Détour en terre audoise

publié le 12 juil. 2013 à 13:31 par Banda Bomberos de Ganac
Nous revoilà à Villemoustaussou, près de Carcassonne, en pays Cabardès, pays du bon vin et de la Fête en majuscule.

Ici, la Fête a pour mission première de faire oublier la fraicheur que le vent, d’où qu’il vienne, décroche, malgré lui, de la Montagne Noire toute proche…

Comme sept autres bandas, nous participons une nouvelle fois aux Moustoussades, terme qui qualifie les grandes Fêtes du village.

Cette année encore le programme est de qualité. Outre le festival des bandas, les affiches mentionnent le talentueux orchestre René Coll, qui reviendra au pays pour un soir.

Le village fait un rond                                                                                                                           

Telle est la première vision que l’on a du village qui, de fait, ne peut ignorer son passé fortifié.

Dans notre tenue de gala, nous nous présentons en formation presque complète, derrière nos vaillants sapeurs et leur célèbre pompe à bras.

Nous apprécions le retour de Jean-Charles qui assurera, à la mailloche, la partie cadencée de nos  partitions. Ce soir, Jean-Claude et Simone prêtent main forte, lui à la manœuvre, directement au contact de l’incendie, elle, plus raisonnable, à la traduction chorégraphique de nos notes de musiques.

Bon sang ne saurait mentir !

Il faut bien que Serge ait de qui tenir !

Nous empruntons la rue « en rond », en sixième position, sous la vigilante attention d’un organisateur visiblement connaisseur, puisque, trompette en main, il n’hésitera pas à pousser la note à nos côtés.

Au demeurant, le musicien aura, à mes yeux, largement dépassé son quota d’encouragements féminins…

Soyez rassurées, mesdames, bientôt Saint-Gironnais, il devrait intégrer les Bomberos très prochainement…

Les enchainements musicaux avec les autres bandas semblent tout à fait acceptables…

Au village rond, il peut faire rrrron…rrrron …

Le défilé bat son plein. Tout se déroule comme prévu. Nous sommes  pour l’instant  en plein  dans les recommandations de notre chef pour qui ce rendez doit confirmer les impressions élogieuses et prometteuses de l’année dernière… Du coup nous accordons beaucoup d’intérêt au challenge…

Notre Loli trouve une nouvelle copine de paso, apparemment enchantée par la conduite experte de notre amie et très contrariée que l’envoûtement prenne fin… Hélas tout le monde ne semble pas partager avec la même intensité les va-et-vient du couple éphémère...

Avachi sur une frêle chaise de camping, un fêtard imbibé, dort profondément…

Le manque d’attroupement autour de lui exclu toute forme de danger… Rassurés, cette situation nous amuse franchement.

Le type dort, complètement sourd aux intonations des bandas qui le croisent et qui, devant le spectacle, oublient volontairement les nuances de leurs partitions et en profitent pour rivaliser avec les tocsins les plus rassembleurs…

Au village rond, tout ne tourne pas forcément rond …

Après un rapide plateau repas, la seconde partie de la soirée est déjà là… Nous constatons avec une certaine amertume que le public est peu nombreux pour un samedi soir de fête où il n’y a vraiment pas de concurrence télévisuelle... L’horaire et la température sont pourtant idéaux…

De ce fait, notre carburant naturel ne va pas tarder à nous manquer…

La fête est exclusivement au pied du podium… Les huit bandas produisent  un spectacle digne d’intérêt, chacune avec sa personnalité…

Notre tour approche. Nous voilà regroupés autour de notre chef.  Les recommandations prodiguées dans le car reviennent aux esprits… La décision de ne présenter qu’un répertoire court et simple est rapidement prise et, en ordre, nous gravissons les marches du podium… Dans le même temps et après avoir rétabli le niveau de leur pompe auprès du camion citerne des vrais pompiers, présents sur le site à titre préventif,  nos amuseurs « chauffent » le public.

Nos morceaux s’enchainent… Nos sapeurs infligent au matériel une ronde impressionnante… De rapides jets, évidemment sans le moindre danger, visent en priorité les belles et les gazelles…

Et pendant que les pompiers détournent l’attention et nous volent la vedette, voilà que le lion se fait la malle…!    

Peu de temps après, comme au théâtre, nous saluons le public et encourageons la nouvelle troupe qui s’installe…

Juste le temps d’apprécier les premières notes de nos successeurs et  nous voilà dirigés vers une dernière bodega où le lion venait sans doute d’y faire son repas…

Il est très tôt, ce dimanche matin. Le lion, encore sur la digestion, laisse paraître quelques signes de fatigue.

La magie va-t-elle disparaître ?

Sur scène, nos amis belges clôturent le concert en nous offrant ce soir un véritable show de toute beauté… Quel répertoire !... Quelle musique !... Ils ne sont pas descendus pour rien !

Sans classement, les bandas reçoivent une médaille commémorative du festival puis l’organisateur nous invitent tous à conclure ce rassemblement par un mémorable final…

C’est sur un dernier Vino et un dernier Paquito interprétés par une foule multicolore de musiciens , casqués ou pas, que se termine ce rendez-vous 2013.

« Al cop que ven », pour de nouvelles émotions chez de célèbres « granhotièros ».

Gégé


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