Le billet de Gégé


Unjat 2019: Une soirée magnifique au bord du green...

publié le 8 nov. 2019 à 10:16 par Banda Bomberos de Ganac

Alors que le mois d'octobre est, en principe, signe de fin de saison, où beaucoup se préparent à retrouver les pupitres plus accadémiques de leur Harmonie, notre président a souhaité prolonger les merveilleuses sensations d'un été bien rempli en ajoutant sur la feuille de match, l'animation de deux soirées privées, la première, promotionnelle, ce soir, 19 octobre, au golf de Unjat, et la seconde dans une semaine, pour l'apéritif d'un mariage, au domaine de Beyssac,tout au fond de la plaine ariègeoise, juste à la limite du département...

Difficile de ne pas apercevoir la petite église de Unjat, perchée sur sa motte de terre, juste avant l'arrivée au golf et à son bien nommé restaurant "Les terrasses du Golf"...De là, nous découvrons la vue imprenable des douces trouées vertes séparant la forêt, propices à de calmes balades balisées le long des parcours fraichement tondus, magnifiques vitrines pour les amoureux de belles pelouses...

Une fois n'est pas coutume, notre prestation de ce soir n'est bordée par aucun engagement contractuel. Très récente, la demande n'a été scellée que sur la parole de notre président et de son vis à vis, personnage très impliqué dans l'activité du site...Toutes les questions n'avaient pourtant pas de réponses claires...Et si certaines ne pouvaient intéresser que la tirelire, d'autres, surtout quand elles concernent les arts culinaires, allaient vite prendre une place envahissante...

Y-aura t-il assez pour les dix huit que nous sommes?...

Un temps pour chaque chose...

L'art de recevoir semble ici cultivé au plus haut niveau puisque c'est en compagnie du cuisinier que le maître des lieux nous accueille et la réponse à la question fondamentale va vite rassurer...

C'est donc avec un esprit libéré et une attention entièrement consacrée à nos morceaux que nous entamons une des plus belles soirées de la saison en compagnie de notre nouvelle ténor Erika, et d'Alexis qui signe ce soir sa rentrée officielle chez les Bomberos au pupitre des cuivres sous la haute protection du papa, aussi à l'aise à la trompette qu'au piano...

Nous jouerons une paire d'heures, avec une courte pause, où le service sera, pour nous, remarquable...Aussi bien nos hôtes, que notre commanditaire ou que le sponsor de la soirée en personne, tous s'inquiètent de notre confort...Pas question de subir la fraicheur de la montagne...La terrasse couverte où nous évolueons, peut à tous moments se fermer ou s'ouvrir à la demande...En prévision même de l'arrivée précoce des grands frimas, deux énormes chauffages radiants sont installés.. Travail bien inutile chers amis...Avec nous, les thermomètres se bloquent, les cravates se desserrent, les cols se déboutonnent, les blouses se dégraffent et...je sais plus!..."Tout est devenu flou..."

Valses, discos, tangos, passos, puis le Paquito et le Vino,là, devant nous, sur les quelques mètres encore libres et enfin, les bras levés, c'est l'Incantada que tout le monde veut maintenant...

Au plus fort de la prestation, j'ai même entendu ces quelques mots que nous ne garderons que pour nous: "C'est aussi ça la Barguillère! "

L'ambiance ne sera suspendue que par l'annonce du repas et après "Les yeux d'Emilie" qui terminent la première partie de notre show...

A l'intérieur, des tables nous attendent, dressées avec le même soin que pour l'ensemble...Nous avons droit aux mêmes égards et le menu qui nous est offert mérite les louanges...Décidément ce petit coin d'Ariège sait nous recevoir...

Le repas de clôture de la fête de Labastide de Sérou, l'an dernier, à la "Brasserie du Stade" refait surface comme par enchantement...

En guise de trou normand, nous reprenons nos instruments et gagnons le seul espace disponible capable de recevoir notre encombrant chariot pour une généreuse seconde partie...

La promesse de modérer les tonalités n'aura tenu que le temps de quelques accords... Très vite encouragés par les tablées effervescentes, nous refeuilletons le répertoire sans retenue... Ce soir, la rue est dans le resto!...

Le Vino s'organise entre deux rangées de tables...Par réflexe,les serviettes tournent sur tous les morceaux... Apothéose quand la salle apprend que le lion est mort ce soir...Dans cet espace confiné, le Refuge devient vite remarquable, repris par quelques connaisseurs et murmuré par les autres...

Longtemps après, un dessert sublime viendra adoucir nos papilles éprouvées...

Après avoir tout donné, il nous sera impossible de revenir une dernière fois dans la lumière...Nous recevrons les félicitations de tous et la promesse d'une prochaine rencontre...

Nous quittons cette soirée inoubliable, la tête remplie de choses positives...

Peut-être les "escalopes" nous auront manqué, mais le filet de boeuf lui restera longtemps dans nos mémoires. Ce soir la musique et la cuisine ont joué

un accord majeur...

A bientôt, dans un lieu chargé d'histoire(s)...

Gégé

Le chaudron de Lézat...

publié le 9 sept. 2019 à 07:38 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 17 nov. 2019 à 05:55 ]

Lundi 2 septembre, Lézat s'apprête à clôturer ses fêtes 2019, par le traditionnel cassoulet à la saucisse servi sous les couverts du Moyen Age, conservés dans un état remarquable, de part et d'autre de l'église Saint Jean Baptiste et de son magnifique clocher d'une évidente inspiration toulousaine...

La rentrée universitaire au Québec, la route de la soie en Ouzbékistan, la rentrée anticipée à Mirepoix, la douleur d'un orteil fracturé, et quelques impondérables familiaux font que la feuille de match est incomplète, ce soir, pour cette dernière sortie de l'été...

Par la pensée, toutes et tous, j'en suis sûr, partagerons nos efforts pour que cette soirée soit une réussite...

Nous serons donc vingt cinq, ce soir, et tous les pupitres seront confortablement représentés avec une mention spéciale pour nos huit altos...

Nous sommes accueillis par les "Tzinbools" du comité des fêtes, jeunes gens en tenues d'écoliers aux tee-shirts floqués de l'inscription " La rentrée des Tzinbool's". Débordants d'énergie , nos hôtes sont bien décidés à terminer en beauté ces trois jours de fêtes dans une ambiance de fin de vacances...

Clémence, brunette aux yeux bleus, probablement admise en 6ème, pour rester dans le contexte, semble la préposée à l'organisation musicale de la fête...

Alors que le plus gros de la troupe se rassemble autour de la buvette, Jean Pierre et moi allons rapidement découvrir le parcours et les quelques positionnements que souhaiterait notre jeune commanditaire...

L'essentiel de la mise en scène est retenue... Quelques visions un peu trop personnelles de l'animatrice ne peuvent être validées de suite, sans les écarter totalement, connaissant les grandes capacités de certains de nos musiciens...

D'accord pour les bancs, mais pour les tables, euh, peut-être pas tous et surtout pas en même temps!...

De retour sur l'immense place de la mairie, nous n'attendons plus que le feu vert de l'orchestre chargé de l'accompagnement de l'apéritif, pour une présentation musicale du groupe, en guise de préambule à cette soirée gourmande...

Tournés vers le public nous proposons notre premier carnet comme éventail de notre programme. "Les Copains d'abord" et les chorus qui suivent, tous magistraux, vont ouvrir le débat de belle manière avec une impro remarquée de Thibaut, notre jeune tromboniste, jazzman né, qui, tout en finesse, relève le défi que Jeannou, en complice diabolique, vient de lui lancer...

Puis nous traversons la mairie et la haie d'honneur faite par le comité tout entier...

Vite regroupés après cette sympathique attention, nous gagnons les couverts tout près sur l'air de "Adelita" repris en boucle jusqu'au passage du merveilleux "Tube Citroën" en version plateau, sur lequel l'ensemble des Tzinbool's a pris place pour une arrivée tonitruante au milieu des convives...

Pour nous maintenant, trois heures d'animation commencent...

Plus tard, les deux ou trois rapides pauses apparaîtront un tantinet trop longues pour notre jeune écolière, toujours en quête de mouvement...

Nous proposons aux deux rangées un répertoire maitrisé que nous orientons d'emblée vers des morceaux fédérateurs et très souvent déclinés de tête...Il faut dire que la pression ne nous permet plus d'hésitation et nous trouvons, parfois par miracle, les moyens de nous retrouver sur les refrains archi-connus...

Dans cette ambiance exceptionnelle, " l'Encantada" tient toujours la meilleure place, juste devant le "Vino" qui attire spontanément les candidats à l'apesanteur...

Le cassoulet englouti, ne reste maintenant que l'amusement avec un A majuscule...

Juste après le "Despacito" de Nicolas, le rythme s'accélère malgré nous...

Comme une goutte froide sur de l'huile bouillante, les gens se dressent tels des ressorts à l'entame de chaque morceaux puis se rassoient puis se redressent encore aux premieres mesures de l'autre, et ainsi de suite pendant longtemps, très longtemps...

Maintenant, des bancs se dégagent et la mise en scéne redoutée arrive enfin...

Débordant de globules rouges et déjà nostalgique des hauts plateaux péruviens, notre ami Michel prend le premier de l'altitude sur ces étroits podiums de fortune... Evidemment, Alain et les cuivres ne sont pas loin... Des lèvres tumifiées demandent grâce...

Dans l'ambiance, les frérots changent d'instruments avec une aisance surnaturelle...

De l'alto, au trombone, du trombone à la trompette pour Sylvain; du trombone au barython,du barython à la caisse claire,de la caisse claire à l'hélicon, et retour au trombone pour Jeannou... Au milieu de tous, Claude cogne, cogne et recogne pour que notre seul repère ne soit pas perdu...

Malgré les octaves, la clarinette de Yves, chef du quatuor, a du mal mais le signal est maintenu...

Quel show!...

Les fausses écolières sont déjà sur les tables et maintiennent le rythme comme de vraies pom-pom girls...

"Bella Tchao" puis la "Pitchoury"puis "Mauléon" puis "le coin de France" et en fin le roi "Lion" mettent le feu et nous ne devrons les quelques minutes de recharge qu'à l'annonce du dessert...

Dans ce chaudron inédit, le public magnanime, va cependant nous accorder une ultime pause...

Devant, les piles ne s'épuisent pas...

Quelques gaillards s'emparent de la grosse caisse...

Sans trop d'égard je le reconnais, les recommandations d'usage sont nettes et sans équivoque... L'apprenti batteur me jure sur la tête de sa gamine qu'il n'y aura pas de problèmes... Pierre, à peine convaincu redouble de vigilance...

Notre confiance va bientôt payer...

Stupéfaits, nous assistons à la mise en place progressive d'un claping sublime, à rendre jaloux les plus fervents des supporters Islandais...

C'est sur ce signe de reconnaissance que nous terminons notre animation...

Le public quitte les couverts pour le bal tout proche...

Quant à nous, malgré l'heure tardive, nous n'avons en tête que la promesse de notre part

de cassoulet qui nous sera servie par des Tzinbool's au petit soin...

Tout se finira par des chansons, pas trés recommandées pour de jeunes écoliers...

A la surprise générale, Nicolas ouvre alors un registre inédit et inépuisable...

Tout autour de nous les bancs et les tables se referment dans des claquements caractéristiques...

Bientôt il ne restera plus rien sous les couverts magnifiques...

Maintenant refroidi, le chaudron conservera longtemps le souvenir d'une sortie réussie...

A très vite...

Gégé

Fabas: Une incursion dans le Volvestre très appréciée...

publié le 23 août 2019 à 00:37 par Banda Bomberos de Ganac

Samedi 17 août 2019, Fabas nous accueille dans le parc régional des Pyrénées ariègeoises...Nous traversons un massif appaisant recouvert de forêts denses, encore loin des paysages minéraux de la chaine que l'on devine à peine le long du trajet et qui vont se dévoiler avec une netteté exceptionnelle dès que nous atteignons le village, tout entier orienté vers ce spectacle grandiose...

Aujourd'hui, journée tranquille pour les stagiaires en météo...Pas une trace dans le ciel... Les correspondances lointaines ont perdu leurs traces de coton...

Un arrêté municipal limite l'espace des festivités tout autour de la magestueuse halle du XVII ème, bâtie sur douze piliers et couverte d'une impressionnante charpente en châtaigner, conservée dans un état exceptionnel...

La large buvette, construction éphémère, sous gestion du comité des fêtes, prolonge dans la rue l'espace des danseurs...

Pour l'instant nous quittons l'ensemble pour l'église de l'Assomption et ses quatre cloches serties dans un mur-clocher étroit, ouvrage d'une trompeuse fragilité, surplombant l'entrée de l'imposant édifice...

Grande église pour un si petit village...

Nous prenons place sans les difficultés de placement habituelles, dans une des deux chapelles, prêts pour une courte et nécessaire relecture des oeuvres présentées dans quelques minutes maintenant...

Coutumier de l'exercice, Yves prend la direction du groupe...

Une petite étourderie dans le choix de sa tenue va donner au groupe un air des grandes formations de notre jeunesse ...

Imaginez quatorze musiciens en blanc et noir, parfaitement alignés, dirigés par le quinzième, leur chef, le seul ce matin en chemisette rouge... Ouah!...La classe!...Mesdames et messieurs, au programme ce matin, "Yves et ses collégiens" pour quatre morceaux de musique sacrée, loin des flonflons et des cotillons habituels...

On l'a fait, et de belle manière, à la satisfaction générale d'une assistance qui, à l'écart de ce lieu de prières, va nous manifester très vite des élans de sympathie réconfortants...

Le rythme s'accélère subitement...le cortège, nullement ralenti par des poignées de mains ou par les derniers commérages, est dèjà en place face au monument aux morts... Notre arrivée est attendue et une personne, envoyée en éclaireuse, nous invite à presser le pas pour une cérémonie imminente...

Rapidement réduits à l'immobilité, nous écoutons les courts éloges de monsieur le curé puis de monsieur le maire, dans cet ordre, juste avant le dépôt de la traditionnelle gerbe de fleurs...

Pris par le rythme Lionel déclanche un premier roulement qui aurait pu paraître intempestif mais qui passa pour tous, comme un préalable convenu aux derniers propos du maire... Cette fois la sonnerie est bien lancée et Nicolas et Yves précèdent sans trembler une Marseillaise remarquablement jouée par le groupe tout entier...

Il est temps maintenant de rejoindre la magnifique halle pour l'essentiel de notre prestation, l'animation de l'apéritif en présence d'un grand nombre de spectateurs...

L' empilage de tables et de bancs devant le podium et les bâches transparentes tendues sur les côtés de l'ouvrage, semblent être les témoins d'un repas de fête, passé ou à venir, dans cet endroit historique...

Pour nous, jouer sous ce lieu inédit, est remarquable de confort et d'accoustique...

La trentaine de degrés toujours agressifs dans cette moitié du mois d'août n'altèrera pas notre vigilance. La résonance exceptionnelle nous obligera à pondérer nos morceaux...Ces deux critères ajoutés à la particulière et permanente attention d'un comité des fêtes aux petits soins, allaient contribuer à une prestation mémorable où nous allions tout donner pour entretenir le meilleur souvenir possible de notre passage dans ce petit coin d'Ariège...

L'heure tourne, et bien que notre engagement soit largement honoré, notre président doit prendre en compte les obligations de certains musiciens pour proposer rapidement et en guise de fin, les morceaux emblématiques que le public, pourtant déjà conquis, mais impatient, attend comme une réputation à valider...

Alors qu'un côté nous réclame encore des passos, des jeunes là-bas nous demandent un rock, tous oubliant, dans l'ambiance, que nous venons de jouer le "Gato", le "Calle Sierpès" ou encore le "Apotéosis"...

Les premiers tempos de l'Incantada et, dans la foulée, ceux du Vino, vont fédérer tous les styles et c'est sur une ronde impressionnante que le public nous envoie, à sa manière, un signal fort de remerciement et de gratitude...Les "Yeux d'Emilie" feront le reste avec un applaudimètre chauffé à blanc...

Les mines réjouies ne trompent pas...Le comité renouvelle déjà pour 2020...Un village voisin prend à son tour une sérieuse option pour sa prochaine fête...

Epuisés mais heureux, nous honorons la table du chef comme nous savons le faire...

Un joyeux moment de partage s'ensuivit, moment que l'on aurait voulu prolonger, ici, dans la fraîcheur de cette halle centenaire, dans ce Volvestre que beaucoup d'entre nous découvrent avec bonheur, décor appaisant, loin de l'agitation des grandes villes...

A très bientôt pour un défi qu'il faudra gagner, dans la vallée de la Lèze, où tout s'apprécie au mètre, même la saucisse...

Gégé



Bénac 2019: Onze ans après!...

publié le 18 août 2019 à 10:04 par Banda Bomberos de Ganac

Comment oublier cette matinée du 22 décembre 2008 où Bénac, l'Ariège et la région Midi Pyrénées à l'époque, fêtaient le retour en terre bénacoise de Chloé Mortaud, Miss France 2009...Nous retrouvons ce matin, le même endroit, peut-être même le même chapiteau... Le soleil était alors de la partie; aujourd'hui une bruine automnale gâche le décors...La pelouse, très humide, engluait alors les escarpins de Geneviève de Fontenay; aujourd'hui le sol reballe comme une enclume et les crevasses ont du mal à se fermer...

Seuls manquaient à cette réception inoubliable, les "Incantats", personnages de chiffons, grandeur nature, aux visages d'une extraordinaire expression, mis en scène avec soin à travers le village sur un itinéraire au nom désormais célèbre du "Camin des incantats"...

La célébration de nos "aïnats" avec une si grande poésie est tout simplement renversante...

Nous garons nos voitures près de la petite église romane qui, dans peu de temps va accueillir la foule des grands jours pour la messe de la fête...

Sous le porche, je suis saisi par la présence figée de monsieur le curé, accueillant de jeunes mariés, sous le regard attendrissant d'une mémé émue et d'un pépé clarinettiste, assis sous la tonnelle, et attendant probablement le moment propice pour lancer la première polka piquée, point de départ d'une longue et mémorable journée de mariage...

Pour moi, tout commençait par ce tableau, tellement vrai que je me surprenais à attendre de nos hôtes immobiles le retour appuyé de mes respectueuses salutations...

Nous nous installons dans le choeur de l'église, seul endroit capable de nous recevoir groupés, derrière l'autel où officiera monsieur le curé Lassalle, surpris et heureux de nous retrouver ici, aujourd'hui, contre toute attente, par la volonté d'un comité des fêtes cachotier jusqu'au bout...

Sous l'action du signal électronique, les cloches en finissent...

C'est le moment pour nous d'accueillir les fidéles avec le traditionnel "Fanfare" présenté dans une accoustique exceptionnelle...Puis l"Arioso" accompagnera l'offertoire, l"Adagio" la communion et enfin, " La Marche" de Weber, que monsieur le curé invite à écouter assis, raisonnera pour les derniers moments de la cérémonie...

L'ovation qui s'en suit nous remplit de fierté... Nous saluons, debouts, comme des pros, avant de reprendre en guise de remerciement le tonique morceau d'entrée...

Honorés par ces félicitations unanimes, nous rejoignons le monument aux morts pour le traditionnel hommage des villageois, sous une pluie fine qui, à l'évidence, a échappé à toutes prévisions météorologiques...

Nous rejoignons enfin les chapiteaux, dépossédés de leurs tables et de leurs bancs en trois coups de cuillères à pot par un président du comité, très attentif à notre confort...

Forcément le registre va changer...

Je me souviens pourtant que la "Dame au chapeau", grisée par le bon air ariégeois, avait tenté une Marseillaise acapella, heureusement avortée par manque de soutien musical… Mais "quand la musique est bonne" , on peut s'amuser de tout , n'est-ce pas monsieur Gainsbourg?

C'est donc à l'abri que nous allons présenter nos principaux morceaux sous la direction de notre tuba de service, à l'énergie inépuisable, probable échange surnaturel avec les lignes électriques qu'il connait mieux que quiconque...

Les carnets défilent...L'unique coupure est très courte...Les chorus sont là, sur les Copains d'abord, puis sur le Temps des fleurs que je tente avec l'aide de Yves, excellent pédagogue dont je ne retiendrais que ces trois mots: "C'est bien Gégé!"...Le public bouge sur le Vino Griègo attendu...Les incontournables et "contractuelles" Incantada et Emilie arrivent...Ca continue à bouger, de plus en plus... Le Refuge seul, va ramener un peu de calme...Puis Mauléon remet du mouvement...

Une demande de plus en plus pressante pour le Se Canto que nous allons écarter dans un premier temps pour des raisons de tonalité. Dans un premier temps seulement, car les groupies en rajoutent...A court d'arguments, nous nous résignons et le chant, fédérateur, va remplacer la partition... Prévenant, je poursuis, dans un Occitan approximatif, avec les couplets que je viens de tirer de ma boîte à idées...

Nos jeunes amis alignent un Despacito magnifique avant le miraculeux Lion qui renaît de ses cendres pour un final remarqué...

L'heure avancée n'a fait qu'exacerber nos appétits...

Nos heures supplémentaires vont être largement gratifiées par un repas succulent autour d'un confit de canard et de son copieux cassoulet...

Nos voisins Bénacois ont décidément bien fait les choses...

Nous nous souviendrons longtemps de ce nouveau passage dans ce petit village de la Barguillère où les pages se tournent sans jamais se déchirer...

A samedi dans le Couserans...

Ours y es - tu?...


Gégé





Ganac-Verdun-Ganac: le critérium Ariègeois!..

publié le 7 août 2019 à 14:27 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 24 août 2019 à 04:45 ]

Depuis l'époustouflante ascension du Prat d'Albis, il y a une semaine, et alors que la Grande Boucle vit ses dernières heures, nous nous préparons à vivre, à notre manière, un critérium exceptionnel, un classique du genre, notre "Ganac -Verdun-Ganac" déplacement né depuis maintenant trois ans, d'un calendrier favorable qui nous permet, encore une fois, d'inclure le petit village de Verdun dans les trois jours de fête de Ganac que nous n'aurions manqués pour rien au monde ...

Certes, Ganac n'est pas Liège et Verdun n'est pas Bastogne!...

Il ne me restait donc que cette mythique association de mots pour tenter de vous faire revivre quelques moments exceptionnels que pourraient compléter, j'en suis sûr, bien d'autres souvenirs...

Vendredi soir 26 juillet:" Je déclare ouvertes les fêtes de Ganac!"

Petit à petit le rassemblement se forme devant le monument aux morts pour l'hommage des villageois...

Après une courte allocution de monsieur le Maire, nos trois trompettistes, Alain, Justine et Nicolas lancent une sonnerie aux morts remarquable, avant que la Marseillaise ne retentisse dés que les derniers échos des roulements nuancés de notre batteur aient traversé le public recueilli… La cérémonie terminée, nous gagnons en musique la placette où ce soir se produiront trois bandas pour cette nouvelle "Nuit des Bandas"...

Nous ferons équipe avec les "Bistos de Nas" de Colomiers, avec le merveilleux "Zéland Band", une poignée d' excellents musiciens avec qui, frères de musique, nous avons partagé de nombreuses sorties mémorables...

Nous aurons l'honneur de commencer la soirée, juste après la traditionnelle remise de la clé, par monsieur le Maire...

Une clé énorme pour que ce soir, les plus grandes portes du village s'ouvrent entièrement...

En prévision des facéties douteuses du ciel, d'imposants barnums recouvrent la placette, baptisée pour un soir, "la buvette", sorte de boîte à musique géante entièrement dévolue à la musique de rue...Ce soir point de clavecins, point de harpes, point de luths... Les ménestrels sont en rouge et les instruments demandent du coffre pour des registres plus ...affirmés!..

Depuis quelques minutes déjà, des considérations météorologiques pertubent notre auditoire...Trés vite les chapiteaux allaient prouver leur naturelle efficacité sous l'orage qui commençait... Les ruissellements étaient maitrisés et le public rassuré n'avait d'oreilles que pour nous, délaissant, ou presque, les coups de tonnerre intempestifs, complètement étrangers à nos partitions...

Nous ne savions alors pas que ce temps de grenouilles allait persister jusqu'au lendemain soir...

Il faut sauver le soldat Myriam...

Indifférents au déluge, nous organisons des relais avec la " bande à Jeannou" arrivée là par je ne sais quel mystère et qui, et c'est probablement là, la vertu de l'arrosage, rentre dans la course sans prologue et apparemment sans la moindre trace de dopage...Tout s'enchaine à merveille, jusqu'au moment où, respectueux d'une feuille de route supposée rigoureuse, nous laissions nos amis seuls sur la piste jusqu'à l'arrivée du peloton Columérin pour l'instant très largement distancé...

Les Toulousains sont encore attablés alors qu'il est écrit, là, sur la fameuse feuille, que c'est à nous maintenant...Alors?...

Magnanimes, nous mettons à profit ces longues minutes pour retrouver avec bonheur nos nombreux supporters Ganacois réunis pour les traditionnelles agapes dans l'hospitalière salle des fêtes, comble, où règne déjà l'ambiance des grands moments...

Arrive enfin le temps du réconfort...

Pour ce qui est du garde manger, le moindre signe de ralliement est, pour nous bomberos, aussi efficace que le plus tonitruand des tocsins...

En peu de temps nous voilà tous installés comme des écoliers à la cantine… Nous sommes choyés comme des hôtes de valeur que la présidente du comité des fêtes va honorer d'une courte visite avec, à la clé, une demande qui ressemble beaucoup à un ordre de mobilisation...

Véritablement tracassée par un sérieux "flottement" dans la salle, nous sommes pressentis pour créer, de suite, un effet "kiss cool" salutaire...

Notre président, seul responsable devant l'Eternel de nos engagements militaires, apprécie rapidement la situation: "Oui, mais quand c'est "de suite, "c'est vraiment "de suite", euh... avant la tranche de boeuf qui est déjà là?".

Pressée et sans attendre le retour du courrier, elle intima l'ordre indiscutable aux serveurs perturbés de reprendre tout et d'attendre le retour...

Peu de temps après nous nous faisons un véritable honneur de réveiller tout ce petit monde à notre façon et quel réveil!...Les Bomberos c'est de la "dynamique"!.. L'ennemi est repoussé…  Avec la complicité du témoin rouge, les décibels sont lâchés sans opposants...Trempes comme des "tchoupes" et à la limite de l'aphonie, malgré le soutien efficace de notre ami Manu, nous venons de récupérer le soldat Myriam des affres de l'ennui, sans effets co-latéraux et sans révision budgétaire...

Le souvenir d'une assiette copieusement garnie refait surface et c'est dans la bonne humeur que nous allons retrouver un autre combat, avec des couteaux en plastique, sortis d'une dinette du Père Noêl...

Un reliquat de tonus permettra à une poignée d'entre nous de compléter la troupe tonique des Bistos de Nas, pour un final sans fin, devant une salle complètement déchainée, à l'image de monsieur le Maire, à deux doigts de monter sur la table comme l'ont déjà fait beaucoup de ses administrés...

Dans peu de temps maintenant, le DJ prendra la suite avec un véritable défi pour lui, celui de faire mieux...

Dimanche 28 juillet, Verdun, une aubade particulière en guise de fin...

Nous nous retrouvons dans le petite chapelle de Verdun, au Barry d'en Haut, pour l'accompagnement de la messe...

Nous entreprenons une courte répétition sous la baguette de Yves avant les premiers sons de cloches...

Le répertoire est maitrisé, seules quelques nuances seront adaptées et validées par notre chef...

La très belle interprétation des oeuvres présentées a provoqué les applaudissements d'une assemblée conquise...

La cérémonie au monument aux morts prend rapidement le relais avec un Conseil Municipal orphelin de son Maire, décédé il y a peu de temps...L'ambiance est pesante... L'unique discours sobre et reconnaissant ne s'attarde pas...

Très vite, la sonnerie et la Marseillaise s'enchainent comme si personne n'avait envie de prolonger ces moments...

Nous prennons nos marques devant le podium pour une aubade sans consigne particulière et devant une faible assistance, certes réactive mais sans les élans d'un village en fête comme nous l'avons connu l'année dernière...

Le répertoire normal s'enchaîne avec une petite pause bien méritée et une reprise de plus belle jusqu'au morceau final...

Un repas froid nous est proposé et c'est sur l'unique table dressée pour nous que nous découvrons le contenu des sachets distribués tel un pique-nique à minima...

Enorme impression que de se retrouver seuls, sans aucun représentant ni du Comité ni de la Mairie...Personne!... La buvette est déserte...

Nous quiterons l'espace aprés nous être chargés, en adultes civilisés, des usages obligatoires, sur une amère impression d'un deuil perturbé par une aubade inopportune...

Ganac: un final autour de la bodéga...

Nous retrouvons Ganac pour l'animation de la bodéga, exercice maintenant traditionnel, à la maison, parés de nos nouvelles tenues blanches floquées de l'emblématique grenouille.

La place, toujours discrètement marquée au sol par les vestiges des dernières créations artistiques de Ganac' Arts, se remplit lentement alors qu'une initiation à la pêche à la truite retient l'attention des petits et des plus grands...

Le départ est donné avec, une fois n'est pas coutume, un "Apotéosis" magistral, reportant à plus tard nos entrées traditionnelles...Cette entame inédite captive immédiatement...Les cuivres nous emmènent vers les sommets...

Nous accueillons Dorian qui, malgré un gros problème sur son instrument, honore ce soir, avec le premier alto de Jean Pierre pour dépannage, une promesse que beaucoup auraient manquée en pareilles circonstances...

Même si cet engagement d'un soir ne devait pas avoir de lendemains, je me devais de souligner une qualité essentielle devenue hélas trop ringarde de nos jours...

La soirée va se poursuivre dans une ambiance de feu malgré un ciel à nouveau menaçant...

La nuit tombe sur le village et c'est sur des reprises époustouflantes que nous prennons congé pour un repas offert par le comité que nous terminerons juste avant un magnifique feu d'artifice...

La boucle est bouclée pour nous, honorés d'avoir participé une fois de plus aux principaux temps forts de ces trois jours de fête jalonnés de merveilleux souvenirs qu'il m'a été agréable de partager avec vous tous...

Notre prochaine sortie sera pour Bénac... Une fois de plus La Barguillère nous ouvre ses portes et nul doute que nous saurons relever le défi...

Gégé


Manses 2019: Un trois en un réussi...

publié le 22 juil. 2019 à 09:16 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 23 juil. 2019 à 01:44 ]

Samedi soir, 13 juillet, nous avons rendez-vous quelque part, dans les côteaux de Manses pour animer l'anniversaire d'un père et de ses deux fils, tous les trois nés un 11, 11 juin pour Benjamin, 11 juillet pour Mathias et 11 août pour Thierry le papa, fier d'ajouter lui aussi ses bougies, avec un petit mois d'avance, dans ce trois en un, où tout semble avoir été fait pour que la fête soit réussie...

Afin d'éviter trop de dispersion dans les forêts environnantes, nous partirons en convoi depuis Manses, direction le domaine de "La Pradole", 4 kilomètres au Nord Ouest…

Géographiquement, nous sommes dans le Lauragais, dans les côteaux de La Piège...

Nous cherchons la ferme "Tende"...

La petite route est régulièrement jalonée d'écriteaux " Attention véhicules agricoles", sous entendu, si quelqu'un doit s'arrêter, c'est toi!!… De temps en temps, un mince cordon d'herbe remplace la peinture blanche de l'axe de la route… Nous arrivons enfin à la ferme où, à l'entrée du chemin, un imposant panneau indique ostensiblement: "Domaine de La Pradole. Elevage bio de cochons, d'agneaux et de poulets."

Waouh!.. Ca, c'est du vrai!.. Y a pas de l'eau dans ceux là!..C'est pas de la merde ça, comme aurait pu dire un autre Jean Pierre...

Le chemin nous conduit à une immense ferme, vieille bâtisse entièrement rénovée et protégée par une impénétrable haie de sapinettes, véritable rempart naturel contre le vent d'Autan, plus redoutable encore sur cette ligne de crête...Des dizaines de tentes sont dressées sous les arbres centenaires, tout près de deux immenses chapiteaux où tout-à-l'heure les nombreux invités se rassembleront pour une fête probablement inoubliable...

Très vite le sympahique Thierry nous rejoint...Nous sommes rassurés, ce soir nous ne dérangerons pas les voisins, d'abord parce qu'ils sont là, et puis parce qu'il faut presqu'un plein pour trouver le premier...

Déjà beaucoup d'ambiance pour cette fête... Cathy, la maman, est partout… Nous partagerons l'animation de la soirée avec un duo de chanteurs et un DJ chargé à lui seul des prolongations...

Comme d'habitude les trompettes lancent triomphalement le départ… Ce soir on va mettre le feu... Pas question de tuyaux et de grande échelle… Ce soir, on souffle sur les braises...

Petit à petit les pupîtres s'affirment dans un ensemble aux colorations retrouvées...Nos altos, en nombre, introduisent à merveille nos morceaux traditionnels… Puis les premières impros arrivent et les solos sont lancés avec beaucoup de liberté...

Signe d'une évidente sérénité, notre surprenant président sort de l'anonymat et impose à son ténor de singulières variations, insoupçonnées jusqu'içi, et que, dorénavant nous devrons promouvoir, dans l'espoir que d'autres, à leur tour, s'emparent des majuscules...

Claude, oubliant le réveil douloureux d'une problèmatique tendinite, trouve pour l'instant le palliatif idéal à tout analgésique pharmaceutique...

Dans cette magnifique harmonie, les puissantes ritournelles de nos cuivres assurent les notes les plus hautes, partageant les portées avec les clarinettes, mises régulièrement au défi dans cette sympathique compétition de haute voltige, ponctuée par-ci par-là, par les virgules aériennes de la cornemuse de Mathys… Lionel pilote toujours ces envolées fantastiques, doit-il en perdre ses baguettes. Pis encore, il les provoque, il les exhorte, il les maitrise, "tous derrière, et lui devant"...

Nous évoluerons quelques instants encore, sur des airs de musette, de disco, de valses, de twist, de passos et de tangos, avant de poser le recueil musical pour une pause bien méritée...

La fête ne fait que commencer et déjà tout indique un très probable pic de consommation de Bomberos dans les minutes qui viennent… En attendant l'accès de fièvre imminent, la prudence exige que les magnifiques petites bouchées, exposées sur cette table sans bout, changent rapidement de destinataires..

Il sera toujours temps de philosopher plus tard, sur "l'influence de la gourmandise sur la musique de rue"...

Pas de tromperie, c'est du bon et le titré qui accompagne est encore meilleur…

La pause minutée est sur le point de se terminer...

Quelques raclements de gorge ici, un accord discret là-bas, une première mesure à vide et hop!...

"Où il est Michel? "... "Où il est Michel?"...

Deux jeunes gaillards, stoppent net l'élan de notre chef!...

Dette de jeu?... Recherche de paternité?...

En fait, footballeurs, ils viennent d'apprendre que Michel, leur ancien entraîneur, avait troqué le ballon pour une clarinette… Au diable les bonnes manières, l'instant est aux retrouvailles et aux chaleureuses accolades ...

Et dire que nous partions pour les " Générations désenchantées"...Tout n'est pas fichu Mylène!...

L'aubade se poursuivra dans une ambiance extraordinaire...

"L'Encantada" ravit; "Emmenez-moi" transporte; " Les yeux d'Emilie" chavirent; là-bas, sur la dalle en béton," El Gato Montés" rapproche; " Apothéosis" balance; puis, juste avant une nouvelle pause, le "Vino Griego", repris en boucle, embarque petits et grands sur une vague de bras tendus, sous le contrôle d'un magnifique labrador blanc qui voudrait bien, lui aussi, participer à ce légendaire amusement...

Notre prestation s'arrête sur ce morceau fédérateur et c'est un duo de chanteurs qui devient très vite le nouveau centre d 'intérêt de la soirée...

Le show est tel, que la plupart des Bomberos constituent rapidement un premier cercle de supporters, mais un Bomberos qui supporte, c'est avant tout un Bomberos qui joue et c'est donc naturellement que, autour de Lionel, un accompagnement singulier se forme, efficace et discret pour ne pas voler la vedette à ces chanteurs de talent...

Le reste du groupe mettra à l'honneur, à sa manière, la haute qualité du buffet proposé, où un assortiment de produits maison déclanche une approbation unanime...

Longtemps après, nous décidons de remercier nos hôtes avec l'incontournale "Joyeux anniversaire" et avec le " Refuge", en guise de chanson de fin...

Pas encore, semble nous dire un vieux monsieur en s'approchant du micro et c'est au son de la cornemuse qu'il déclanche le "Se canto" que tout le monde attendait…

Fort de ces au revoir qui n'en finissent pas, Claude réarme le générateur et la gégène, Claude, il connaît!..

Les chaises sont écartées. Aïe!... Il va y avoir du lourd!... Les bras se lèvent!...Maintenant Ils sont tous sur des ressorts!... "Et on remet le son!..."

Vous la voulez Emilie?... Vous le voulez Santiano?... Vous la voulez Adelita?...Et le Paquito, vous le voulez?... Encore??...

Promis cette fois, le dernier Vino et on vous laisse!...

Nous avons l'impression de nous sauver, tant ils nous en redemandent...

Nous quittons la fête à une heure où tout va recommencer sur d'autres tempos...

Nous venons de réaliser une sortie réussie que tous les musiciens, absolument tous , ont bâtie avec envie, dépassement, solidarité...

Les petites ratures n'ont rien enlevé à la cohérence du groupe qui a réussi ce soir un merveilleux exemple de divertissement...

Merci à vous tous, amis musiciens pour cette nouvelle page...

"Après lo malh, un aute malh,

Un aute malh, un aute malh,

Après la lutz, ua auta lutz,

Ua auta lutz, ua auta lutz…

...

Haut, Peirot, vam caminar, vam caminar,

De cap tà l'immotèla,

..."

Nadau


A très bientôt pour un autre répertoire.


Gégé




Ignaux 2019: En passant par les fontaines, avec nos sabots...

publié le 11 juil. 2019 à 07:05 par Banda Bomberos de Ganac

Voilà un an, jour pour jour, que nous découvrions Ignaux, petit village en bas de Pailhères avec ses magnifiques fontaines, fiertés des villageois et proposées aux visiteurs dans un état exceptionnel de conservation ou de restauration...

La très active association "Vivre à Ignaux" organise le premier week-end de juillet une découverte guidée de ce patrimoine particulier, et trouve avec cette déambulation originale, l'occasion d'une rencontre festive supplémentaire, en musique et clôturée, ce qui ne gache rien, par le traditionnel repas de l'amité…

Contrairement aux habitudes, le rassemblement à Foix, manque de sérénité...Perplexes et dépités à la fois, nous constatons beaucoup de défections pour cette sortie aux souvenirs si joyeux et à jamais impérissables...Angines, empêchements de dernières minutes, mais aussi coupable inélégance, participent à l'hécatombe...

Du coup, l'ensemble des pupîtres se trouve fragilisé et la perspective d'une prestation bancale envahit brutalement les esprits...En gros j'ai la trouille!...

Au diable, il y a eu Waterloo, il n'y aura pas Ignaux!...

Après une petite demi-heure de nationale 20, nous voilà d'attaque devant la magnifique et toute neuve salle des fêtes...Nous sommes accueillis avec de chaleureuses poignées de mains et d'immédiates évocations des bons moments passés il y a dèjà un an...Tous se souviennent d'un trompettiste, debout dans la Fontaine Centrale, imposant à sa trompette un gargarisme particulier dont le son gouléyant raisonne encore dans les mémoires...Ce soir le papa n'est pas là mais le fils Alexis, lui aussi trompettiste, transmettra assurément ce sympathique témoignage partagé entre tous...

Nous mettons à profit la préparation de la "Cal Buta", célèbre Caddie/Bar itinérant aux boissons multicolores, pour affiner nos diapasons et laisser libre cours à nos impros, manière d'attendre de la montagne le retour de nos accords...

Au signal, prêts, partons!...Le circuit des fontaines a bel et bien commencé...

Un défilé de joyeux lurons, libre de toutes contraintes , s'ébranle entre les maisons de pierres brunes, de sources en fontaines, de pauses musicales en poses photographiques, de bouchons en capsules, du passé au présent et ainsi de suite, à l'entière disposition du maître de cérémonie, coordonateur suprême de ce pélerinage rafraîchissant...

Nous sortons de cette amusante déambulation sans trop de bosses...

Blottis sur le "Les copains d'abord", nous voguons à vue. Les fonds sont hauts mais:

"Non ce n'est pas le radeau

De la Méduse ce bateau...

N'en déplaise aux jeteurs de sorts,

Son capitaine et ses mat'los

Ne sont pas des enfants d'salauds

Mais des amis franco de port

Des copains d'abord..."

"Patientez un peu, monsieur Charles, on vous emmenera plus tard, pour l'instant ça tangue un peu et Emilie ne sourit plus. Pour le pays des merveilles on attend le "Santiano", resté à quai, voiles affaissées, coulisseaux grippés, manoeuvre incertaine qu'une mailloche bloquée ne peut plus rythmer"...

Qu'importe, nos morceaux traditionnels, remis sur les pupîtres, vont se charger du voyage...

Ce petit coin de France nous rassure!.. Les ananas de la belle nana nous ravigottent!..Suppliée, la belle Adelita, nous laisse danser sur le 6/8 de Mauléon, quelque peu grisés par le Vino Griego et par le temps des fleurs...

Encadré par nos lumineuses trompettistes Justine et Mégane, Alexis, poussé ce soir dans le chaudron, comble avec panache le forfait du papa…

Bientôt la vision réconfortante de quelques tables dressées comme de sympahiques présentoirs du pôt de l'amitié, mettra notre gourmandise en émoi, le temps que monsieur le maire nous rejoigne, à son rythme...Hé!. Y a des manières, non?...

D'accord monsieur le juge mais fallait-il, ce soir, nous imposer pareil supplice de Tantale?...

Dans le regard brillant de certains, je devinais la force irrésistible du diable...

Enfin régénérés par ces délicates mises en bouche, nous rejoignons nos places pour le repas où il sera beaucoup question de la dernière partie du show...

Notre président se veut force de propositions... De nos carnets sortira une dixaine de morceaux, vecteurs d'ambiance assurée... Attentif, Claude prend de furtives notes...

Il ne restera plus bientôt que le choix de l'emplacement...

Allons-nous tester l'accoustique de la nouvelle salle des fêtes, comme le souhaiterait notre hôte, ou allons-nous rester sur le perron éclairé que prolongent deux ou trois larges marches en guise de podium, idéal pour profiter de la douceur exceptionnelle de cette soirée d'été?...

Le choix est vite fait!... Groupés sous le puissant éclairage de l'entrée, nous prenons place façon orchestre de bal...Les cuivres en haut, puis les bois et enfin notre batteur et le chef tous tournés vers les convives encore attablées mais résolument attentives à la reprise de l'aubade...

Le ton est donné...Le choix s'avère gagnant...Tout passe...

Récemment remis sur nos pupîtres, "le refuge" est proposé dans sa version chantée...

Doucement soutenus par la musique, nous sommes une poignée à nous lancer dans ce registre contre-nature...Pardon pour les autres mais je ne me souviens que de Jean Pierre à ma gauche et que de Justine à ma droite, jusqu'au dernier refrain...

Je me souviendrai aussi de la formidable ovation qui suivit, couronnant un morceau de musique magnifique à la gloire de nos montagnes...

Petit à petit l'espace se vide...

Nous quitterons Ignaux sur un dernier Vino. 

En passant par les fontaines avec nos sabots...


A samedi prochain, tout près de Manses,

pour un autre verre, toujours à moitié plein...

Gégé


L'Ariègeoise 2019: Tarascon - Col de Péguère:" y a des matins comme çà"...

publié le 3 juil. 2019 à 14:29 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 4 juil. 2019 à 05:42 ]

C'est aujourd'hui, samedi 29 juin, que la célèbre cyclosportive "l' Ariègeoise" va prendre le départ de Tarascon, avec un nombre impressionnant de participants...Nous assurerons l'animation au premier ravitaillement du col de Péguère...

Du haut de ses 1400 mètres - au diable la précision - le col doit sa notoriété au Tour de France qui l'emprunta pour la première fois en 2012, côté Massat, donc par son accés le plus redoutable, si redoutable que la presse sportive parle depuis, du célèbre "mur" de Péguère...Pour des raisons de sécurité insurmontables, sa descente, du même côté et en compétition, continue de dissuader les organisateurs de la "grande boucle"...

Pour l'occasion le rendez-vous est fixé devant la piscine de Foix, à une heure suffisamment avantageuse pour arriver au col et honorer à notre manière les forçats de la route, en plein effort, sous cette canicule bien installée, içi aussi, depuis quelques jours...

Tout, cependant, ne va pas marcher comme prévu et quitter Foix va devenir subitement très, très compliqué...

Les vingt kilomètres qui nous séparent du départ sont effectués à la vitesse d'un éclair par des milliers de coureurs qui se retrouvent sur Villote en un flot continu, ne laissant que de rares échappatoires à utiliser avec le talent des pilotes de formule1...Moteurs poussifs, s'abstenir!...

C'est dans ces conditions que nous retrouvons notre QG d'aujourd'hui pour un très rapide point sur la situation...Une fois le covoiturage rapidement organisé, la consigne est désormais très claire: " Rendez-vous là haut, et pas de coureurs sur le capot"...

Dés cet instant, j'entamais, avec une prudence inouie, une remontée absolument suréaliste de cet extraordinaire peloton multicolore...

Magnifiques sensations que nous ne pensions réservées qu'à quelques privilégiés...La route nous semble entièrement dédiée...En face, les rares utilisateurs semblent résignés...

Dans la voiture, personne ne semble vraiment douter de mes capacités à partager la route dans ces conditions...

Dépassements, évitements, ralentissements, renoncements, avertissements, clignotements, applaudissements et encouragements, voilà pour l'instant la liste des commandements...

Dans la voiture, Mégane a sorti son cornet, et vitres ouvertes, c'est en permanence l'appel au passo-doble, repris par Mathys, dans la voiture qui suit...

Sur le côté, malgré l'effort, les coureurs en redemandent...Certains même, débordant de ressources, n'hésitent pas à reprendre la sonnerie à tue-tête...

Nous venons de passer le col des Marous et bien que, très ombragée, la route me paraît encore longue pour rejoindre les premiers Bomberos...

Des signes de fatigue gagnent inexorablement le peloton et les jambes, maintenant, valident les pourcentages indiqués sur les panneaux routiers...

Pour nous, les choses semblent se simplifier.. La route se dégage d'un coup et l'idée d'une aubade pour la tête de course nous paraît réalisable d'autant que sur place le plus gros de la troupe devrait être en place...

A la sortie d'un virage, nous voilà enfin rassurés...Ils sont bien là!...Mieux encore, leur promptitude à commencer pourrait presque me faire penser qu'ils sont prêts depuis le petit matin... Serge et Yves seront les derniers à prendre place sur ce vaste espace enherbé, à trois cents mètres du basculement sur Massat...

Lionel prend rapidement possession de son chariot déjà en place et sur de rapides et précises indications de Christian, nous ouvrons l'aubade avec " l'incendie à Rio"...

Il est 10 heures et nous entamons deux heures non stop pour un passage continu de coureurs, hommes et femmes de tous âges, amoureux du vélo...

Un instant, près de la route, je note le numéro 5563 sur le guidon d'un participant...Pourtant, à ce moment des passages, la bataille n'est plus engagée... L'essentiel est de tenir jusqu'à Tarascon quelque soit le circuit choisi...

En attendant, notre amuseur attitré fait le show avec le quartet des trompettes...La route devient piste de danse et c'est sur Mauléon qu'avec Colette comme cavalière, Alain démarre une valse mémorable...

Malgré la fatigue, beaucoup de coureurs nous maifestent énormément de sympathie... Ces témoignages vont durer jusqu'au passage de la voiture balai, clap de fin de notre prestation...

Dans l'après-midi, nous apprendrons malheureusement que la course a été arrêtée à la suite d'un malaise fatal sur le parcours, d'une grave chute en descendant le Port, de plusieurs autres malaises et d'autres chutes sur crevaisons liées à la chaleur...

Comme nous nous trouvions sur la première partie du circuit il est très probable que tous ces coureurs soient passés devant nous, en haut du Col de Péguère et peut-être aussi qu'ils aient été amusés par notre divertissement...

"Show must go on!" comme on dit !... "Y a des matins comme çà" où tout peut basculer en quelques secondes, de la rigolade aux larmes...

Il n'empêche que les amuseurs que nous sommes s'associent à leur manière et dans ces quelques lignes sans prétention au chagrin de leurs proches...

La sortie se terminera pour nous autour d'un repas pris à Ganac avant une courte répétition de quelques morceaux choisis pour l'accompagnement des prochaines messes...

A samedi pour une nouvelle sortie en montagne...

Gégé



Sentein: "Il est un coin de France où le bonheur fleurit..."

publié le 28 juin 2019 à 07:08 par Banda Bomberos de Ganac

Sentein, merveilleux petit village blotti au fond de la vallée du Biros qu'il termine, à un saut de biche de l'Espagne...Des maisons imposantes, groupées autour de l'église aux trois clochers, sont les témoins d' un glorieux passé de thermalisme et d'exploitaion minière...Au centre d'un réseau hydraulique important, le village n'en finit pas de ruisseler et c'est très souvent par des ponceaux de pierre ou des passerelles de bois que nous accèdons aux ruelles chargées d'histoire...

Alors que je terminais mon dernier billet par l'espoir de renouveller très vite notre prestation référence de St Pierre de Rivière, "avec ou sans feu", je ne me doutais pas que ce soir nous allions, une fois encore, içi, à Sentein, fêter la Saint Jean, "Sent Joan, beth e gran", comme ils disent…

Le décor ne réserve aucun mystère… Le dernier tableau de ce festival des "lanternes et du feu" ne sera dévoilé donc, qu'une fois la nuit bien installée...

Nous partagerons la soirée avec des groupes vocaux, venus d'autres vallées des Pyrénées, des danses traditionnelles, avec petits et plus grands, des vénérations retentissantes de quelques Peaux-Rouges coloriés de la tête aux ongles des pieds et enfin, des mélodies médiévales d'une harpe celtique aux arpèges métalliques venue peut-être d'une lointaine cité irlandaise…

Après avoir donné le ton avec deux ou trois morceaux identitaires, nous devons laisser la priorité à monsieur le maire pour une courte allocution en guise de bienvenue et surtout en guise de départ oficiel du festival...

Très vite, les minutages imposés cassent la générosité de tous car nous ne sommes pas seuls devant le magnifique kiosque au toit de chaume… Les propositions sont nombreuses et nous prenons régulièrement notre tour dans une organisation un tantinet débordée…

Alors qu'au son des accordéons et des hautbois des Pyrénées, les Biroussans et leurs jeunes émules terminent une série de danses folkloriques, s'élèvent les puissantes voix des Natseipas de la vallée d'Ossau sur un"refuge" tellement irrésistible qu'il nous est impossible de rester de marbre, tout comme les Barlongueras du Couserans… Juste aprés les premières mesures, nous voilà tous rassemblés pour une chorale unique, exceptionnelle, inoubliable, d'autant que l"Immortelle" de Nadau arrive avec son refrain mythique juste avant le "Se canto" fédérateur, emblématique des Pyrénées...

Dans cette chorale sans équivalente, Mathys et sa cornemuse aura été sollicité en permanence par ces musiciens confirmés parmi lesquels le réputé Pierre Rouch, facteur d'instruments à vent qu'on ne présente plus dans la région...

Nous reprendrons bientôt une série de morceaux loin d'avoir une réputation soporifique avant de regagner la table des "intervenants" pour une rapide collation prise au son de la batucada toulousaine...

Le repas de ce soir n'aura pas les prolongations d'un repas de famille… Une certaine impatiente nous gagne...Les décisions du commandement sont loin de nous convaincre... Le soufflé ne doit pas retomber... Rapidement nous reformons le cercle pour une série au final exceptionnel...

Nos sollistes ravivent les braises avec "Les copains", "When the saints", "Le temps des fleurs"... Le groupe folklorique réapparait, impatient... C'en est trop, "El gato" déclanche le passo, "Mauléon" la valse... Enfin, cernés par une ronde magnifique nous alignons "L'incantada" et le '"Paquito"... Le bonhomme au chapeau n'en revient pas...

La déambulation dans le village peut commencer...

Pour l'instant cantonnés au centre de la place, nous n'interviendrons que plus tard dans les petites rues avec un répertoire pas vraiment porté sur la méditation...Peut-être fallait-il cette variante païenne en fin de défilé alors que devant les voix prenantes accrochaient la majorité...Que de poésie dans ce dernier tableau où, depuis son balcon baigné de vert fluo, la douce Araelle et sa harpe celtique, adresse des messages d'espoir au public en communion...

Le retour est proche et les artistes du feu préparent à leur manière l'embrasement du brandon de "San Joan", sous la haute surveillance d'une poignée de pompiers… Puis le feu démarre enfin dans un crépitement permanent et éclaire à lui seul la voute céleste… Arrive enfin le lâcher des lanternes... Moment de poésie intense et inoubliable où de frèles lanternes de papier, gonflées par l'air chaud de leur réchaud de fortune, quittent le sol comme de minuscules montgolfères, direction la vallée de Biros...

"Et le vent qui vient d'Espagne

porte au loin cet air joyeux."

Voilà comment on peut vivre de merveilleux moments, içi, dans notre Couserans loin de l'agitation et plus près du bon dieu, s'il existe...

A samedi pour d'autres hauteurs...

Gégé

Saint Pierre de Rivière: Une sortie qui réchauffe...

publié le 21 juin 2019 à 01:03 par Banda Bomberos de Ganac

Après une matinée "Ecossaise" où il nous fallut polaires et parkas pour éviter le rinçage complet de nos bonnes intentions, nous sommes attendus à Saint Pierre de Rivière, à portée de notes de Ganac, pour le feu de la Saint Jean, célébration coutumière de l'arrivée de l'été…

Nous nous retrouvons sur la grande place occupée, une fois n'est pas coutume par un immense brandon, non donné à l'amoncellement de bois et du fût haut d'une bonne dizaine de mètres, destinés à l'embrasement une fois la nuit tombée...

De près, le tas de bois semble respecter une construction précise pour permettre la bonne circulation de l'air. Des coins maintiennent la flèche éclatée pour un meilleur passage des flammes alimentées, à leur tour, par un produit pétrolier dont l'odeur âcre nous est régulièrement renvoyée par un très léger courant d'air...

J'imagine facilement le dépositaire de la technique qui perpétue son savoir faire à travers les fêtes comme celle çi...

A gauche l'orchestre "Acropole" en plein réglage son...

A droite, la buvette et la télé...

Ce soir nous aurons une concurente redoutable: la finale du top 14 avec un fan club du Stade Toulousain bien décidé à soutenir les Ariègeois de l'équipe... Nous voilà avertis...

Sauf coupure de courant, il va être difficile de reconnaître des visages...

Indifférents à ce tropisme médiatique quelques inconditionnels nous manifestent leur soutien et très vite l'espace se partage un deux clans inégaux et dos à dos, les "debouts" à l'est et les "assis" à l'ouest...

En l'absence de Claude, Yves, comme ce matin, se charge de gérer les énergies des 19 bomberos, fièrement dotés de leur nouvelles chemisettes que l'on devine à peine à cause des petits 17 degrés de la soirée...C'est le baptème du feu pour Mathys et sa cornemuse.

Nous espèrons que ce sonneur remaquable grandira avec nous, servi par un répertoire singulier que nous allons lui trouver...

Dès les premières mesures, le ton est donné. La précision est là. Tout passe...

Placés autour de Lionel, nous sommes attentifs à chacun... Nous en oublions presque l'environnement, je dis presque, car il nous est impossible de rester insensibles aux sympathiques encouragements des "assis"...

La variété du répertoire induit des improvisations d'une très haute qualité...Chapeau et respect à nos solistes où tous les pupîtres sont honorés...Votre jeu cloue le bec aux sceptiques...

Il semblerait que la mi-temps du match, et un score de 11 points pour les rouges et noirs redonnent de l'intérêt à notre prestation...

Quelques repantis demandent du chant, du traditionnel...

Sans états d'âme, des choix judicieux se font de suite, quitte à les rejouer plus tard, dans l'euphorie d'un match gagné...Vous en voulez du basque, du Nadau, du disco?...

C'est mieux que la pub non?...

Stratége confirmé, notre chef ne siffle notre pause que quand celle du Stade de France est terminée...

Il était temps...Pris dans l'ambiance, nous avons oublié que nos lèvres étaient des muscles à ménager...

Montre en main et contrat en tête, notre président borde la pause avec une précision militaire... La buvette n'est pas saturée, nous avons tous notre ticket conso, donc, pour l'instant aucune raison de déraper...

Là, un oeil sur le score, içi, une oreille attentive, puis un gobelet qui arrive enfin, bref, tout ce qui contribue à sortir du chaudron est bon à prendre surtout quand c'est du positif... Question positif, nous avons la merveilleuse surprise de revoir Anaïs, Jérémy et leur petite Lison...

Quel plaisir de retrouver nos jeunes musiciens qui se sont connus à Argelès Cazost en 2014 au festival Muchas Bandas où nous étions...Merveilleuse photo souvenir avec Lison, 4 mois, qui fait le buzz auprès des anciens maintenant obligés d'écourter cette belle rencontre pour retrouver le restant de la troupe pour la dernière partie de l'animation...

Après l'effet vitamine C de cette pause nous reprennons l'aubade avec une pêche d'enfer...

Yves nous emmène dans toutes les directions souvent au grand dam du classement de nos partitions... Nous avons un tel plaisir à jouer que nous enchaînons avec une surprenante décontraction... Les morceaux "haute voltige" sont abordés avec un culot jamais atteint... J'ai vu le moment où l"Apothéosis" et le "Génération désenchantée", morceaux techniques et piègeux, allaient être repris en boucle...

Maintenant c'est nous qui orientons Yves...

Les espaces sont immédiatement comblés par les impros jusqu'à Emilie, puis l'Encantado... Tantôt cornemuse, tantôt bombarde, on ne perd jamais Mathys...

La nuit tombe vite et c'est à la lueur de nos loupiotes que nous lançons le célèbre "Refuge" et sa partie chantée, interprétée intégralement, sous la douce couverture de notre Saint Gironnais de service...

Le Paquitto revient, relancé deux fois en préparation de l'incontournable Vino Griego...

Puis, le match terminé, nous nous tournons tous vers les heureux supporters pour une Pitxurie mémorable... C'est sur ce basque que nous prenons congé...

Prévenant, le comité des fêtes nous invite à passer à table pour un repas de bonne facture que nous dégustons dehors, au son de l'orchestre et devant le spectacle impressionnant du feu de la Saint-Jean aux flammes bleutées et au panache de poussières incandescentes...

Soirée réussie, soirée référence à renouveller très vite içi ou ailleurs, avec ou sans feu...

Question feu, nous connaissons...


A samedi pour un retour dans le Couserans...


Gégé




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