Argelès, nous revoilà...!

publié le 8 août 2014 à 22:56 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 10 nov. 2014 à 06:10 ]

Nous revoilà dans cette belle vallée du Lavedan,          

Où Argelès nous accueille depuis maintenant quatre ans,

Pour partager une fois de plus, avec d’autres bandas,

Son désormais célèbre « Muchas Bandas ».


Allégé de la pompe et des costumes de fête,

Le bus nous dépose  à l’ombre de quelques hêtres.

Rejoints par Patrick et Cédric, dans ce resto improvisé,

Nous découvrons ravis, ce que Pat nous a réservé.

 

Musicien à sa façon derrière son piano,

L’homme, pour nous, nous offre le plus beau.

Notre ami aujourd’hui s’est levé bien plus tôt,

Pour surveiller, sans bruit, ces sublimes gâteaux.

 

Hisse et ho, Santiano !...

 

Nous quittons, repus, cette table étoilée,

Pour le gave de Pau et une autre bordée.

Le programme, en effet, prévoit sur la rivière,

Une descente en rafting, pour tous, peu coutumière.

 

Nous enfilons alors d’étroites combinaisons,

Qui nous donnent des airs d’étranges poissons.

Des gilets nous transforment en chanteurs d’opéras.

Puis les casques, Play Mobil, le mien, couleur fushia.

.

Nous partagerons l’épopée avec d’autres lurons,

Etudiants, venus là,  pour enterrer une vie de garçon.

Ensemble nous découvrons ce que seront nos canots,

Et Serge, en escalade, pour attacher le plus haut.

                                                                                                                                               

Autre bus, autre confort, autre conduite aussi.

Le passage du premier pont devient mon seul souci.

Nous traversons Lourdes, tant mieux ! Que les miracles soient !

La remorque a suivi, ouf, un de plus  pour le pape François.

 

Nous touchons maintenant le gave de Pau.

Le cours est nerveux, gris-vert, un peu comme ma peau.

Canot de cinq ? Canot de huit ? Avec ou sans accompagnateur ?

Si ce genre de questions continue,  Pascal… Tu meurs ! …

 

Souquez, moussaillons !...

 

Nous voilà maintenant embarqués au cœur de l’évènement.

Deux copines restent à quai pour un éventuel enterrement.

Les premiers commandements sont respectés avec fierté,

Mais les ordres se brouillent à la première chaussée…

 

Et ces putains d’étudiants, sans cesse, à l’abordage,

Car trois d’entre eux sont avec nous, en quête d’avantages.

Evidemment, dans ces conditions, les premières récupérations,

Et de grandes rigolades dans cette ludique récréation.   

 

Puis d’autres cailloux, énormes, tantôt bâbord, tantôt tribord,

Et la voix du barreur,  « et hop, à droite, et hop à gauche…»

Mais de quelle patrouille est-il le commandant de bord ?

Aucune réponse, et d’un seul coup, j’ai de l’eau dans les poches.

 

Des mains amies sont mes seuls éperons.

Mais le retour au sec a son lot de raideurs,

Et il faut à l’équipage un tour de rein rageur,

Pour soustraire du gave ce drôle de héron.

 

La descente consacre à jamais, un après midi de rêve.

Le Gave, à cet endroit,  est joueur et respecte la trêve.

Dix sept kilomètres de bonheur,

Et le défi révèle un paquet de vainqueurs.

 

Bodégas !... Nous voilà !...

 

Après avoir effacé le souvenir aqueux de la rivière,

Nous nous retrouvons tous, sous notre bannière.

Nos nouvelles partitions recueillent un écho chaleureux,

Puis arrivent d’autres musiciens, tout aussi valeureux…

 

Les amis nous témoignent de sincères retrouvailles.

Avec Thomas ce soir et des souvenirs inoubliables

Des temps forts en tête, avec Céline, Claire et Nadine.

Un dernier café pour la route et un clin d’œil à Christine.

 

Isabelle a un hôtel

Un hôtel Isabelle a…

 

Notre circuit prévoit, en cette fin de matinée,

Une aubade appuyée aux personnes âgées,

Le public est conquis par  « l’amant de Saint Jean »,

Et par un répertoire que l’on soigne vraiment.

 

Sur le point de quitter l’auditoire éprouvé,

Un vieux monsieur sort de  la résidence.

Courbé sur sa canne, comme un santon de Provence,

Il parle d’Isabelle et d’un hôtel, juste à côté.

 

« Jouez comme vous le faites et demandez l’apéro,

De la part de papy Albert, car il n’est pas trop tôt ! »

Mais point d’Isabelle, ce dimanche à midi.

L’hôtel est fermé et la patronne est partie.

 

A l’approche du  lion, on ferme les portières…

 

L’heure tourne et bientôt, le Vino Griego géant.

Des clameurs d’un balcon  nous retiennent pourtant.

La demande est pressante, « le lion » une nouvelle fois.

Une voiture s’arrête…Il n’en faut pas plus, parfois !

 

Pascal plonge dans l’habitacle, la tête la première.

La moitié de son corps est sur la passagère.

Attention à Pascal,  belles étrangères,

A l’approche du lion, on ferme les portières.

 

Du balcon, à grands cris, les jeunes nous supplient.

Malgré nous, nous devons respecter le parcours qui nous lie.

Mais tous, sur le trottoir, une louche à la main,

Nous servent un breuvage qui frôle le divin.

 

La place est bondée pour ce rassemblement.

Pascal, à la manœuvre, est dans son élément.

Pas de cacophonie pour ce  Vino Griego.

L’hymne bayonnais est offert, au cordeau.

 

Avez-vous vu Elian ?...

 

De courtes agapes précèdent le gala.

La pompe, magnifique, tirée à bout de bras,

Et nos casques pomponnés, font l’unanimité.

Nous amusons, tantôt en position, tantôt en défilé.

 

Une feuille de route répartit les arrêts.

De long en large, la ville est quadrillée.

Au gré de nos passages, à l’angle d’une rue,

Elian est reconnu, lui aussi en tenue.

 

Les parents sont aux anges.

Quelques nouvelles très vite échangées.

Puis, armé de sa trompette, le gamin donne le change

A un « J’ai du bon tabac…», totalement improvisé.

 

Ce n’est qu’un au revoir…

 

Le temps passe vite hélas et nous devons nous résoudre.

A cet instant précis, l’orage annoncé décide d’en découdre

Chacun son tour, le ciel prend le relais et les nuages défilent.

Nous quittons la place pour retrouver le bus, en bas de la ville.

 

Nous rejoignons l’Ariège sous des trombes d’eau.

Mais cette odeur de souffre ?... Nous serions-nous trompés?

Serge, en expert, nous explique que l’éclair a parfois cet effet.

La science a souvent ses lacunes, mais je courbe le dos.

 

Ainsi prennent fin deux journées extraordinaires.

Amis bomberos, il est fort à parier qu’après tant d’intensité,

Cette sortie d’Argelès soit  « la » sortie de l’année.

L’album n’est pas fermé. Ce n’est qu’un au revoir, bien au contraire…

 

A bientôt, sur les allées d’Etigny

 

Gégé

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