Marie et Jean-Dominique : Le grand jour…

publié le 20 juin 2018 à 15:04 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 24 juin 2018 à 12:57 ]

Nous terminons cette journée, largement consacrée à la musique, dans le cadre fastueux du château de Mousens, à la limite de la Haute Garonne et de l’Ariège, pour animer l’apéritif du mariage de Marie et Jean-Dominique, unis pour le meilleur et pour le pire depuis le milieu de l’après-midi…

 

Avec ses deux tours  et son imposante bâtisse surmontée de larges et régulières arcades, Mousens est posé sur un écrin de verdure magnifique…

Un vaste parc, aux arbres centenaires, descend doucement vers un immense parking enherbé, délimité par de larges allées de gravier rouge…C’est par le parking que l’on accède au château et la découverte que l’on fait est alors saisissante …

 

Une mise en place sous contrôle…

 

Le vaste tapis de verdure que nous découvrons a des allures de terrain de golf tondu au millimètre…

Au fond, près de la salle de réception, une magnifique Coccinelle rouge, aux roues bicolores, capote blanche repliée, décorée pour l’occasion nous rappelle les voitures de collection du matin, à Seix…

Cette fin de journée est tout-à-fait propice à une réception en plein air…

La présence de longues tables, déjà bien garnies et autour desquelles se regroupent les invités, doit vite confirmer le décor naturel de la réception…

Le jeune couple vient nous saluer…

Madame dans une magnifique robe blanche qui caresse doucement le tapis verdoyant, monsieur, en tenue militaire d’apparat du Service de Santé des Armées…

Notre président semble avoir retiré de ce court échange quelques précieux détails de placement et suggère, conquérant, de faire comme bon nous semble…

Bien !... Nous éviterons donc tous les endroits sans rapport avec la cérémonie pour évoluer sur un petit coin de verdure où le rouge et le noir de nos tenues vont souligner à merveille les teintes multicolores de l’assistance…

 

Le placement de notre batterie, puis dans la foulée, quelques notes lancées sans contraintes, plus pour se rassurer que pour s’accorder vraiment, détournent subitement de leurs jeux, de petits jumeaux, qui, perplexes, découvrent avec curiosité la mystérieuse préparation du groupe avant un départ chaud-brulant…

Nous verrons souvent ces petits autour de nous, toujours sous la surveillance discrète d’une jeune et jolie maman, heureuse de l’exceptionnel intérêt que nous accorde sa jeune progéniture…

 

Le théâtre de verdure…

 

Nous sommes de suite surpris par l’excellente acoustique des lieux… Le bâtiment d’un côté puis les arbres de part et d’autre constituent  un studio naturel étonnant…

Nous entamons donc l’animation dans d’excellentes conditions de restitution…

Après avoir retrouvé les tuyaux et la grande échelle, nous louons ce petit coin de France où le vent d’Espagne vient rafraîchir les soirées que l’on voudrait sans fin... De retour d’un concert philarmonique, quatre de nos amis musiciens nous rejoignent, l’air réjouit d’un travail bien fait.

 

Nous sommes donc au complet ; une équipe de choc, décidée à mettre le feu et surtout à ne pas l’éteindre…

Le premier carnet est déjà est terminé…

Notre président siffle la récréation avec 6 minutes 30 de repos, à combler de préférence du côté de la table des grands…

Un cuisinier toqué, expert dans le maniement du couteau, termine le désossage d’un jambon de Bayonne par de petites et fines tranches qu’il dépose délicatement  sur des médaillons de pain grillé à peine plus gros qu’une pièce de monnaie…

Il semblerait que l’offre ait du mal à satisfaire la demande…

Je ne vois aucun plan B et les 6 minutes 30 passent à la vitesse d’un casse croûte de transhumance…

Sans blaguer, serions-nous damnés ???...

 

Une troupe musicale pour les tourtereaux…

 

De brefs échanges avec les invités exigent quelques adaptations…

Nous avons les moyens de satisfaire les demandes les plus exigeantes…Même le classique, mais une autre fois !...

 

Alors que sa fille profite de l’instant présent en organisant une multitude de séances photos, le papa dubitatif, nous demande l’Incantada…

Nous dissipons ses doutes et l’assurons que Nadau  est bien de la fête…

Nous ne pouvons pas laisser un père dans cet état… En trois coups de cuillère à pots, le « patapin, patapon » est sur toutes les lèvres…Le refrain cadencé doit s’entendre à Auterive…

Nous avons même les honneurs du propriétaire venu là, peut-être en éventuel commanditaire…

 

Nous poursuivons avec le lion, notre série disco, et nos passos qui, récompense suprême, transforme spontanément cet immense billard en une piste de danse très convoitée…

 

Après une nouvelle et courte interruption, encore plus courte que la première, force et de constater que les miettes sont vraiment minuscules et réservées aux petits oiseaux… Heureusement le champagne, servi à discrétion, est sublime…

 

On nous annonce un petit spectacle offert par les amis des mariés…La chorégraphie sur des airs de discothèque déclenche un tonnerre d’applaudissements…

Sensibles et réactifs nous n’en oublions pas, pour autant, le dernière partie de notre animation…

Nous finirons avec « Les copains d’abord », une nouvelle fois l’Incantada et, enfin, le Vino griego…

Le groupe entier lance les  « copains » avant de laisser chaque musicien ou chaque pupitre improviser à sa manière…

La tâche n’est pas aisée. Elle requiert une grande technicité et ce brin de folie qu’impose une impro…

A ce jeu, nous assistons ce soir, à un exercice de haut vol de la part de nos trompettistes…Spontanément, cette fois, c’est Nicolas qui s’y colle et c’est du gros, du très gros…Bravo à tous…

 

Il est temps pour moi d’assurer la pérennité financière du groupe…C’est en compagnie du  président que je m’apprête à taper quelque fond de poche…

La mariée, toute désignée, nous dirige vers sa maman, responsable des comptes de campagne, en  nous demandant avec insistance un dernier morceau, justement pour sa maman…

Nous n’allions pas nous fâcher, c’est important une maman…

 

Les amis s’attendaient à ce sympathique rappel et unanimement, c’est  « Emilie » que nous offrons à notre banquière d’un soir…

Ce dernier morceau, en guise de remerciement, va créer une vague de joie et de sympathie rarement constatée dans nos sorties…

Touchés par cette ambiance de feu, nous reprenons le refrain en boucle au grand bonheur de nos hôtes…

 

Nous laissons les mariés et leurs invités sur une drôle d’invitation qui nous sera hélas étrangère : «  Les amis, à table !... »

 

                                                                                                                                                             

Courage, le régime se termine samedi à La Bastide de Sérou…

 

Gégé

 

                                                                                                                                                           

 

 

 

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