Le billet de Gégé


Ignaux 2019: En passant par les fontaines, avec nos sabots...

publié le 11 juil. 2019 à 07:05 par Banda Bomberos de Ganac

Voilà un an, jour pour jour, que nous découvrions Ignaux, petit village en bas de Pailhères avec ses magnifiques fontaines, fiertés des villageois et proposées aux visiteurs dans un état exceptionnel de conservation ou de restauration...

La très active association "Vivre à Ignaux" organise le premier week-end de juillet une découverte guidée de ce patrimoine particulier, et trouve avec cette déambulation originale, l'occasion d'une rencontre festive supplémentaire, en musique et clôturée, ce qui ne gache rien, par le traditionnel repas de l'amité…

Contrairement aux habitudes, le rassemblement à Foix, manque de sérénité...Perplexes et dépités à la fois, nous constatons beaucoup de défections pour cette sortie aux souvenirs si joyeux et à jamais impérissables...Angines, empêchements de dernières minutes, mais aussi coupable inélégance, participent à l'hécatombe...

Du coup, l'ensemble des pupîtres se trouve fragilisé et la perspective d'une prestation bancale envahit brutalement les esprits...En gros j'ai la trouille!...

Au diable, il y a eu Waterloo, il n'y aura pas Ignaux!...

Après une petite demi-heure de nationale 20, nous voilà d'attaque devant la magnifique et toute neuve salle des fêtes...Nous sommes accueillis avec de chaleureuses poignées de mains et d'immédiates évocations des bons moments passés il y a dèjà un an...Tous se souviennent d'un trompettiste, debout dans la Fontaine Centrale, imposant à sa trompette un gargarisme particulier dont le son gouléyant raisonne encore dans les mémoires...Ce soir le papa n'est pas là mais le fils Alexis, lui aussi trompettiste, transmettra assurément ce sympathique témoignage partagé entre tous...

Nous mettons à profit la préparation de la "Cal Buta", célèbre Caddie/Bar itinérant aux boissons multicolores, pour affiner nos diapasons et laisser libre cours à nos impros, manière d'attendre de la montagne le retour de nos accords...

Au signal, prêts, partons!...Le circuit des fontaines a bel et bien commencé...

Un défilé de joyeux lurons, libre de toutes contraintes , s'ébranle entre les maisons de pierres brunes, de sources en fontaines, de pauses musicales en poses photographiques, de bouchons en capsules, du passé au présent et ainsi de suite, à l'entière disposition du maître de cérémonie, coordonateur suprême de ce pélerinage rafraîchissant...

Nous sortons de cette amusante déambulation sans trop de bosses...

Blottis sur le "Les copains d'abord", nous voguons à vue. Les fonds sont hauts mais:

"Non ce n'est pas le radeau

De la Méduse ce bateau...

N'en déplaise aux jeteurs de sorts,

Son capitaine et ses mat'los

Ne sont pas des enfants d'salauds

Mais des amis franco de port

Des copains d'abord..."

"Patientez un peu, monsieur Charles, on vous emmenera plus tard, pour l'instant ça tangue un peu et Emilie ne sourit plus. Pour le pays des merveilles on attend le "Santiano", resté à quai, voiles affaissées, coulisseaux grippés, manoeuvre incertaine qu'une mailloche bloquée ne peut plus rythmer"...

Qu'importe, nos morceaux traditionnels, remis sur les pupîtres, vont se charger du voyage...

Ce petit coin de France nous rassure!.. Les ananas de la belle nana nous ravigottent!..Suppliée, la belle Adelita, nous laisse danser sur le 6/8 de Mauléon, quelque peu grisés par le Vino Griego et par le temps des fleurs...

Encadré par nos lumineuses trompettistes Justine et Mégane, Alexis, poussé ce soir dans le chaudron, comble avec panache le forfait du papa…

Bientôt la vision réconfortante de quelques tables dressées comme de sympahiques présentoirs du pôt de l'amitié, mettra notre gourmandise en émoi, le temps que monsieur le maire nous rejoigne, à son rythme...Hé!. Y a des manières, non?...

D'accord monsieur le juge mais fallait-il, ce soir, nous imposer pareil supplice de Tantale?...

Dans le regard brillant de certains, je devinais la force irrésistible du diable...

Enfin régénérés par ces délicates mises en bouche, nous rejoignons nos places pour le repas où il sera beaucoup question de la dernière partie du show...

Notre président se veut force de propositions... De nos carnets sortira une dixaine de morceaux, vecteurs d'ambiance assurée... Attentif, Claude prend de furtives notes...

Il ne restera plus bientôt que le choix de l'emplacement...

Allons-nous tester l'accoustique de la nouvelle salle des fêtes, comme le souhaiterait notre hôte, ou allons-nous rester sur le perron éclairé que prolongent deux ou trois larges marches en guise de podium, idéal pour profiter de la douceur exceptionnelle de cette soirée d'été?...

Le choix est vite fait!... Groupés sous le puissant éclairage de l'entrée, nous prenons place façon orchestre de bal...Les cuivres en haut, puis les bois et enfin notre batteur et le chef tous tournés vers les convives encore attablées mais résolument attentives à la reprise de l'aubade...

Le ton est donné...Le choix s'avère gagnant...Tout passe...

Récemment remis sur nos pupîtres, "le refuge" est proposé dans sa version chantée...

Doucement soutenus par la musique, nous sommes une poignée à nous lancer dans ce registre contre-nature...Pardon pour les autres mais je ne me souviens que de Jean Pierre à ma gauche et que de Justine à ma droite, jusqu'au dernier refrain...

Je me souviendrai aussi de la formidable ovation qui suivit, couronnant un morceau de musique magnifique à la gloire de nos montagnes...

Petit à petit l'espace se vide...

Nous quitterons Ignaux sur un dernier Vino. 

En passant par les fontaines avec nos sabots...


A samedi prochain, tout près de Manses,

pour un autre verre, toujours à moitié plein...

Gégé


L'Ariègeoise 2019: Tarascon - Col de Péguère:" y a des matins comme çà"...

publié le 3 juil. 2019 à 14:29 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 4 juil. 2019 à 05:42 ]

C'est aujourd'hui, samedi 29 juin, que la célèbre cyclosportive "l' Ariègeoise" va prendre le départ de Tarascon, avec un nombre impressionnant de participants...Nous assurerons l'animation au premier ravitaillement du col de Péguère...

Du haut de ses 1400 mètres - au diable la précision - le col doit sa notoriété au Tour de France qui l'emprunta pour la première fois en 2012, côté Massat, donc par son accés le plus redoutable, si redoutable que la presse sportive parle depuis, du célèbre "mur" de Péguère...Pour des raisons de sécurité insurmontables, sa descente, du même côté et en compétition, continue de dissuader les organisateurs de la "grande boucle"...

Pour l'occasion le rendez-vous est fixé devant la piscine de Foix, à une heure suffisamment avantageuse pour arriver au col et honorer à notre manière les forçats de la route, en plein effort, sous cette canicule bien installée, içi aussi, depuis quelques jours...

Tout, cependant, ne va pas marcher comme prévu et quitter Foix va devenir subitement très, très compliqué...

Les vingt kilomètres qui nous séparent du départ sont effectués à la vitesse d'un éclair par des milliers de coureurs qui se retrouvent sur Villote en un flot continu, ne laissant que de rares échappatoires à utiliser avec le talent des pilotes de formule1...Moteurs poussifs, s'abstenir!...

C'est dans ces conditions que nous retrouvons notre QG d'aujourd'hui pour un très rapide point sur la situation...Une fois le covoiturage rapidement organisé, la consigne est désormais très claire: " Rendez-vous là haut, et pas de coureurs sur le capot"...

Dés cet instant, j'entamais, avec une prudence inouie, une remontée absolument suréaliste de cet extraordinaire peloton multicolore...

Magnifiques sensations que nous ne pensions réservées qu'à quelques privilégiés...La route nous semble entièrement dédiée...En face, les rares utilisateurs semblent résignés...

Dans la voiture, personne ne semble vraiment douter de mes capacités à partager la route dans ces conditions...

Dépassements, évitements, ralentissements, renoncements, avertissements, clignotements, applaudissements et encouragements, voilà pour l'instant la liste des commandements...

Dans la voiture, Mégane a sorti son cornet, et vitres ouvertes, c'est en permanence l'appel au passo-doble, repris par Mathys, dans la voiture qui suit...

Sur le côté, malgré l'effort, les coureurs en redemandent...Certains même, débordant de ressources, n'hésitent pas à reprendre la sonnerie à tue-tête...

Nous venons de passer le col des Marous et bien que, très ombragée, la route me paraît encore longue pour rejoindre les premiers Bomberos...

Des signes de fatigue gagnent inexorablement le peloton et les jambes, maintenant, valident les pourcentages indiqués sur les panneaux routiers...

Pour nous, les choses semblent se simplifier.. La route se dégage d'un coup et l'idée d'une aubade pour la tête de course nous paraît réalisable d'autant que sur place le plus gros de la troupe devrait être en place...

A la sortie d'un virage, nous voilà enfin rassurés...Ils sont bien là!...Mieux encore, leur promptitude à commencer pourrait presque me faire penser qu'ils sont prêts depuis le petit matin... Serge et Yves seront les derniers à prendre place sur ce vaste espace enherbé, à trois cents mètres du basculement sur Massat...

Lionel prend rapidement possession de son chariot déjà en place et sur de rapides et précises indications de Christian, nous ouvrons l'aubade avec " l'incendie à Rio"...

Il est 10 heures et nous entamons deux heures non stop pour un passage continu de coureurs, hommes et femmes de tous âges, amoureux du vélo...

Un instant, près de la route, je note le numéro 5563 sur le guidon d'un participant...Pourtant, à ce moment des passages, la bataille n'est plus engagée... L'essentiel est de tenir jusqu'à Tarascon quelque soit le circuit choisi...

En attendant, notre amuseur attitré fait le show avec le quartet des trompettes...La route devient piste de danse et c'est sur Mauléon qu'avec Colette comme cavalière, Alain démarre une valse mémorable...

Malgré la fatigue, beaucoup de coureurs nous maifestent énormément de sympathie... Ces témoignages vont durer jusqu'au passage de la voiture balai, clap de fin de notre prestation...

Dans l'après-midi, nous apprendrons malheureusement que la course a été arrêtée à la suite d'un malaise fatal sur le parcours, d'une grave chute en descendant le Port, de plusieurs autres malaises et d'autres chutes sur crevaisons liées à la chaleur...

Comme nous nous trouvions sur la première partie du circuit il est très probable que tous ces coureurs soient passés devant nous, en haut du Col de Péguère et peut-être aussi qu'ils aient été amusés par notre divertissement...

"Show must go on!" comme on dit !... "Y a des matins comme çà" où tout peut basculer en quelques secondes, de la rigolade aux larmes...

Il n'empêche que les amuseurs que nous sommes s'associent à leur manière et dans ces quelques lignes sans prétention au chagrin de leurs proches...

La sortie se terminera pour nous autour d'un repas pris à Ganac avant une courte répétition de quelques morceaux choisis pour l'accompagnement des prochaines messes...

A samedi pour une nouvelle sortie en montagne...

Gégé



Sentein: "Il est un coin de France où le bonheur fleurit..."

publié le 28 juin 2019 à 07:08 par Banda Bomberos de Ganac

Sentein, merveilleux petit village blotti au fond de la vallée du Biros qu'il termine, à un saut de biche de l'Espagne...Des maisons imposantes, groupées autour de l'église aux trois clochers, sont les témoins d' un glorieux passé de thermalisme et d'exploitaion minière...Au centre d'un réseau hydraulique important, le village n'en finit pas de ruisseler et c'est très souvent par des ponceaux de pierre ou des passerelles de bois que nous accèdons aux ruelles chargées d'histoire...

Alors que je terminais mon dernier billet par l'espoir de renouveller très vite notre prestation référence de St Pierre de Rivière, "avec ou sans feu", je ne me doutais pas que ce soir nous allions, une fois encore, içi, à Sentein, fêter la Saint Jean, "Sent Joan, beth e gran", comme ils disent…

Le décor ne réserve aucun mystère… Le dernier tableau de ce festival des "lanternes et du feu" ne sera dévoilé donc, qu'une fois la nuit bien installée...

Nous partagerons la soirée avec des groupes vocaux, venus d'autres vallées des Pyrénées, des danses traditionnelles, avec petits et plus grands, des vénérations retentissantes de quelques Peaux-Rouges coloriés de la tête aux ongles des pieds et enfin, des mélodies médiévales d'une harpe celtique aux arpèges métalliques venue peut-être d'une lointaine cité irlandaise…

Après avoir donné le ton avec deux ou trois morceaux identitaires, nous devons laisser la priorité à monsieur le maire pour une courte allocution en guise de bienvenue et surtout en guise de départ oficiel du festival...

Très vite, les minutages imposés cassent la générosité de tous car nous ne sommes pas seuls devant le magnifique kiosque au toit de chaume… Les propositions sont nombreuses et nous prenons régulièrement notre tour dans une organisation un tantinet débordée…

Alors qu'au son des accordéons et des hautbois des Pyrénées, les Biroussans et leurs jeunes émules terminent une série de danses folkloriques, s'élèvent les puissantes voix des Natseipas de la vallée d'Ossau sur un"refuge" tellement irrésistible qu'il nous est impossible de rester de marbre, tout comme les Barlongueras du Couserans… Juste aprés les premières mesures, nous voilà tous rassemblés pour une chorale unique, exceptionnelle, inoubliable, d'autant que l"Immortelle" de Nadau arrive avec son refrain mythique juste avant le "Se canto" fédérateur, emblématique des Pyrénées...

Dans cette chorale sans équivalente, Mathys et sa cornemuse aura été sollicité en permanence par ces musiciens confirmés parmi lesquels le réputé Pierre Rouch, facteur d'instruments à vent qu'on ne présente plus dans la région...

Nous reprendrons bientôt une série de morceaux loin d'avoir une réputation soporifique avant de regagner la table des "intervenants" pour une rapide collation prise au son de la batucada toulousaine...

Le repas de ce soir n'aura pas les prolongations d'un repas de famille… Une certaine impatiente nous gagne...Les décisions du commandement sont loin de nous convaincre... Le soufflé ne doit pas retomber... Rapidement nous reformons le cercle pour une série au final exceptionnel...

Nos sollistes ravivent les braises avec "Les copains", "When the saints", "Le temps des fleurs"... Le groupe folklorique réapparait, impatient... C'en est trop, "El gato" déclanche le passo, "Mauléon" la valse... Enfin, cernés par une ronde magnifique nous alignons "L'incantada" et le '"Paquito"... Le bonhomme au chapeau n'en revient pas...

La déambulation dans le village peut commencer...

Pour l'instant cantonnés au centre de la place, nous n'interviendrons que plus tard dans les petites rues avec un répertoire pas vraiment porté sur la méditation...Peut-être fallait-il cette variante païenne en fin de défilé alors que devant les voix prenantes accrochaient la majorité...Que de poésie dans ce dernier tableau où, depuis son balcon baigné de vert fluo, la douce Araelle et sa harpe celtique, adresse des messages d'espoir au public en communion...

Le retour est proche et les artistes du feu préparent à leur manière l'embrasement du brandon de "San Joan", sous la haute surveillance d'une poignée de pompiers… Puis le feu démarre enfin dans un crépitement permanent et éclaire à lui seul la voute céleste… Arrive enfin le lâcher des lanternes... Moment de poésie intense et inoubliable où de frèles lanternes de papier, gonflées par l'air chaud de leur réchaud de fortune, quittent le sol comme de minuscules montgolfères, direction la vallée de Biros...

"Et le vent qui vient d'Espagne

porte au loin cet air joyeux."

Voilà comment on peut vivre de merveilleux moments, içi, dans notre Couserans loin de l'agitation et plus près du bon dieu, s'il existe...

A samedi pour d'autres hauteurs...

Gégé

Saint Pierre de Rivière: Une sortie qui réchauffe...

publié le 21 juin 2019 à 01:03 par Banda Bomberos de Ganac

Après une matinée "Ecossaise" où il nous fallut polaires et parkas pour éviter le rinçage complet de nos bonnes intentions, nous sommes attendus à Saint Pierre de Rivière, à portée de notes de Ganac, pour le feu de la Saint Jean, célébration coutumière de l'arrivée de l'été…

Nous nous retrouvons sur la grande place occupée, une fois n'est pas coutume par un immense brandon, non donné à l'amoncellement de bois et du fût haut d'une bonne dizaine de mètres, destinés à l'embrasement une fois la nuit tombée...

De près, le tas de bois semble respecter une construction précise pour permettre la bonne circulation de l'air. Des coins maintiennent la flèche éclatée pour un meilleur passage des flammes alimentées, à leur tour, par un produit pétrolier dont l'odeur âcre nous est régulièrement renvoyée par un très léger courant d'air...

J'imagine facilement le dépositaire de la technique qui perpétue son savoir faire à travers les fêtes comme celle çi...

A gauche l'orchestre "Acropole" en plein réglage son...

A droite, la buvette et la télé...

Ce soir nous aurons une concurente redoutable: la finale du top 14 avec un fan club du Stade Toulousain bien décidé à soutenir les Ariègeois de l'équipe... Nous voilà avertis...

Sauf coupure de courant, il va être difficile de reconnaître des visages...

Indifférents à ce tropisme médiatique quelques inconditionnels nous manifestent leur soutien et très vite l'espace se partage un deux clans inégaux et dos à dos, les "debouts" à l'est et les "assis" à l'ouest...

En l'absence de Claude, Yves, comme ce matin, se charge de gérer les énergies des 19 bomberos, fièrement dotés de leur nouvelles chemisettes que l'on devine à peine à cause des petits 17 degrés de la soirée...C'est le baptème du feu pour Mathys et sa cornemuse.

Nous espèrons que ce sonneur remaquable grandira avec nous, servi par un répertoire singulier que nous allons lui trouver...

Dès les premières mesures, le ton est donné. La précision est là. Tout passe...

Placés autour de Lionel, nous sommes attentifs à chacun... Nous en oublions presque l'environnement, je dis presque, car il nous est impossible de rester insensibles aux sympathiques encouragements des "assis"...

La variété du répertoire induit des improvisations d'une très haute qualité...Chapeau et respect à nos solistes où tous les pupîtres sont honorés...Votre jeu cloue le bec aux sceptiques...

Il semblerait que la mi-temps du match, et un score de 11 points pour les rouges et noirs redonnent de l'intérêt à notre prestation...

Quelques repantis demandent du chant, du traditionnel...

Sans états d'âme, des choix judicieux se font de suite, quitte à les rejouer plus tard, dans l'euphorie d'un match gagné...Vous en voulez du basque, du Nadau, du disco?...

C'est mieux que la pub non?...

Stratége confirmé, notre chef ne siffle notre pause que quand celle du Stade de France est terminée...

Il était temps...Pris dans l'ambiance, nous avons oublié que nos lèvres étaient des muscles à ménager...

Montre en main et contrat en tête, notre président borde la pause avec une précision militaire... La buvette n'est pas saturée, nous avons tous notre ticket conso, donc, pour l'instant aucune raison de déraper...

Là, un oeil sur le score, içi, une oreille attentive, puis un gobelet qui arrive enfin, bref, tout ce qui contribue à sortir du chaudron est bon à prendre surtout quand c'est du positif... Question positif, nous avons la merveilleuse surprise de revoir Anaïs, Jérémy et leur petite Lison...

Quel plaisir de retrouver nos jeunes musiciens qui se sont connus à Argelès Cazost en 2014 au festival Muchas Bandas où nous étions...Merveilleuse photo souvenir avec Lison, 4 mois, qui fait le buzz auprès des anciens maintenant obligés d'écourter cette belle rencontre pour retrouver le restant de la troupe pour la dernière partie de l'animation...

Après l'effet vitamine C de cette pause nous reprennons l'aubade avec une pêche d'enfer...

Yves nous emmène dans toutes les directions souvent au grand dam du classement de nos partitions... Nous avons un tel plaisir à jouer que nous enchaînons avec une surprenante décontraction... Les morceaux "haute voltige" sont abordés avec un culot jamais atteint... J'ai vu le moment où l"Apothéosis" et le "Génération désenchantée", morceaux techniques et piègeux, allaient être repris en boucle...

Maintenant c'est nous qui orientons Yves...

Les espaces sont immédiatement comblés par les impros jusqu'à Emilie, puis l'Encantado... Tantôt cornemuse, tantôt bombarde, on ne perd jamais Mathys...

La nuit tombe vite et c'est à la lueur de nos loupiotes que nous lançons le célèbre "Refuge" et sa partie chantée, interprétée intégralement, sous la douce couverture de notre Saint Gironnais de service...

Le Paquitto revient, relancé deux fois en préparation de l'incontournable Vino Griego...

Puis, le match terminé, nous nous tournons tous vers les heureux supporters pour une Pitxurie mémorable... C'est sur ce basque que nous prenons congé...

Prévenant, le comité des fêtes nous invite à passer à table pour un repas de bonne facture que nous dégustons dehors, au son de l'orchestre et devant le spectacle impressionnant du feu de la Saint-Jean aux flammes bleutées et au panache de poussières incandescentes...

Soirée réussie, soirée référence à renouveller très vite içi ou ailleurs, avec ou sans feu...

Question feu, nous connaissons...


A samedi pour un retour dans le Couserans...


Gégé




Seix 2019 : Rendez-vous en terre connue...

publié le 20 juin 2019 à 03:11 par Banda Bomberos de Ganac

C'est la quatrième année consécutive que nous participons à la fête de la transhumance en Couserans, içi, à Seix...

Si le temps avait été d'une grande clémence ces trois dernières années, aujourd'hui, le tableau n'est plus le même au point de se demander si nous ne nous sommes pas trompés de montagnes...

Une pluie fine et "traversière" ne cesse de tomber…

Les questions, d'une banale réalité, fusent...

Nos instruments?... Bois, pas bois?...Et les partoches?...Barnums?...Où est lla halle?...Combien de cafés?...Ah, enfin ma parka!...Et tout ce monde?...Et la route, déjà brunâtre?...

Méthodiques et probablement rompus à de pareilles expériences, Michel et Christian entreprennent un camouflage de leur sax, digne des commandos-marines de Mont-Louis...

Allo!...Monsieur Eugène?...Pensez-vous que vos sacs...? Ouf!...

L'habillage devient vite coquet; noir pour Christian, ou jaune pour Michel, euh, pas "jaune gillet" mais jaune pâle, jaune transparent, le truc où on peut encore voir les doigts… 

Peu importe la manière, façon "banane" pour Michel, façon "pénitent noir" pour Christian, guidés par la seule obligation de résultat, nos deux sax sont maintenant prêts à affronter les éléments devant le restant de la troupe, médusé, certains regrettant le service militaire et d'autres déjà candidats au nouveau SNU...

Sous la pluie, les verres de nos lunettes semblent faïencés par les vocalises de la Castafiore... L'index en guise d'essuie-glace reporte à plus tard un essuyage complet...

Après un rapide tour d'horizon, notre président repère la halle, en face l'église, de l'autre côté du Salat... La consigne est vite comprise...Têtes baissées, et pour cause, la route est déjà bien chargée, les premiers arrivés balisent un petit périmètre pour enfin, aligner les premières notes de la matinée...Mais l'espace est déjà occupé par un petit vide-grenier et surtout par la fromagère qui perd petit à petit son sourire de commerçante avenante pour des mâchoires crispées à l'idée de partager ou de sacrifier une partie de son chiffre d'affaires...Les signes de réconfort ne font pas mouche!...La voilà cependant complètement rassurée quand une collégue du célèbre Jean Claude, nous intime l'ordre d'arrêter de jouer pour ne pas effrayer les chevaux...

"El gato montés" est stoppé net!...Nous quittons la halle!...La fromagère revit!...L'histoire ne nous dit pas si elle a regretté cette publicité inattendue...

Puis, toujours Jean Claude, le maître d'oeuvre du rassemblement, donne de la voix...Une voix qui, par la sonorisation du village, sort de partout sans savoir d'où elle vient...Tout y passe, consignes de sécurité, placement des groupes, ordonnancement des troupeaux, recommandations diverses, publicité pour les bistrots, re-consignes de sécurité et gare si le synopsis n'est pas respecté, le ton monte alors et l'écho amplifie la colère... Tant pis si les "majorettes hommes" se vexent...

"Nom d'un chien, mais où sont-ils ? C'est pas possible ça!!!..." "C'est vrai quoi!!... Et beh, où êtes-vous?..."

Nous attendrons ainsi de longues minutes, sous la bruine, avant que le défilé trouve son ordre de marche définitif et que nous nous mettions enfin en mouvement derriere les majorettes de Lavelanet, attentives à nos morceaux qu'elles rythmeront d'élégante manière...Trois morceaux sont choisis en concertation avec la cheffe, pas trop toniques pour ménager les plus petites jambes et repris en boucle pendant le passage..."L'incendie à Rio", "El gato montés" brutalement écourté par le passage des chevaux et enfin "Adélita"...

Joué en boucle, en défilé, sur un itinéraire "porte-chance", vêtements presque saturés, des perles de pluie en guise de notes, " El gato montés" restera un moment mémorable de cette journée...

Le circuit bouclé, notre principale préoccupation, comme tous les groupes, est de trouver un abri...Visiblement Jean Claude n'avait pas prévu ce mauvais temps, donc à nous de nous débrouiller et de composer avec les nombreux spectateurs groupés sous les quelques barnums jalousement convoités...

Dans ces conditions, un éparpillement des rouges devient presque inévitable... Une dizaine de bomberos investissent le café de la place pour un boeuf improvisé, et quand j'ai su qui était à la manoeuvre, il n'est pas étonnant que le patron en redemande… Soucieux de récupérer les brebis égarées pour une aubade plus organisée, j'ai vite situé l'épicentre et surtout l'infatigable animateur...

Rapidement Alain et les boys rejoignent le groupe en pleine "Calle Sierpès", pour un morceau obligé, içi, en Couseran: "L'Encantado". C'est donc, nous aussi avec Nadau que nous donnons la réplique aux Gairimontais qui terminent à l'instant le "Mon dieu que j'en suis à mon aise" sous une autre tente, de l'autre côté de la place...

Viendra enfin le temps du casse-croute, saucisse ou ventrèche/ frites, un verre de vin et une pomme à croquer, le tout sans plateau!... Café payant!...

Jean Claude doit être coaché par un banquier Auvergnat, Centralien et rapiat...

Heureusement que nous avons un président prévoyant, car sur ses conseils, j'ai complété ce festin de nouveau né, par quelques fromages achetés ailleurs que sous la halle, avec baguettes de campagne et un Fronton qui, aux dires du même président, devrait laisser les papilles demandeuses pendant longtemps...Espérons que l'invité surprise de l'ami Jean Claude, le député- ténor Jean Lassalle, pour l'instant préoccupé par l'abrogation de la Convention de Berne, aura l'autre plateau, celui proposé à ceux qui payent...

Nous quitterons Seix toujours sous la pluie, direction Foix pour trois bonnes heures de temps libre avant de nous retrouver à Saint Pierre de Rivière pour un feu de la Saint Jean époustouflant... Il me semble que depuis quelques jours nous sommes en odeur de sainteté...


A tout à l'heure...


Gégé






Saint-Paul de Jarrat : première fête de l'été...

publié le 20 juin 2019 à 02:33 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 20 juin 2019 à 03:02 ]

Traditionnellement, c'est pour Pentecôte que Saint Paul de Jarrat ouvre la longue liste des fêtes de l'été en Ariège…

Souvent sollicités, nous avons pu enfin, cette année, répondre à l'invitation du comité des fête pour animer l'apéritif et le repas du dimanche soir, intermède musical de quelques heures jusqu'à ce que l'orchestre reprenne son show pour le restant de la soirée…

Une longue et étroite traversée du village nous amène à la salle des fêtes, point de rassemblement pour notre première sortie estivale.. La météo tristounette de ce dimanche sème le doute sur la renommée de Saint Médard… Certains pointent les gros nuages sombres, s'en remettant, fatalistes, aux vertus de Barnabé…D'autres, plus nombreux, pas forcèment plus jeunes, préfèrent, réalistes, les gambettes des danseuses de l'orchestre Jean Ribul, sur une de leurs dernières chorégraphies de l'après-midi…

L'affiche est solide et l'entracte s'annonce périlleux…

Après tout, qu'avons nous de moins?...A cet instant, une bonne sono et un bon éclairage!... Quant au reste, les paillettes ne font pas tout et nous avons, pour l'entame, un coeur gros comme çà!...

Chez nous, aujourd'hui, c'est Mégane qui porte du blanc, arborant pour la première fois la nouvelle chemisette blanche floquée de la célèbre grenouille de Ganac… Les couleurs d'origine n'ayant pas pu revenir, il était temps de redonner un peu de pep's à nos livrées...Avec l'expertise que nous lui connaissons, notre Michel national s'est chargé avec brio de notre nouvelle parure…L'habit ne faisant pas le moine, nous aurons à coeur de mériter cette éclatante transformation...

C'est un diesel???

Diesel: "Moteur nécéssitant des bougies de préchaufage pour faciliter le démarrage..."

Alors que les artistes quittent le podium pour une récupération méritée, nous sommes vingt à prendre le relais, groupés dans ce que l'on appelle la fosse et bien déterminés à ne pas nous laisser enterrer… Nos standards révèlent nos intentions…

Quelques petits trébuchages n'ont vraiment d'importance que pour nous car le public, plus préoccupé par le contenu du menu et par le choix des places, semble pour l'instant insensible à notre tour de chauffe…

Le bruit de la fête forraine, toute proche, couvre nos parties chantées...A défaut d'une intervention préventive ou spontanée, nous devrons solliciter l'éclairagiste de service puisque l'imposante console semble jalousement réservée aux effets spéciaux de l'orchestre…Malgré ces petits désagréments et courageux comme des bomberos que nous sommes, nous alignons nos deux premiers carnets sous la généreuse direction de Claude…

Les talentueuses impros réveillent par enchantement une salle endormie...Ce sursaut promet à l'évidence une seconde partie plus chaleureuse, partie que nous aborderons après une courte pause, le temps d'un rapide rafraichissement…

Diesel: "Marque de vêtements et de produits de luxe..."

Il y a des mi-temps légendaires où les éclats d'un Bernard Laporte ou d'un Aimé Jacquet restent dans les mémoires…Peut-on imaginer pareilles mises au point, içi, en Ariège, par une aprés-midi de Pentecôte?...La réponse ne va pas tarder…

Le groupe se connaît parfaitement et il n'est guère besoin de stentors pour regagner les sentiers battus…Un léger changement de placement va permettre aux musiciens de mieux s'entendre et de retrouver plus de cohésion pour la suite de l'aubade…Le groupe renoue avec les applaudissements...Je vois même des couples danser…

Près du trio anti dépresseur des trompettes, les clarinettes s'affirment…En face, les altos retrouvent la sérenité des ténors, leurs grands frères… Les basses, remarquablement emmenées par le trio déchainé des trombones avec le retour remarqué de Maxence, le Québécois, rebalisent le chemin avec autorité sous le contrôle retrouvé de notre batteur ragaillardi…

Les automatismes se remettent en place... Hélas le temps passe très vite et il n'est pas question de faire l'impasse sur les morceaux références, obligeant Claude à adapter les dernières partitions à l'horaire imposé …C'est donc sur des airs traditionels archi connus que nous mettrons un terme à ce premier contrat…

Les 22 heures sont largement dépassées…Les musiciens de Jean Ribul reprennent leur place pour une deuxième partie époustouflante…

Nous regagnons le réfectoire improvisé au fond de la salle pour un savoureux et copieux buffet, auquel nous faisons honneur avec gourmandise...Notre président manifestera notre gratitude à tout le comité des fêtes pour cette réception exceptionnelle…

Je retiendrai de cette soirée Diesel, qu'après un préchauffage maitrisé, nous sommes capables de proposer du beau, du bien, du haut de gamme...

Nous avons pris ce soir la juste dimension de ce qui nous attend pour nos prochaines sorties. Un défi que nous sommes tous décidés à relever…

A samedi sur d'autres sentiers le matin et, le soir, autour d'un feu de la Saint jean…

Gégé



































Toques et Clochers 2019 à la Digne d’Amont.

publié le 29 avr. 2019 à 03:02 par Banda Bomberos de Ganac

Après le drame de Trèbes et l’annulation, pour des raisons de sécurité, des Toques et Clochers de Loupia, c’est à La Digne d’amont, cette année, que les vignerons du Sieur d’Arques s’apprêtent à relever le défi avec des enchères qui s’annoncent déjà exceptionnelles...

Situé lui aussi dans la proche périphérie de Limoux, le petit village est bâti autour de sa chapelle Sainte Colombe, dont les historiens remontent l’héritage à l‘époque des Wisigoths.

Il est traversé par le Cougain, petite rivière de bien triste réputation, puisque,

subitement transformé en torrent tumultueux, il participa en octobre dernier, en quelques heures, et avec une violence inouïe, aux funestes projets de l’Aude, devenue en une nuit, un fleuve dévastateur laissant derrière lui une vallée meurtrie, à jamais gravée dans nos mémoires…


Aujourd’hui 13 avril, nous avons rendez-vous sur le vaste parking du supermarché de Verniolle à un horaire établi avec prudence, compte tenu d’un itinéraire imposé, sinueux et vallonné …A l ‘exception d’une poignée de musiciens, le groupe, impatient et très motivé pour cette première sortie de la saison au pays de la blanquette, se rassemble autour du président pour d’ultimes consignes …

Plus question de musique, la check-list est consacrée au nombre de repas, de boissons, de capacité du minibus, de covoiturage, de lyres, de partitions…

Un clin d’œil particulier à Mégane, pétillante cornettiste, à la tête bouclée de cheveux noirs et brillants, comme tirés d’ une pelote de laine angora, à la toujours souriante Justine toute auréolée de son premier prix de trompette, récompense suprême d’une année de travail, tout comme son amie Eva, la petite fille de Michel, au piano quant à elle, dont l’incroyable prestation, capturée à la sauvette, me touche énormément, et enfin à Jacques, notre baryton-baroudeur, artisan de notre mémoire visuelle, toujours en quête de magnifiques clichés...

C’est aujourd’hui le baptême du feu pour nos trois amis qui, pour l’instant, semblent aborder le challenge dans d’excellentes conditions sous la haute protection du groupe tout entier…Juliette, inconditionnelle groupie, accompagne aujourd’hui son papa clarinettiste, chargé pour cette fois du transport de l’imposant chariot de notre batteur…


L’accès au village confirme les difficultés annoncées. Nos tenues rouges, passeports privilégiés, n’auront raison des strictes mesures de sécurité appliquées à la lettre par les gendarmes…

Nous nous résignons à faire une boucle d’une dizaine de kilomètres pour arriver de l’autre côté du village où nous sommes orientés vers un grand champ en guise de parking…

La pluie des derniers jours a tenu ses promesses et le sol ressemble plus souvent à une tourbière qu’à un chaume asséché…

Nous sommes à cinq cents mètres du centre du village…Tout à l’heure, nous serons les premiers à jouer…

L’organisateur se fait attendre… Nous meublons en prenant la pose sous l’œil expert de Jacques, puis, instruments montés, nous anticipons le mouvement un peu au hasard, avec l’aide d’un plan qui n’est précis que pour les Dignois…

Sortis de ce parking de fortune, arrive enfin le gaillard, perché sur sa bicyclette avec de bien beaux arguments …

D’abord le petit morceau de papier qui fait toujours plaisir au trésorier, puis des tickets colorés distribués avec une rigueur de comptable et enfin, index tendu, la direction officielle du théâtre des opérations…


Premiers jours du printemps, premières véritables sorties sous ce soleil sans concurrents et déjà énormément de monde dans les rues étroites du village pavoisées aux calicots du « Sieur d’Arques »…

Au hasard d’une rue, nous retrouvons Pat, fidèle « pompier » qui restera avec nous jusqu’à la fin …


Malgré les adresses fléchées des débits de boissons non alcoolisées, l’essentiel de la consommation a des couleurs bien plus pâles que les sodas à secouer…

Les bulles sont omniprésentes…Le Pas de la Case est très loin et le jaune n’a pas la même intensité…

Très vite, l’équation- soutien au commerce local et température estivale- a la solution attendue et apparemment cette solution a été largement anticipée vu l’importance des services de secours et de sécurité…


Nos deux premiers carnets sont joués devant un public nombreux, tout près d’un des quatre caveaux que nous animerons à tour de rôle...

Nous partageons l’après midi avec d’autres groupes et c’est avec surprise et bonheur que nous croisons Jeannou et son hélicon qui, comme toujours, fait des prouesses mais cette fois avec d’autres musiciens…

Nous avons de plus en plus de mal à progresser dans ces petites rues avec, en ligne de mire le panache blanc de notre président…

Le moment n’est pas à la contemplation ! Si tu perds un rouge, tu perds deux morceaux et inutile de téléphoner, il vaut mieux attendre et prier pour que Pat arrive au plus vite…

Michel, pourtant grand connaisseur de l’étoile polaire, vient d’être récupéré un peu dans ces conditions, juste avant la demande de rançon…

Cette remarquable exfiltration a quelque peu occulté les merveilleuses pommes de terre au four accompagnées, au choix, de gésiers ou de lardons et les deux crêpes immenses qui ont rassasié les plus gourmands comme quoi, le dicton « Il vaut mieux faire envie que pitié » est désormais vérifié…Donc, question envie, on remettra le couvert plus tard !...


Nous jouons nos derniers morceaux sous un éclairage blafard, pour un public toujours réceptif que nous quittons, satisfaits de cette première grande sortie de la saison…

Nous reprenons le chemin, le nez dans les étoiles…

Michel, légèrement agacé du manque d’intérêt momentané de Colette pour la lecture du ciel, elle pourtant si experte, nous montre la ceinture d’Orion, ses jambes, ses épaules et nous laisse imaginer l’arc qu’il tend, malheureusement caché ce soir par la montagne…

Le puissant faisceau de la lampe torche d’un agent de sécurité nous ramène brutalement sur terre…Dommage ! On aurait bien voulu en savoir plus !...

La sortie se termine où elle a commencé, sur le parking de Verniolle, dans une joie non dissimulée…

Bonheur décuplé pour nos nouvelles recrues qui garderont un excellent souvenir de ce déplacement en terre audoise, terre d’accueil qui aime les musiciens et où la fête a toujours le dernier mot…


A bientôt pour une nouvelle répétition pour ne pas perdre la main…



Gégé


Messe de Noël 2018.

publié le 6 janv. 2019 à 13:54 par Banda Bomberos de Ganac

Nous voilà réunis une fois de plus dans la petite église de Ganac, pour l’animation musicale de la messe de Noël, rendez-vous traditionnel, attendu et préparé avec un soin particulier… Ce soir notre répertoire sera complété de quelques nouveautés, tirées des chants traditionnels, donnant au rassemblement un petit air de concert de Noël où tous, petits et grands, trouveront leur bonheur…

 

Mise en place et derniers calages…

 

Accompagné de Lionel et Thibault, récupérés à leur domicile à une heure définie avec une prévision raisonnable, nous laisserons bientôt la plaine appaméenne engourdie dans une grisaille tenace pour un ciel bleu sans nuage avec, en fond de toile, nos majestueuses Pyrénées ariègeoises…

Foix, complètement engorgée par la circulation, consomme  en peu de temps le crédit de minutes octroyé et très vite, l’inquiétude, légitime, gagne le restant de l’équipe déjà sur place…

Enfin arrivés à bon port, les civilités prendront le temps qu’il faudra, mais pas question pour moi d’adresser une vague salutation générale…

Très vite la petite chapelle se comble de musiciens…Nous sommes 18 aujourd’hui et l’installation va s’avérer délicate…

L’horaire nous oblige à commencer les raccords avant que les derniers musiciens, pris eux aussi dans la nasse fuxéenne, ne complètent l’effectif…

En attendant, Yves est à la baguette…

D’un côté du petit autel, notre batteur ne jouera ce soir qu’un seul élément du chariot. Les quatre cuivres resteront plaqués au mur.

De l’autre côté, juste ce qu’il faut pour nos deux basses.

Au milieu, le baryton et le président, au ténor; partageront la rangée avec les deux trombones seuls bénéficiaires  du volume syndical que leur impose leur coulisse.

Le premier rang est laissé aux trois clarinettes et au soprano.

Les deux altos, quant à eux, déborderont légèrement de l’espace et enfin, notre guide clarinettiste dirigera debout…

Ouf ! 18 musiciens dans 17 mètres carrés !...

 

L’ensemble des morceaux est revu en un temps record…

L’acoustique oblige le respect scrupuleux des tonalités…

Une fois les précieuses consignes mémorisées nous aurons très peu de temps pour un relâchement salutaire car l’horaire nous rattrape très vite…

La rosace que j’ai en face, perd de plus en plus de son éclat…

Les premiers fidèles arrivent. Juste l’avance qu’il faut  car, comme d’habitude, les places assises vont être vite prises…

Dans une dernière volée, les cloches annoncent, tel un brigadier, le commencement de la cérémonie…

La foule nombreuse est chaleureusement accueillie par monsieur le curé qui souligne une fois encore le bonheur d’être là ce soir. « Bonheur partagé par tous et surtout par moi, nous dit-il, pour cette messe de Noël que les musiciens vont accompagner »…

Nous apprenons aussi, dans un amusant décompte, que beaucoup de visiteurs étrangers se mêlent ce soir à l’assistance sans compter que, côté musiciens, nous avions, nous aussi, un tromboniste, Québecois d’adoption…

 

 

 

Un répertoire nouveau et majestueux…

 

Nous ouvrons la messe par « Adeste fidèles », hymne traditionnel triomphal et rassembleur, avant d’accompagner les enfants à la crèche avec « Il est né le divin enfant »…

 Un long moment de silence s’en suivra pour nous avant l’offertoire et le majestueux « Minuit Chrétien »... Puis avec la « Belle nuit, Sainte nuit », morceau magique, d’une magnifique résonnance dans cette église bondée, nous accompagnerons, ad-libitum, l’intégralité de la communion …

 

A la fin de la cérémonie, monsieur le curé, que nous avions préalablement mis dans la confidence, invite l’assemblée à s’asseoir pour suivre la prolongation musicale,  avec une attention particulière pour les petits…

Surpris par cette sympathique injonction,  nous entamons une série de quatre morceaux d’anthologie, que nous alignons presque sans coupure, comme si nous avions craint de ne pouvoir retenir le public jusqu’à la fin…

Tour à tour, nous offrirons «Les anges dans nos campagnes», « Vive le vent »,

« La marche des rois mages » et pour finir,  l’incontournable « Petit papa Noël » morceau de circonstance repris par tous…

Ce morceau chavira l’assistance  et une immense ovation s’en suivit …

Enorme sensation que de voir cette petite église archi comble se lever d’un coup pour manifester longuement, très longuement son bonheur…

Dorénavant nous tiendrons compte de ce bonheur partagé en puisant dans notre hotte de nouvelles surprises à consommer sans modération…

 

Le traditionnel vin chaud offert par le comité des fêtes nous permettra de recevoir les témoignages élogieux de notre prestation qui restera longtemps dans les mémoires…

 

A bientôt pour de nouvelles préparations…

Gégé

I

 

Handy-Loisirs 2018 : Le rendez-vous annuel en trois figures…

publié le 1 déc. 2018 à 05:09 par Banda Bomberos de Ganac

En cette veille de sainte Catherine où, comme il est dit, tout arbre prend racine, nous nous retrouvons dans la très accueillante salle des fêtes de Ganac, pour honorer notre traditionnel rendez-vous avec nos amis de Handy-loisirs, public éprouvé et extrêmement sensible à notre engagement depuis de nombreuses années…

Nous avons coutume de prolonger ce rendez-vous par notre assemblée générale, point final de chaque saison et occasion d’échanges fructueux entre musiciens mais aussi avec nos fidèles soutiens …

Puis, et en guise de troisième coutume, c’est armés d’ustensiles extrêmement pacifiques, que les prolongations se joueront autour d’un copieux et succulent repas, sans fausses notes, à l’image de cette journée…

 

Première figure…

 

Aujourd’hui la salle des fêtes ressemble à une grande salle de récréation où nos amis et leurs accompagnateurs nous reçoivent avec une grande impatience…La sono raisonne de musiques diverses que semble apprécier la majorité, sagement installée de part et d’autre de la piste, au centre de laquelle, pourtant, quelques apprentis danseurs se hasardent avec maladresse sur des tempos improbables…

Très vite les  visages s’illuminent et tous maintenant attendent cette aubade particulière promise depuis longtemps comme un cadeau de Noël…

Nous prenons petit à petit nos repères devant l’estrade, et très vite, l’après-midi démarre, rythmée comme un quadrille, avec nos standards que tout le monde reprend, bras levés et gorge déployée, dans une ambiance de fête où nous n’oublierons pas l’anniversaire de Marie-Pierre, surprise et émue par cette particulière attention, prisonnière de son fauteuil et pourtant tellement heureuse de participer elle aussi à la farandole…

Devant, Lionel, dans un très grand jour, suscite d’élogieux commentaires.

Dans une rythmique impeccable il embarque l’ensemble vers des sommets sous la protection éblouissante de nos trompettistes, heureux d’encadrer notre nouvelle recrue Caroline qui se prête à l’exercice dans une étonnante décontraction…

Hélas nos carnets se terminent trop vite et bientôt, nous n’aurons d’intérêt que pour les savoureuses croustades, apaisantes douceurs pour nos commissures éprouvées…

La seconde mi-temps se poursuivra sans fautes où nous avons pris un réel plaisir à jouer devant ce public généreux, venu ici glaner une bien nécessaire contrepartie à un douloureux quotidien…

 

Deuxième figure…

 

L’Incantada clôturera ce rendez-vous enchanté, puis la salle reprendra doucement sa vocation…Le signal rouge, témoin intransigeant de nos débordements musicaux, n’aura plus aucun intérêt…Quelques rangées de chaises font face à la longue table qui nous servira de bureau…Bientôt les différents rapports scelleront, le temps d’un vote, le parcours annuel de l’association…Une large concertation suivra quelques sujets de réflexion proposés par notre président…

La discussion ouverte montrera le grand intérêt et la motivation de nos jeunes musiciens…

Grâce à la surprenante force de proposition, de vagues objectifs deviennent vite des pistes parfaitement balisées…Choix des morceaux, intégration des nouveaux musiciens, calendrier des répétitions, bref, beaucoup de thèmes abordés avec franchise et réalisme….

 

Troisième figure…

 

Voici bientôt la fin de ce sympathique quadrille avec le succulent et généreux repas que nous prendrons ensemble dans la petite pièce, faisant, pour un soir, office de réfectoire…Ce soir, nous devons la signature de ces agapes à la restauratrice locale qui visiblement met autant de joie dans sa cuisine que sur le calicot de sa boutique puisque c’est  au nom de « Vallée-Rie » que les gourmands trouveront l’adresse…

 

Un copieux apéritif, exhaussé par une délicate charcuterie et des amuses gueules traditionnels, va sonner l’ouverture du banquet…

Notre gourmandise légendaire se trouve désormais face à cette douce épreuve…

Tous les signaux sont au vert…Le régime moteur est atteint…Le plein est assuré, du bon, du parfumé, d’un de ceux  qui vous laissent du souvenir et un goût de « revenez-y »…

Un sublime bœuf en daube que l’académie baptise bœuf « guiness » et ses pommes de terre magiques coupent court momentanément à tous échanges…

Seulement momentanément,  car la bonne humeur, les éclats de voix, les rigolades reprennent de plus belle consacrant définitivement ce repas comme le repas des copains que clôture un dessert à la hauteur de l’invitation…

Mais il va de soi, qu’avec les festayres, la musique n’est jamais très loin…Un tout autre bœuf se prépare avec nos trompettistes et leurs improvisations…Prouesses étonnantes

autour de morceaux revisités en parfaite liberté que seuls les meilleurs peuvent réussir…

 

Nous nous retrouverons le dimanche 16 décembre pour préparer la magie de Noël…

 

Gageons que la sainte Catherine aura sur le groupe les mêmes effets que sur les arbres…

 

A bientôt …

 

Gégé

 

  

Samedi 15 septembre :Une soirée autour de Nadau …

publié le 8 oct. 2018 à 11:05 par Banda Bomberos de Ganac

Hasard du calendrier ou pas, nous clôturons notre saison où nous l’avons commencée en février dernier, ici, à Crampagna, à la demande, appuyée, du comité des fêtes pour animer  l’avant et l’après concert de Nadau, que l’on ne présente plus…

Conscient de l’importance du challenge - les concerts de Nadau déplacent toujours beaucoup de monde - notre président, tel un architecte, a pris beaucoup de soin à bâtir cette soirée avant d’engager le groupe dans une réponse positive…

Une ultime feuille de présence validée et nous voilà partis, tous décidés à écrire une nouvelle page de notre recueil musical où figurent déjà, les merveilleux moments vécus au plateau de Beille, en juillet 2015, autour de la « lenga nòstra » et de son célèbre colporteur…

 

Un préambule chaud bouillant…

 

Le placement libre oblige une ouverture dès 19 heures, deux heures donc que nous comblerons avant les premières tonalités du spectacle…

 

Ponctuels, nous nous trouvons, dés l’entrée du village, face à une organisation exemplaire digne des grands rassemblements…

A la simple vue de nos tenues, nous sommes dirigés, comme prévu, vers le parking réservé aux  artistes…

A gauche, un immense champ recevra le flot continu des autres voitures pour un placement précis et rigoureux, étroitement surveillé par les membres du comité des fêtes…

 

Tout est prétexte, pour l’instant, à faire baisser la pression…

Claude semble parfaitement détendu… Il faut dire que monsieur vient d’effectuer son dernier saut en parachute de la journée et qu’à ce jour, il n’a rien trouvé de mieux pour se calmer…

 

Euh !...L’exemple suffit à dissiper rapidement toute nervosité…

 

Pas le temps de s’étendre sur les présentations…L’immersion se fait en un clin d’œil…

Petit à petit, le centre d’intérêt revendiqué se crée autour de la buvette...

Alors qu’à l’intérieur les chaises se parent de vestes et de gilets, signes de locations précaires, la curiosité  prend vite le dessus… Nous profitons alors d’un auditoire nombreux,  prêt à partager ce tour de chauffe festif dans la bonne humeur qui nous est coutumière…

Servis par un pupitre de basses exceptionnel, nous sommes sur un sans -fautes prometteur…

Probablement pris par l’intensité du morceau, un choriste en devenir délaisse « l’estanquet »  et lance seul le couplet d’Hégoak…

 

Nous  partagerons ainsi, l’affiche prestigieuse de la soirée, pendant un long moment, avant de laisser la place, sur injonction de la présidente du comité, à « la chorale des Chœurs des hommes de Varilhes » pour la première partie du spectacle, puis, discrètement, nous serons dirigés vers la salle de restauration, pour d’autres sensations…

 

 

Une visite inoubliable…

 

Sur scène maintenant, Audrey et ses chanteurs entament un répertoire à la gloire de nos montagnes et de nos campagnes ariègeoises…Nous nous associons, par la pensée à cette célébration…

 

Alors qu’une autre célébration se prépare, cette fois sur la table, Michel Maffrand nous honore d’une courte visite ; instant inoubliable, où l’ancien professeur de math évoque, entre autres, ses débuts  avec nos amis Jean Pierre et Jacques, visiblement touchés par cet aparté privilégié que l’on aurait souhaité interminable…

A peine remis de cette attention particulière, la nostalgie passe le témoin à une réalité irrésistible,  précédée depuis quelques minutes par un fumet  exceptionnel à réveiller les morts…

Un somptueux cassoulet avec son copieux accompagnement met ce soir en péril les séculaires préparations chauriennes ou toulousaines de ce plat mythique…

Impression unanime que nous faisons partager à Maxence, joint au Québec en vidéo conférence par nos jeunes amis …Dommage que trop d’heures nous séparent, on aurait pu en garder une portion au chaud, à condition, évidemment, que  les gourmands que j’ai en face, acceptent  de partager sans montrer les crocs…

 

« Si tu ne sais pas où tu vas, saches au moins d’où tu viens ! »…

 

Le son de la cornemuse puis les premières clameurs marquent le départ du concert…

Deux heures d’un spectacle où poésie et musique ne desserreront jamais leur étreinte…

Les chansons, d’abord  décodées puis chantées en occitan font le bonheur de tous... 

Une magnifique fresque  remplie d’émotion, de profondeur, d’espoir, d’amour, d’humour, et portée par une musique exceptionnelle où «  la cornemuse landaise s’engueule avec la guitare électrique »…

Chansons nostalgiques mais aussi étrangement modernes avec des clins d’œil permanents sur l’actualité…

Des chansons portes drapeaux, comme « l’Incantada », au répertoire de toutes les bandas du sud-ouest ; comme « Mon dieu que j’en suis à mon aise », chantée en Français, chanson traditionnelle, mais tellement sienne à nos yeux, la seule chanson, dit-il, qui peut faire reculer une mêlée de 900 kilos et bien sûr la célèbre « Immortelle »,  « cançon de fin », dont le refrain, repris régulièrement  à gorge déployée par un public transporté, est un véritable hymne à la vie…

Comme ces saumons, atteints de «grattère», qui descendent du Groenland, cabossés mais vivants, pour les frayères du Gave, nous aurons reçu ce soir une belle leçon d’espoir…Quelque soit la route, n’oublions pas les rétroviseurs…

 

Ce n’est qu’un au revoir…

 

Alors que le chapiteau se vide lentement après un dernier rappel «hors convention collective » nous donnons une dernière aubade au public ravi et encore sous le charme…

Nous rendons à notre tour un hommage à l’artiste avec l’Incantada, en espérant que nos notes fassent mouche…En tout cas, elles sont adressées avec énormément de respect et d’admiration…

Les derniers lampions ne vont pas tarder à s’éteindre…

Mission accomplie…Nous retrouvons une présidente épuisée mais heureuse…Tout s’est bien passé…Le défi était de taille pour ce petit village et il a été complètement réussi…Notre ami Jean-Pierre transmet notre fierté d’avoir participé à cette aventure…

Ce fut, pour nous aussi, un véritable challenge…

Jamais deux sans trois ! Ce n’est qu’un au revoir !

 

A bientôt

 

Gégé

 

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