ASTON: LES BOMBEROS AU PAYS DE L’OURS…

publié le 13 juil. 2017 à 02:01 par Banda Bomberos de Ganac

C’est dans les vallées ariégeoises que nous commençons notre saison 2017…

La première de ces vallées est la vallée d’Aston, du nom de la rivière qui la traverse, au pied du plateau de Beille , à la frontière de l’Andorre…

Aston, nom mythique, synonyme d’excellence, Aston Villa pour les footeux, Aston Martin pour les amateurs de belles voitures…

Tant mieux si les Anglais nous ont piqué le nom!

Quel honneur, si, chaque fois prononcé, ce nom pouvait évoquer ce petit coin d’Ariège!…

Rendez-vous en ce premier dimanche de juillet au centre du village pour honorer les participants au trail de la St Barthélémy…


Il nous fallut un tour de repérage et l’aide d’un sympathique villageois pour que, après une explication gestuelle approximative, nous trouvions enfin la cour de l’école où nous attendait le speaker, déjà bien en verve, avec son micro de commentateur…


Un accueil remarquable nous est réservé…

D’emblée un véritable petit déjeuner nous est proposé comme si, à cet instant, un long voyage venait de se terminer pour nous, et que, pour relancer nos organismes ankylosés, nous devions passer par cette étape vitaminée…

C’est donc le regard tourné vers la montagne magnifique que nous savourons l’instant présent…


Mais où sont passés les pompiers,… Les tuyaux, la grande échelle?...

Au loin, tout là haut, de minuscules points blancs jouent à cache-cache avec les arbres…

Visiblement, les coureurs abordent la dernière descente…


Telle une arrivée d’étape, j’imagine le speaker, sous pression…

Les enfants, les personnes âgées, les chiens, les chats, les poules, les canards sont assignés à résidence…Les retours des jardins sont décalés…

Le PMU est suspendu…L’église est fermée, la messe sera dite plus tard…


Notre placement se fait sur plan de géomètre…


Ambiance feutrée interdite!


Avec «l’incendie à Rio», on envoie du fort, du raisonnant, du repérable, de l’indélicat…

Au diable les nuances, on fera dans la dentelle plus tard, sous le préau peut-être, transformé en réfectoire…

Alors que certains, un ou deux, comme toujours des plus négatifs, imaginaient que nous détournerions les coureurs vers un autre village, le premier traileur franchit la ligne en apnée …

Après les étirements, l’homme se prête aux commentaires du speaker mais les réponses sont encore saccadées…

Puis, les arrivées s’enchainent rapidement et bientôt le podium est annoncé…

Les courageux sont venus de partout, d’Occitanie mais aussi d’Espagne et d’Angleterre…


Une Marseillaise étincelante sortie de notre trio de cuivres honore le régional de l’épreuve…

D’autres intonations, plus légères, ponctueront le classement, dans une ambiance festive remarquable, pour le bonheur de tous…



Hégoak ou la liberté au féminin…


Nos hôtes valident très vite la suite de l’animation proposée par notre coach au panache blanc…

Nous anticipons de quelques minutes un repas pantagruélique qui va nous laisser sans voix…

Alors même que nous pensions en avoir terminé avec les premières bouchées voilà qu’arrivent un assortiment de viandes et leurs garnitures généreuses, le tout accompagné d’un élixir aux deux couleurs, qui, malgré son habit de carton, rivalise, tête haute, avec ses cousins à particules…


Il fallut bien l’autorité militaire de notre président pour suspendre momentanément ces agapes affriolantes et reprendre le fil de l’animation…

Ravigotés, nous reprenons le répertoire avec une légèreté surprenante…

Depuis longtemps, Hégoak, l’hymne basque à la liberté, fait partie de notre répertoire avec un arrangement particulier qui n’écarte pas les paroles, chantées en basque…

Visiblement conquise, une dame, manifeste un grand intérêt à l’interprétation…

Nous apprenons très vite qu’elle chante dans une chorale…

En un quart de seconde, Claude propose à notre groupie de reprendre le morceau avec nous, juste après une courte pause...

Agréablement surpris par l’accord spontané et naturel, nous confions la partition à la choriste pour une rapide révision…

Quant à nous, en guise de révision, c’est à nouveau du côté du traiteur que nous nous orientons, attirés comme des aimants vers des croustades et des cornets de glace fabuleux...

Discrètement, Claude s’assure de la préparation de notre diva…

Le moment arrive enfin où Hégoak est proposé dans une version unique et désormais «collector»…

Une tonalité différente obligera un chant à capela, ce qui est loin de déstabiliser notre choriste…

Trois minutes plus tard, une ovation clôturera ce moment exceptionnel où sur un défi improbable, un point de rencontre venait de se créer autour de notre musique…


Ce moment allait susciter une incontestable envie de donner le meilleur pour terminer ce rendez-vous Astonnais…

L’incontournable Vino prépare le final…

Nous terminons l’animation avec le «Se canto» repris à tue tête par l’assistance, un «Se canto» qui aurait pu ressembler à celui d’un certain Jean Lassalle, à l’assemblée nationale…

Coïncidence, c’est aussi un monsieur Jean Lassalle qui préside aujourd’hui aux destinées du village et j’ose imaginer que, pour lui aussi, la tentation doit être forte pour glorifier nos Pyrénées ariègeoises…


A bientôt pour une autre célébration…


Gégé

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