de la ville aux musiciens…

Christine, grande coordinatrice du festival, confie à notre Pascal la direction du Vino Griego géant, premier regroupement musical de la journée…

Il y en aura un autre, en clôture, toujours sous empreinte pascalienne…

Nous alternons nos prestations en respectant scrupuleusement les consignes des accompagnateurs…

Pas évident de placer douze bandas sans interférence…

Nous réservons un bon moment aux pensionnaires de la maison de retraite qui méritent eux aussi les joyeux échos des festivaliers…Un répertoire choisi pour l’occasion fait mouche incontestablement…

Nous déjeunons sur le pouce et rejoignons rapidement le local où a été entreposé le matériel de gala…

Nous voilà prêts pour un après midi mémorable…

Nos sapeurs Alain, Manu, Pat et Vincent font merveille…Avec cette chaleur, personne ne se plaint des rafraîchissements saccadés de leur pompe…Ici, pas de grincheux

Notre défilé s’effectue toujours selon une feuille de route précise.

Les aubades sont minutées et réparties géographiquement, pour une appréciation la plus large possible…

A une de nos stations un petit bonhomme nous rejoint, en tenue complète de festayre…

Le bambin doit avoir cinq ou six ans…

Il s’appelle Elian, comme le célèbre musicien et son orchestre éponyme, le fameux Jack Elian, un sacré clin d’œil n’est-il pas ?  

Tout de blanc vêtu, petites chaussures blanches, bandana noir et béret noir sur sa tête blonde, le fameux verre des bandas pendu autour du coup, il tient une trompette, une vraie, de taille normale, avec  laquelle il joue sans tricher… Plus tard ses parents me confiront qu’il n’avait pas voulu d’instrument à sa taille et qu’il avait imposé une trompette de grands…

Sans la moindre appréhension, il se positionne au centre du cercle que nous formons et, tourné vers le public, il joue, comme nous, nous donnant une troublante impression de maîtriser, de tête, les morceaux présentés…

Quand l’instrument quitte sa bouche, un petit rond rouge, signe d’une véritable pression, apparaît sur ses lèvres tuméfiées…

Le temps d’une courte respiration, Michel le coiffe de son casque de pompier…

Magnifique, pendant un moment hélas trop court, nous venions de trouver notre mascotte...

C’est dans des moments comme ceux là que naissent les vocations…

 

Il est 19 heures.

Comme tous les participants nous recevons une magnifique plaque commémorative du festival…

C’est aussi le moment pour Christine de recevoir le traditionnel arrosage de la part de nos valeureux pompiers…

Un bravo tout spécial à nos sapeurs qui ont su donner et surtout maintenir l’ambiance festive caractéristique de nos déplacements de gala, durant tout cet après midi de plomb…

Place maintenant au Paquito géant, sous direction ariégeoise…

Un impressionnant cordon humain se forme sur trois rangées…Le morceau débute dans le tempo imposé par notre chef, et alors que nos pompiers accompagnent en les soulageant les nombreux candidats au voyage, nous quittons cette magnifique ville attractive en nous faisant la promesse de revenir l’année prochaine…

Muchas gracias aux muchas bandas.

Gégé, beaucoup plus en colère qu’il n’y paraît !

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