Coussa ou le réveil des marmottes…

publié le 1 févr. 2018 à 02:34 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 17 févr. 2018 à 05:00 ]

Ce samedi 20 janvier, pluvieux et venteux à revendre, marque le démarrage de la saison 2018…

Les dernières répétitions n’ont  pas dégourdi complètement les phalanges mais c’est avec une impatiente et une gourmandise évidentes que nous rejoignons Coussa, petit village de la basse Ariège, pour fêter l’anniversaire de Frédéric, jeune papa de quarante ans, qui, de notoriété locale, ne répond et ne répondra désormais qu’à l’appel de Fredo…

 

Une charmante jeune femme nous accueille à l’entrée de la salle des fêtes…

Regard profond mais souriant, coiffure blonde et courte, taillée en toute liberté, créoles immenses accrochées aux oreilles, la précision qu’elle apporte aux détails de la journée  ne laisse aucun doute sur son rôle de maîtresse de cérémonie...

Après les salutations d’usage, abondées, une fois n’est pas coutume, des meilleurs vœux pour l’année qui commence,  nous suivons la frêle silhouette noire jusqu’au local qui nous est réservé, sorte de loge d’artistes, où nous prenons nos quartiers et où nous nous retrouverons pour la mi-temps, autour d’agapes réconfortantes dressées par un traiteur qui, pour l’avoir croisé, nous inspire une confiance illimitée…

 

Nous attendrons l’arrivée de Frédo au pied de la scène, complètement réservée au DJ pour la seconde partie de la fête…

 

Un méli-mélo de notes, lancées de bon cœur, nous permet d’en savoir plus sur la résonnance de la salle que sur le diapason de nos instruments…

La cacophonie rassure les invités et amuse les petits qui s’invitent au tour de chauffe…

Une petite Kélia semble plus curieuse que les autres et bien décidée à découvrir nos fidèles compagnons…Les images deviennent réalité…

 

L’arrivée du héros…

 

Le programme semble se dérouler comme convenu…

Impatience d’un côté et retenue de l’autre, le fait est que l’ami Fredo pénètre dans la salle sous un tonnerre d’applaudissements et sous les échos de Nadau…

Madame avait fortement suggéré une figure imposée au spectacle avec « l’Incantada », en entrée, le morceau préféré de son Frédo de mari…

J’adore quand la fête commence ainsi... Franchement, rien à voir avec Vincent Delerm !!…

Après cette introduction remarquée nous abordons le répertoire traditionnel en partageant la vedette avec le copieux  apéritif, seul concurrent sérieux  à notre aubade…

De courts intermèdes ponctuent la première partie de notre prestation. Chaque fois, le DJ, inconditionnel supporter, salue les reprises dans son micro d’animateur…

Comme d’habitude, notre pipelette du jour aura du mal à regagner sa place avec les altos, obligeant notre clairon de service à sonner le rassemblement…Nos jeunes recrues, pour qui, aujourd’hui est le baptême du feu, en redemandent …

 

Nous amènerons ainsi notre auditoire jusqu’à la pose sur des airs entraînants de pasos et de valses capables à eux seuls de faire bouger les statues…

Un premier « Salut les copains » confirmera la synergie…

Et  toujours le gros temps…

 

Le chrono semble convenir parfaitement à notre charmante hôtesse à qui nous promettons un retour vitaminé dans une petite heure …

 

La tablée s’organise en un clin d’œil…

Les étuis laissent la place à un assortiment qui ressemble à une prescription médicale…Comme diraient les « tops chefs », gustativement  le contrat est rempli…

 

Notre président en profite pour nous soumettre de prochaines sorties, toujours aussi nombreuses, ce qui a pour effet immédiat de décupler l’appétit de certains pourtant en pleine correction de trajectoire…

Quelques minutes plus tard et complètement ravigotés par ces bonnes nouvelles, nous rejoignons la salle dans un timing exceptionnel, juste derrière « madame Loyal »…

Nous envoyons successivement  nos hymnes à l’amitié puis replaçons « l’Incantada »  en guise de dédicace pour Frédo que nous n’oublions pas puisque  Alain lance le « Joyeux anniversaire » en son honneur…

Suivra ensuite une longue promenade,  sur des chemins variés, parfois délicats, comme le temps d’aujourd’hui, où quelques tangos perdront leur légèreté, mais aussi  sur des océans tempétueux où notre Santiano, aura du mal à garder le cap, avant que les vents faiblissent  pour retrouver Emilie et les chants basques et finir enfin dans le calme de nos montagnes que nous chanterons avec la salle toute entière, décidée de nous garder encore un moment …

 

Le « Vino Griego » soulève tout le monde…

 Au sol, en trois coups de cuiller à pot, le serpent s’organise sur  la musique que nous reprenons en boucle…

Ce clap de fin se finira sur la joie des petits, réjouis,  progressant avec une légèreté merveilleuse sur les bras tendus des plus grands…

 

Nous quitterons Frédo et ses amis sous un ultime remerciement du DJ qui poursuivra la fête sur une musique plus électronique mais tout aussi festive…

 

A très bientôt, juste à côté, pour d‘autres bougies…

 

Gégé

 

 

 

 

 

 

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