La ballade des gens heureux

publié le 19 juil. 2013 à 14:28 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 25 juil. 2013 à 12:45 ]
La cérémonie…

Enfin, nous y voilà.

Samedi 13 juillet 2013, vallée de la Barguillère, joyau des Pyrénées ariégeoises, les deux cloches restaurées du campanile de Ganac, appellent, à grandes volées, nos deux amoureux et leur escorte de parents et d’amis à ouvrir la page religieuse de leur union dans la petite église du village…

Auparavant,  le premier magistrat du village, notre ami Pierre, heureux tonton de Virginie, flanqué de son adjoint, Jean Claude, heureux papa de Serge, tous les deux ceints de leur écharpe tricolore, ont rappelé, devant témoins, les obligations citoyennes des candidats au mariage…

Pour l’occasion, nous assurons, depuis la tribune de l’église, l’accompagnement musical de la cérémonie sur des airs choisis par les mariés…

Cet instant est pour nous l’aboutissement d’une longue préparation, durant laquelle nous avons abordé un nouveau style de musique, pas forcément évident pour tous mais où chacun s’est investi avec détermination sous la direction experte de Jeannou…

Nous mettons un point d’honneur à restituer les œuvres retenues dans les meilleures conditions possibles…

Le bonheur ressenti par l’assistance monte jusqu’à nous…

Tout se passe comme nous l’avions imaginé…

Les ponctuations  musicales s’intercalent  à merveille avec l’office jusqu’à ce que la marche finale, technique et alerte, vienne clôturer cette merveilleuse cérémonie…

Karine, Colette, Stéphanie, Gégé, Jeannou, Jean-Pierre, Jérémy, Pascal, Michel, Richard, Rémy et toi Sylvain, je suis fier de vous avoir accompagnés.

 

L’apéritif…

Après une longue séance de photos sous une pluie de pétales, et après avoir reçu les premières bises de madame Sannac, le cortège s’ébranle bruyamment derrière la magnifique 2cv du papa, remarquablement restaurée, véritable carrosse royal pour nos amoureux...

Direction Brassac où nous sommes attendus au château, pour l’apéritif que nous allons animer dans un registre plus léger…

Nous recevons avec émotion et toujours avec beaucoup d’humilité les félicitations des uns et des autres…

Détendus, nous profitons de la magie du moment…

C’est dans cette ambiance très particulière que nous allons envoyer nos premiers morceaux…

Les réactions sont excellentes... Nous intéressons même les  tout-petits…

Une ravissante petite Océane, véritable poupée dans sa robe bleu, blanc, rouge, se prête spontanément à la séance des bisous et cherche, hésitante, la bonne cadence à imposer à ses petits pieds… De petites tresses, que probablement seule une mamy sait faire, soulignent de magnifiques cheveux noirs… Il doit y avoir par là un papa heureux…

Mamy Nani assure le «ravitaillement en vol» des musiciens en distribuant la becquée avec  de délicieux canapés. Personnellement je la trouve très préoccupée par notre taux de glycémie … « Pourvu qu’ils tiennent le coup se dit-elle !!! »

Arrive enfin une véritable  pause durant laquelle nous pouvons la rassurer sur nos capacités de résistance...

Un délicieux breuvage servi à la louche me surprend par ses qualités.

Stupéfait, j’imagine à son actif des vertus localement réconfortantes que je confie à Anne Marie. Admirative, elle me promet de vérifier illico, gobelet en main, si ces coquineries sont  ressenties par son Christian de mari…

Malgré la très haute considération que nous réservons au buffet, l’animation repart de  plus belle…

Roland nous a rejoint… Batteur talentueux,  il a repris les baguettes le temps d’un morceau qu’il affectionne particulièrement… Le bougre ! Il n’a rien perdu !...

Quelques gouttes viennent semer l’inquiétude pour la suite de la soirée…

Même pas peur !!!

Un immense tilleul protecteur rassure tout le monde… La fête peut continuer…

Nous arrivons aux inévitables, aux incontournables Vino et Paquito...

Nous commençons par le Vino qui conditionne inéluctablement le second…

Nous nous attardons volontairement sur l’entame, le temps aussi pour Jean Charles d’intégrer le cercle…

Serge, impatient, tâte le sol et finit par désigner un carré d’herbe comme théâtre des opérations…

Après les précautions obligatoires pour ne pas abîmer sa robe magnifique, Virginie s’assoie la première suivie de quelques courageux…

Les jambes dissimulées sous sa robe sont écartées et prêtes à serrer un autre candidat… Roland, encore lui, est ce candidat…

Soucieux de préserver la netteté de son pantalon, il se bloque instinctivement entre les gambettes de la belle en position fœtale...

A cet instant, la robe beige de Virginie l’enveloppe complètement comme s’il se trouvait dans un écrin douillet… Il ne manquait plus que la sucette et le doudou… Sur le coup je le soupçonne de profiter de la situation et de réclamer le Paquito en boucle…

Si  quelqu’un a capté cet instant, j’achète !! 

Peu de temps après, les mariés se trouveront  à leur tour en apesanteur sur le joyeux mille-pattes.  Confiant de la qualité du support, Jean-Claude terminera le spectacle par un magnifique et insouciant saut de l’ange effectué avec élan…

Malgré la beauté du mouvement, il n’y aura pas de rappel…

Le temps passe trop vite et nous comprenons qu’à cette heure tardive les estomacs réclament…

Nous clôturons cette animation sur un ultime « les copains d’abord » qui n’a jamais aussi bien porté son nom…

Je n’oublie pas cependant que cette journée était aussi consacrée aux enfants de Serge et Virginie, Kélyan et sa petite sœur Nina qui devraient se souvenir longtemps de leur baptême.

Cet après midi inoubliable  aura été tellement fort pour moi, que la prestation appaméenne du lendemain, pourtant de qualité au milieu du corso fleuri et d’une foule considérable, me laisse dans une sécheresse troublante…

A très bientôt pour la fête du village.

Gégé

Comments