Les Bomberos au pays du petit cheval noir

publié le 29 juil. 2014 à 04:55 par Banda Bomberos de Ganac

En ce dimanche 20 juillet, Mérens les Vals va nous donner l’occasion de présenter, pour sa fête annuelle, un programme éclectique pour les musiciens de rue que nous sommes…

 

Face à l’intérêt que suscite le Pas de la Case, nous décidons d’anticiper les aléas de la circulation et de fixer le rendez-vous sur place, à 9heures15…

 

Nous animerons la messe, puis, en défilé, nous rendrons hommage aux disparus de la commune durant les derniers grands conflits et enfin nous animerons l’apéritif offert par le comité des fêtes, avec un répertoire qui nous est plus familier…

 

Eclectique, vous ai-je dit ?...

 

Contrairement à nos craintes, le trajet s’effectue sous un plafond très bas mais avec une excellente fluidité…

A cette heure, le village nous paraît étrangement tranquille, surtout pour un dimanche de fête, au point de douter de l’exactitude de la date…

Nos doutes s’estompent rapidement au contact d’une très gentille et très accueillante Mérengoise qui nous informe que la nuit fut courte après les réjouissances tardives de la veille et que ceci tendrait à expliquer cela…

 

Très largement convaincus, nous nous dirigeons vers l’église pour caler deux ou trois détails par une ultime répétition, laissant ainsi aux villageois le temps nécessaire à une récupération méritée…

 

Le problème est que la massive porte de l’église est verrouillée…

 

Heureusement que la belle n’avait pas encore pris la poudre d’escampette au volant de sa voiture…

Toujours très gentiment, notre  chargée en communication  décide que dorénavant, c’est son monsieur qui nous servira de guide…

 

Dans la même foulée, nous apprenons que c’est le Maire qui a la clé de l’édifice, que le Maire serait en partance pour valider la dernière poussée de cèpes dans les forêts environnantes et enfin, que le seul troquet où pourrait nous être servi un bon café réparateur serait à…Ax les Thermes…

 

Oh le coup !...

Les anciens chancellent… Les plus jeunes consultent leur messagerie, impassibles…

 

Mais le monsieur en question arrive enfin, avec les mêmes qualités relationnelles que sa douce …

 

Cependant, puisque lui va nous offrir le café, service compris, je dirais que sur le coup, l’avantage est largement masculin…

En outre, je ne pourrai jamais vérifier que c’est la proximité de l’église qui provoqua le second miracle avec l’arrivée de monsieur le Maire en tenue kaki, la même couleur que les blindés de l’armée de terre, avec une énorme clé dans la main…

Pas de doutes, seule la porte de l’église pouvait avaler ce type de verrou…

 

A partir de cet instant tout s’enchaine sous les meilleurs hospices…

Dans cette église sobre, allégée de toutes bondieuseries ostentatoires, nous offrons aux paroissiens un répertoire extrêmement soigné suffisamment dosé en terme de son, alerte ou modéré selon l’avancement de l’office…

 

Autour de Pascal, nous concluons l’hommage  aux anciens par une remarquable Marseillaise …

 

Pourtant interprété en boucle, « Mondragon » est décidément trop court pour arriver jusqu’au chapiteau de toile que nous distinguons sur le parking de la gare…

Nous longeons le cimetière sur l’air de «  Adelita », sans nous poser de trop lourdes questions sur la qualité de l’auditoire …

La dernière épreuve physique, tirée tout droit de Koh Lanta, consiste à traverser  la voie ferrée et son parapet de protection avec le chariot batterie,  pour rejoindre enfin le chapiteau où nous attend un copieux apéritif  que nous apprécierons une fois l’accompagnement musical terminé …

 

Il est plus de 14 heures. Colette nous suggère de déjeuner ensemble à Ax.

L’idée déclenche l’approbation unanime et c’est sur cette perspective conviviale que nous quittons Mérens, convaincus d’avoir crée les bases de futures prestations en haute Ariège…

 

Malgré l’heure tardive pour déjeuner, la station thermale, très fréquentée en cette saison, nous permet de trouver très vite un lieu accueillant pour nos organismes anormalement délaissés…

 

Apparemment Gégé a une très bonne adresse…

Question nourriture je proclame que Gégé est notre référence…

Heureux les restaurateurs qu’il cautionne et malheur aux autres, car, pour le coup, l’homme est intransigeant…

C’est donc autour d’appétissantes entrecôtes entourées de frites maison, validées par notre expert, que nous entamons, entre copains, un précieux moment d’amitié que l’on aurait voulu prolonger longtemps…

 

A vendredi, pour un bref retour au bercail.

 

Gégé

 

 

 

   

 

 

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