Le billet de Gégé


Toques et Clochers 2019 à la Digne d’Amont.

publié le 29 avr. 2019 à 03:02 par Banda Bomberos de Ganac

Après le drame de Trèbes et l’annulation, pour des raisons de sécurité, des Toques et Clochers de Loupia, c’est à La Digne d’amont, cette année, que les vignerons du Sieur d’Arques s’apprêtent à relever le défi avec des enchères qui s’annoncent déjà exceptionnelles...

Situé lui aussi dans la proche périphérie de Limoux, le petit village est bâti autour de sa chapelle Sainte Colombe, dont les historiens remontent l’héritage à l‘époque des Wisigoths.

Il est traversé par le Cougain, petite rivière de bien triste réputation, puisque,

subitement transformé en torrent tumultueux, il participa en octobre dernier, en quelques heures, et avec une violence inouïe, aux funestes projets de l’Aude, devenue en une nuit, un fleuve dévastateur laissant derrière lui une vallée meurtrie, à jamais gravée dans nos mémoires…


Aujourd’hui 13 avril, nous avons rendez-vous sur le vaste parking du supermarché de Verniolle à un horaire établi avec prudence, compte tenu d’un itinéraire imposé, sinueux et vallonné …A l ‘exception d’une poignée de musiciens, le groupe, impatient et très motivé pour cette première sortie de la saison au pays de la blanquette, se rassemble autour du président pour d’ultimes consignes …

Plus question de musique, la check-list est consacrée au nombre de repas, de boissons, de capacité du minibus, de covoiturage, de lyres, de partitions…

Un clin d’œil particulier à Mégane, pétillante cornettiste, à la tête bouclée de cheveux noirs et brillants, comme tirés d’ une pelote de laine angora, à la toujours souriante Justine toute auréolée de son premier prix de trompette, récompense suprême d’une année de travail, tout comme son amie Eva, la petite fille de Michel, au piano quant à elle, dont l’incroyable prestation, capturée à la sauvette, me touche énormément, et enfin à Jacques, notre baryton-baroudeur, artisan de notre mémoire visuelle, toujours en quête de magnifiques clichés...

C’est aujourd’hui le baptême du feu pour nos trois amis qui, pour l’instant, semblent aborder le challenge dans d’excellentes conditions sous la haute protection du groupe tout entier…Juliette, inconditionnelle groupie, accompagne aujourd’hui son papa clarinettiste, chargé pour cette fois du transport de l’imposant chariot de notre batteur…


L’accès au village confirme les difficultés annoncées. Nos tenues rouges, passeports privilégiés, n’auront raison des strictes mesures de sécurité appliquées à la lettre par les gendarmes…

Nous nous résignons à faire une boucle d’une dizaine de kilomètres pour arriver de l’autre côté du village où nous sommes orientés vers un grand champ en guise de parking…

La pluie des derniers jours a tenu ses promesses et le sol ressemble plus souvent à une tourbière qu’à un chaume asséché…

Nous sommes à cinq cents mètres du centre du village…Tout à l’heure, nous serons les premiers à jouer…

L’organisateur se fait attendre… Nous meublons en prenant la pose sous l’œil expert de Jacques, puis, instruments montés, nous anticipons le mouvement un peu au hasard, avec l’aide d’un plan qui n’est précis que pour les Dignois…

Sortis de ce parking de fortune, arrive enfin le gaillard, perché sur sa bicyclette avec de bien beaux arguments …

D’abord le petit morceau de papier qui fait toujours plaisir au trésorier, puis des tickets colorés distribués avec une rigueur de comptable et enfin, index tendu, la direction officielle du théâtre des opérations…


Premiers jours du printemps, premières véritables sorties sous ce soleil sans concurrents et déjà énormément de monde dans les rues étroites du village pavoisées aux calicots du « Sieur d’Arques »…

Au hasard d’une rue, nous retrouvons Pat, fidèle « pompier » qui restera avec nous jusqu’à la fin …


Malgré les adresses fléchées des débits de boissons non alcoolisées, l’essentiel de la consommation a des couleurs bien plus pâles que les sodas à secouer…

Les bulles sont omniprésentes…Le Pas de la Case est très loin et le jaune n’a pas la même intensité…

Très vite, l’équation- soutien au commerce local et température estivale- a la solution attendue et apparemment cette solution a été largement anticipée vu l’importance des services de secours et de sécurité…


Nos deux premiers carnets sont joués devant un public nombreux, tout près d’un des quatre caveaux que nous animerons à tour de rôle...

Nous partageons l’après midi avec d’autres groupes et c’est avec surprise et bonheur que nous croisons Jeannou et son hélicon qui, comme toujours, fait des prouesses mais cette fois avec d’autres musiciens…

Nous avons de plus en plus de mal à progresser dans ces petites rues avec, en ligne de mire le panache blanc de notre président…

Le moment n’est pas à la contemplation ! Si tu perds un rouge, tu perds deux morceaux et inutile de téléphoner, il vaut mieux attendre et prier pour que Pat arrive au plus vite…

Michel, pourtant grand connaisseur de l’étoile polaire, vient d’être récupéré un peu dans ces conditions, juste avant la demande de rançon…

Cette remarquable exfiltration a quelque peu occulté les merveilleuses pommes de terre au four accompagnées, au choix, de gésiers ou de lardons et les deux crêpes immenses qui ont rassasié les plus gourmands comme quoi, le dicton « Il vaut mieux faire envie que pitié » est désormais vérifié…Donc, question envie, on remettra le couvert plus tard !...


Nous jouons nos derniers morceaux sous un éclairage blafard, pour un public toujours réceptif que nous quittons, satisfaits de cette première grande sortie de la saison…

Nous reprenons le chemin, le nez dans les étoiles…

Michel, légèrement agacé du manque d’intérêt momentané de Colette pour la lecture du ciel, elle pourtant si experte, nous montre la ceinture d’Orion, ses jambes, ses épaules et nous laisse imaginer l’arc qu’il tend, malheureusement caché ce soir par la montagne…

Le puissant faisceau de la lampe torche d’un agent de sécurité nous ramène brutalement sur terre…Dommage ! On aurait bien voulu en savoir plus !...

La sortie se termine où elle a commencé, sur le parking de Verniolle, dans une joie non dissimulée…

Bonheur décuplé pour nos nouvelles recrues qui garderont un excellent souvenir de ce déplacement en terre audoise, terre d’accueil qui aime les musiciens et où la fête a toujours le dernier mot…


A bientôt pour une nouvelle répétition pour ne pas perdre la main…



Gégé


Messe de Noël 2018.

publié le 6 janv. 2019 à 13:54 par Banda Bomberos de Ganac

Nous voilà réunis une fois de plus dans la petite église de Ganac, pour l’animation musicale de la messe de Noël, rendez-vous traditionnel, attendu et préparé avec un soin particulier… Ce soir notre répertoire sera complété de quelques nouveautés, tirées des chants traditionnels, donnant au rassemblement un petit air de concert de Noël où tous, petits et grands, trouveront leur bonheur…

 

Mise en place et derniers calages…

 

Accompagné de Lionel et Thibault, récupérés à leur domicile à une heure définie avec une prévision raisonnable, nous laisserons bientôt la plaine appaméenne engourdie dans une grisaille tenace pour un ciel bleu sans nuage avec, en fond de toile, nos majestueuses Pyrénées ariègeoises…

Foix, complètement engorgée par la circulation, consomme  en peu de temps le crédit de minutes octroyé et très vite, l’inquiétude, légitime, gagne le restant de l’équipe déjà sur place…

Enfin arrivés à bon port, les civilités prendront le temps qu’il faudra, mais pas question pour moi d’adresser une vague salutation générale…

Très vite la petite chapelle se comble de musiciens…Nous sommes 18 aujourd’hui et l’installation va s’avérer délicate…

L’horaire nous oblige à commencer les raccords avant que les derniers musiciens, pris eux aussi dans la nasse fuxéenne, ne complètent l’effectif…

En attendant, Yves est à la baguette…

D’un côté du petit autel, notre batteur ne jouera ce soir qu’un seul élément du chariot. Les quatre cuivres resteront plaqués au mur.

De l’autre côté, juste ce qu’il faut pour nos deux basses.

Au milieu, le baryton et le président, au ténor; partageront la rangée avec les deux trombones seuls bénéficiaires  du volume syndical que leur impose leur coulisse.

Le premier rang est laissé aux trois clarinettes et au soprano.

Les deux altos, quant à eux, déborderont légèrement de l’espace et enfin, notre guide clarinettiste dirigera debout…

Ouf ! 18 musiciens dans 17 mètres carrés !...

 

L’ensemble des morceaux est revu en un temps record…

L’acoustique oblige le respect scrupuleux des tonalités…

Une fois les précieuses consignes mémorisées nous aurons très peu de temps pour un relâchement salutaire car l’horaire nous rattrape très vite…

La rosace que j’ai en face, perd de plus en plus de son éclat…

Les premiers fidèles arrivent. Juste l’avance qu’il faut  car, comme d’habitude, les places assises vont être vite prises…

Dans une dernière volée, les cloches annoncent, tel un brigadier, le commencement de la cérémonie…

La foule nombreuse est chaleureusement accueillie par monsieur le curé qui souligne une fois encore le bonheur d’être là ce soir. « Bonheur partagé par tous et surtout par moi, nous dit-il, pour cette messe de Noël que les musiciens vont accompagner »…

Nous apprenons aussi, dans un amusant décompte, que beaucoup de visiteurs étrangers se mêlent ce soir à l’assistance sans compter que, côté musiciens, nous avions, nous aussi, un tromboniste, Québecois d’adoption…

 

 

 

Un répertoire nouveau et majestueux…

 

Nous ouvrons la messe par « Adeste fidèles », hymne traditionnel triomphal et rassembleur, avant d’accompagner les enfants à la crèche avec « Il est né le divin enfant »…

 Un long moment de silence s’en suivra pour nous avant l’offertoire et le majestueux « Minuit Chrétien »... Puis avec la « Belle nuit, Sainte nuit », morceau magique, d’une magnifique résonnance dans cette église bondée, nous accompagnerons, ad-libitum, l’intégralité de la communion …

 

A la fin de la cérémonie, monsieur le curé, que nous avions préalablement mis dans la confidence, invite l’assemblée à s’asseoir pour suivre la prolongation musicale,  avec une attention particulière pour les petits…

Surpris par cette sympathique injonction,  nous entamons une série de quatre morceaux d’anthologie, que nous alignons presque sans coupure, comme si nous avions craint de ne pouvoir retenir le public jusqu’à la fin…

Tour à tour, nous offrirons «Les anges dans nos campagnes», « Vive le vent »,

« La marche des rois mages » et pour finir,  l’incontournable « Petit papa Noël » morceau de circonstance repris par tous…

Ce morceau chavira l’assistance  et une immense ovation s’en suivit …

Enorme sensation que de voir cette petite église archi comble se lever d’un coup pour manifester longuement, très longuement son bonheur…

Dorénavant nous tiendrons compte de ce bonheur partagé en puisant dans notre hotte de nouvelles surprises à consommer sans modération…

 

Le traditionnel vin chaud offert par le comité des fêtes nous permettra de recevoir les témoignages élogieux de notre prestation qui restera longtemps dans les mémoires…

 

A bientôt pour de nouvelles préparations…

Gégé

I

 

Handy-Loisirs 2018 : Le rendez-vous annuel en trois figures…

publié le 1 déc. 2018 à 05:09 par Banda Bomberos de Ganac

En cette veille de sainte Catherine où, comme il est dit, tout arbre prend racine, nous nous retrouvons dans la très accueillante salle des fêtes de Ganac, pour honorer notre traditionnel rendez-vous avec nos amis de Handy-loisirs, public éprouvé et extrêmement sensible à notre engagement depuis de nombreuses années…

Nous avons coutume de prolonger ce rendez-vous par notre assemblée générale, point final de chaque saison et occasion d’échanges fructueux entre musiciens mais aussi avec nos fidèles soutiens …

Puis, et en guise de troisième coutume, c’est armés d’ustensiles extrêmement pacifiques, que les prolongations se joueront autour d’un copieux et succulent repas, sans fausses notes, à l’image de cette journée…

 

Première figure…

 

Aujourd’hui la salle des fêtes ressemble à une grande salle de récréation où nos amis et leurs accompagnateurs nous reçoivent avec une grande impatience…La sono raisonne de musiques diverses que semble apprécier la majorité, sagement installée de part et d’autre de la piste, au centre de laquelle, pourtant, quelques apprentis danseurs se hasardent avec maladresse sur des tempos improbables…

Très vite les  visages s’illuminent et tous maintenant attendent cette aubade particulière promise depuis longtemps comme un cadeau de Noël…

Nous prenons petit à petit nos repères devant l’estrade, et très vite, l’après-midi démarre, rythmée comme un quadrille, avec nos standards que tout le monde reprend, bras levés et gorge déployée, dans une ambiance de fête où nous n’oublierons pas l’anniversaire de Marie-Pierre, surprise et émue par cette particulière attention, prisonnière de son fauteuil et pourtant tellement heureuse de participer elle aussi à la farandole…

Devant, Lionel, dans un très grand jour, suscite d’élogieux commentaires.

Dans une rythmique impeccable il embarque l’ensemble vers des sommets sous la protection éblouissante de nos trompettistes, heureux d’encadrer notre nouvelle recrue Caroline qui se prête à l’exercice dans une étonnante décontraction…

Hélas nos carnets se terminent trop vite et bientôt, nous n’aurons d’intérêt que pour les savoureuses croustades, apaisantes douceurs pour nos commissures éprouvées…

La seconde mi-temps se poursuivra sans fautes où nous avons pris un réel plaisir à jouer devant ce public généreux, venu ici glaner une bien nécessaire contrepartie à un douloureux quotidien…

 

Deuxième figure…

 

L’Incantada clôturera ce rendez-vous enchanté, puis la salle reprendra doucement sa vocation…Le signal rouge, témoin intransigeant de nos débordements musicaux, n’aura plus aucun intérêt…Quelques rangées de chaises font face à la longue table qui nous servira de bureau…Bientôt les différents rapports scelleront, le temps d’un vote, le parcours annuel de l’association…Une large concertation suivra quelques sujets de réflexion proposés par notre président…

La discussion ouverte montrera le grand intérêt et la motivation de nos jeunes musiciens…

Grâce à la surprenante force de proposition, de vagues objectifs deviennent vite des pistes parfaitement balisées…Choix des morceaux, intégration des nouveaux musiciens, calendrier des répétitions, bref, beaucoup de thèmes abordés avec franchise et réalisme….

 

Troisième figure…

 

Voici bientôt la fin de ce sympathique quadrille avec le succulent et généreux repas que nous prendrons ensemble dans la petite pièce, faisant, pour un soir, office de réfectoire…Ce soir, nous devons la signature de ces agapes à la restauratrice locale qui visiblement met autant de joie dans sa cuisine que sur le calicot de sa boutique puisque c’est  au nom de « Vallée-Rie » que les gourmands trouveront l’adresse…

 

Un copieux apéritif, exhaussé par une délicate charcuterie et des amuses gueules traditionnels, va sonner l’ouverture du banquet…

Notre gourmandise légendaire se trouve désormais face à cette douce épreuve…

Tous les signaux sont au vert…Le régime moteur est atteint…Le plein est assuré, du bon, du parfumé, d’un de ceux  qui vous laissent du souvenir et un goût de « revenez-y »…

Un sublime bœuf en daube que l’académie baptise bœuf « guiness » et ses pommes de terre magiques coupent court momentanément à tous échanges…

Seulement momentanément,  car la bonne humeur, les éclats de voix, les rigolades reprennent de plus belle consacrant définitivement ce repas comme le repas des copains que clôture un dessert à la hauteur de l’invitation…

Mais il va de soi, qu’avec les festayres, la musique n’est jamais très loin…Un tout autre bœuf se prépare avec nos trompettistes et leurs improvisations…Prouesses étonnantes

autour de morceaux revisités en parfaite liberté que seuls les meilleurs peuvent réussir…

 

Nous nous retrouverons le dimanche 16 décembre pour préparer la magie de Noël…

 

Gageons que la sainte Catherine aura sur le groupe les mêmes effets que sur les arbres…

 

A bientôt …

 

Gégé

 

  

Samedi 15 septembre :Une soirée autour de Nadau …

publié le 8 oct. 2018 à 11:05 par Banda Bomberos de Ganac

Hasard du calendrier ou pas, nous clôturons notre saison où nous l’avons commencée en février dernier, ici, à Crampagna, à la demande, appuyée, du comité des fêtes pour animer  l’avant et l’après concert de Nadau, que l’on ne présente plus…

Conscient de l’importance du challenge - les concerts de Nadau déplacent toujours beaucoup de monde - notre président, tel un architecte, a pris beaucoup de soin à bâtir cette soirée avant d’engager le groupe dans une réponse positive…

Une ultime feuille de présence validée et nous voilà partis, tous décidés à écrire une nouvelle page de notre recueil musical où figurent déjà, les merveilleux moments vécus au plateau de Beille, en juillet 2015, autour de la « lenga nòstra » et de son célèbre colporteur…

 

Un préambule chaud bouillant…

 

Le placement libre oblige une ouverture dès 19 heures, deux heures donc que nous comblerons avant les premières tonalités du spectacle…

 

Ponctuels, nous nous trouvons, dés l’entrée du village, face à une organisation exemplaire digne des grands rassemblements…

A la simple vue de nos tenues, nous sommes dirigés, comme prévu, vers le parking réservé aux  artistes…

A gauche, un immense champ recevra le flot continu des autres voitures pour un placement précis et rigoureux, étroitement surveillé par les membres du comité des fêtes…

 

Tout est prétexte, pour l’instant, à faire baisser la pression…

Claude semble parfaitement détendu… Il faut dire que monsieur vient d’effectuer son dernier saut en parachute de la journée et qu’à ce jour, il n’a rien trouvé de mieux pour se calmer…

 

Euh !...L’exemple suffit à dissiper rapidement toute nervosité…

 

Pas le temps de s’étendre sur les présentations…L’immersion se fait en un clin d’œil…

Petit à petit, le centre d’intérêt revendiqué se crée autour de la buvette...

Alors qu’à l’intérieur les chaises se parent de vestes et de gilets, signes de locations précaires, la curiosité  prend vite le dessus… Nous profitons alors d’un auditoire nombreux,  prêt à partager ce tour de chauffe festif dans la bonne humeur qui nous est coutumière…

Servis par un pupitre de basses exceptionnel, nous sommes sur un sans -fautes prometteur…

Probablement pris par l’intensité du morceau, un choriste en devenir délaisse « l’estanquet »  et lance seul le couplet d’Hégoak…

 

Nous  partagerons ainsi, l’affiche prestigieuse de la soirée, pendant un long moment, avant de laisser la place, sur injonction de la présidente du comité, à « la chorale des Chœurs des hommes de Varilhes » pour la première partie du spectacle, puis, discrètement, nous serons dirigés vers la salle de restauration, pour d’autres sensations…

 

 

Une visite inoubliable…

 

Sur scène maintenant, Audrey et ses chanteurs entament un répertoire à la gloire de nos montagnes et de nos campagnes ariègeoises…Nous nous associons, par la pensée à cette célébration…

 

Alors qu’une autre célébration se prépare, cette fois sur la table, Michel Maffrand nous honore d’une courte visite ; instant inoubliable, où l’ancien professeur de math évoque, entre autres, ses débuts  avec nos amis Jean Pierre et Jacques, visiblement touchés par cet aparté privilégié que l’on aurait souhaité interminable…

A peine remis de cette attention particulière, la nostalgie passe le témoin à une réalité irrésistible,  précédée depuis quelques minutes par un fumet  exceptionnel à réveiller les morts…

Un somptueux cassoulet avec son copieux accompagnement met ce soir en péril les séculaires préparations chauriennes ou toulousaines de ce plat mythique…

Impression unanime que nous faisons partager à Maxence, joint au Québec en vidéo conférence par nos jeunes amis …Dommage que trop d’heures nous séparent, on aurait pu en garder une portion au chaud, à condition, évidemment, que  les gourmands que j’ai en face, acceptent  de partager sans montrer les crocs…

 

« Si tu ne sais pas où tu vas, saches au moins d’où tu viens ! »…

 

Le son de la cornemuse puis les premières clameurs marquent le départ du concert…

Deux heures d’un spectacle où poésie et musique ne desserreront jamais leur étreinte…

Les chansons, d’abord  décodées puis chantées en occitan font le bonheur de tous... 

Une magnifique fresque  remplie d’émotion, de profondeur, d’espoir, d’amour, d’humour, et portée par une musique exceptionnelle où «  la cornemuse landaise s’engueule avec la guitare électrique »…

Chansons nostalgiques mais aussi étrangement modernes avec des clins d’œil permanents sur l’actualité…

Des chansons portes drapeaux, comme « l’Incantada », au répertoire de toutes les bandas du sud-ouest ; comme « Mon dieu que j’en suis à mon aise », chantée en Français, chanson traditionnelle, mais tellement sienne à nos yeux, la seule chanson, dit-il, qui peut faire reculer une mêlée de 900 kilos et bien sûr la célèbre « Immortelle »,  « cançon de fin », dont le refrain, repris régulièrement  à gorge déployée par un public transporté, est un véritable hymne à la vie…

Comme ces saumons, atteints de «grattère», qui descendent du Groenland, cabossés mais vivants, pour les frayères du Gave, nous aurons reçu ce soir une belle leçon d’espoir…Quelque soit la route, n’oublions pas les rétroviseurs…

 

Ce n’est qu’un au revoir…

 

Alors que le chapiteau se vide lentement après un dernier rappel «hors convention collective » nous donnons une dernière aubade au public ravi et encore sous le charme…

Nous rendons à notre tour un hommage à l’artiste avec l’Incantada, en espérant que nos notes fassent mouche…En tout cas, elles sont adressées avec énormément de respect et d’admiration…

Les derniers lampions ne vont pas tarder à s’éteindre…

Mission accomplie…Nous retrouvons une présidente épuisée mais heureuse…Tout s’est bien passé…Le défi était de taille pour ce petit village et il a été complètement réussi…Notre ami Jean-Pierre transmet notre fierté d’avoir participé à cette aventure…

Ce fut, pour nous aussi, un véritable challenge…

Jamais deux sans trois ! Ce n’est qu’un au revoir !

 

A bientôt

 

Gégé

 

Ginabat : Le mariage de Marine et de Jérôme.

publié le 24 sept. 2018 à 11:11 par Banda Bomberos de Ganac

Retour … de… vacances !!!

 

Ce samedi 8 septembre sonne pour nous la rentrée des classes…

Le mariage de Marine et Jérôme nous rassemble tous à Ginabat pour animer l’apéritif de 19 heures, dans une ambiance de troisième mi-temps, que les mariés ont voulu en bleu et blanc, couleurs porte-bonheur, en l’honneur de la Grèce, où Jérôme formula sa demande en mariage…

Ces couleurs nous furent fortement recommandées à nous aussi, et ce soir, nous troquons nos traditionnelles livrées rouges pour des chemisettes blanches…

 

 

Sous un soleil de fin d’été, le parking de la salle des fêtes devient le point de rassemblement d’une classe de joyeux drilles qui, comme pour toutes rentrées, ne sont pas vraiment disposés à reprendre rapidement l’excellent ouvrage  laissé à Ganac  il y a maintenant quelques semaines…

Nos amis Simone et Jean Claude, étroitement liés à la cérémonie, participent aux retrouvailles avec une pêche communicative…

 

 

Quand la lecture est bonne…

 

 

Notre prestation, décalée d’une bonne heure à la demande des tourtereaux, va se dérouler sous l’ombrage appréciable de quelques marronniers, face à la l’entrée et derrière un immense et sublime buffet où  nous trouverons, à notre tour,  mais plus tard, la récompense gourmande de nos premiers morceaux…

Les invités se regroupent petit-à-petit, et seuls, quelques coquelicots rouge vif soulignent  le ton pastel de ce tableau champêtre…

 

Nous accueillons nos amis Laurent au tuba, Greg et Sylvain à la trompette, Patrice à l’hélicon et Jeannou, toujours à l’aise, comme d’habitude, dans le registre des basses et qui ce soir nous accompagnera au trombone…

Nani complète avec Evelyne les percussions  autour de Lionel et son complice Nicolas…

Malgré un placement  à améliorer, Alain sonne le rassemblement …

Nous ouvrons l’animation avec nos morceaux traditionnels à la satisfaction d’un public inconditionnel…

Le coach, semble pour l’instant complètement satisfait de cette rapide révision ; il faut dire que, par manque de quenottes, notre ami Claude est, ce soir, incapable d’asséner une quelconque morsure, fut-elle méritée…

 

Le déclin du soleil va perturber le déroulement de l’animation…

En quête de lux, le photographe impose une première pause durant laquelle parents et amis sont appelés pour la photo souvenir…

Quant-à nous, nous n’aurons qu’à tendre nos mains pour honorer avec délice l’invitation du traiteur…

 

 

 

Où sont les lampes ?...

 

Nous reprenons après de longues minutes où il n’y eût de place que pour la postérité, et le crépuscule qui s’installe, nous oblige maintenant à sortir liseuses et autres lampes frontales…

Mais, c’est bien connu, les trousses ne sont jamais complètes le jour de la rentrée, et nombreux de ces ustensiles indispensables à la lecture de nos petits parchemins vont manquer cruellement…

 

Pourtant il y a bien les rampes multicolores tendues entre les arbres mais elles s’avèrent bien trop faibles…

La suite va nous obliger à un périlleux exercice d’improvisation où nous devrons obligatoirement ne pas nous perdre…

A ce jeu, une bande de joyeux lurons, rompus aux troisièmes mi-temps, nous relancent sans cesse…Dès lors, nous rentrons sans limite  dans ce répertoire inespéré où tous nos cuivres vont faire des prouesses…

Je me souviendrai longtemps du célèbre Refuge, magnifique morceau, que Christian avait envie, depuis quelques temps, de remettre sur le métier et que nous dépoussiérons, en boucle avec cette chorale improvisée… Du coup, le duo alto-clarinette accorde à nos valeureux trompettistes un répit bien mérité…

Bien évidemment, les  morceaux à la gloire de l’amitié trouvent leur place dans cette sympathique cacophonie organisée…

« Ce n’était pas le radeau de la Méduse ce bateau…Il s’app’lait les Copains d’abord, qu’on se le dise au fond des ports…»

 

Nous quittons ce sympathique auditoire invité maintenant  à se mettre à table…

Jérôme, le tout jeune marié, nous rejoint et nous manifeste son contentement en des termes élogieux qui récompensent une prestation particulièrement délicate où il nous fallut beaucoup de solidarité  et de métier pour naviguer à vue sur une mer agitée. Malgré les hauts fonds, la coque a tenu…

 

A samedi prochain, pour un autre mariage, celui de la poésie et de la musique

autour de Nadau…

 

Gégé

Ganac – Verdun – Ganac : Une boucle musicale …

publié le 6 août 2018 à 02:23 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 24 août 2018 à 12:36 ]

En cette fin du mois de juillet, nous honorons trois précieux rendez-vous auxquels nous n’aurions voulu nous soustraire sous aucun prétexte, tant ils génèrent, chaque fois, de merveilleux moments d’amitié et de musique…

 

22 Juillet : Ganac : Dernier jour de fête…

 

Même si les festivités tirent à leur fin, le village n’en a pas complètement fini avec les réjouissances et nous avons pour coutume d’animer la traditionnelle soirée tapas, avant le bal disco et avant le feu d’artifice qui, une fois de plus, se révèlera magnifique…

 

Les occupations estivales des uns et des autres nous obligent à saisir toutes les possibilités calendaires pour peaufiner notre répertoire…

Voilà un exercice de haute voltige auquel  notre président s’acquitte toujours au prix d’une débauche d’énergie aussi remarquable qu’anormale …

Ainsi sollicités, nous nous retrouvons dans l’église du village pour travailler les  morceaux choisis pour Verdun où l’animation de la messe fait aussi partie de l’engagement…

On ne pouvait donc trouver de meilleure salle de répétition…

Sous la direction  efficace d’Yves, notre ami clarinettiste, ces derniers calages augurent déjà un merveilleux moment de musique…

Après cette délicate parenthèse dans notre répertoire de fête, nous retrouvons, sur la place, beaucoup de nos amis, musiciens ou pompiers en attente de service et tous ont pour le groupe de bien amicales attentions…

Nos jeunes et nouvelles recrues suscitent surprise et encouragement…

Tous, unanimes, voient dans ces jeunes et talentueux musiciens la récompense de notre ténacité et le gage de notre maintien  parmi les meilleurs…

Nous constatons avec bonheur et fierté que, pour certains, notre projet musical pourrait-être aussi projet de retraite et que, une fois la quille arrivée, altos, batterie ou grosse caisse, mis temporairement en veilleuse, pourraient reprendre prochainement du service…

Rassurez-vous amis, il ne peut y avoir de gros bouleversements dans la musique de rue et les airs que vous avez joués font partie intégrale de votre ADN musical et forcément «bombéresque »…

Il faut dire que ce soir avec l’appui de nos fidèles  renforts, tout se passe merveilleusement…

Le quatuor Jeannou, Jérémy, Patrice et Sylvain participe spontanément  à l’aubade…

Alors que ce jour de congé aurait pu normalement les retenir ailleurs, ces quatre là sont venus simplement  mettre leur talent au service du groupe, ici, à Ganac, où tout a commencé, il y aura bientôt quinze ans…

Que dire de la joie de nos jeunes trompettistes, Jérémy et Nicolas, et de nos jeunes trombonistes, Maxence et Thibault, interprétant dans une improvisation mémorable, le magnifique « Despacito » et de celle d’ Alain, surenchérissant avec le « Bella Ciao », actuellement sur toutes les radios…

A n’en point douter, ceux  là s’amusent bien avec nous et chaque sortie en témoigne…

Bientôt les tempos martelés de la sono reprendront du service, juste le temps d’un repas bien mérité et avant que d’autres bombes multicolores n’embrasent le ciel étoilé de cette belle nuit d’été…

 

 29 juillet : Verdun : Nous ouvrons notre boîte à musique…

 

Nous pénétrons pour la seconde année consécutive dans cette petite chapelle de Verdun pour partager la messe du dimanche de la fête, sur les airs préparés avec tous les égards qu’oblige ce lieu magnifique et tellement chargé d’histoire…

De toute évidence, la connaissance de la chapelle évite une installation hasardeuse… Cependant, l’espace réservé s’avère très petit pour le nombre que nous sommes et c’est, serrés comme des sardines, que nous apprêtons à offrir, avec émotion et sensibilité, un éventail d’arrangements  de grands compositeurs, très éloignés des standards identitaires que beaucoup nous reconnaissent …

Nous adorons ces surprises musicales tirées de notre boîte à musique, découvertes et travaillées avec respect et sérieux, avec le soutien de musiciens chevronnés au service du groupe…

Moment privilégié pour les villageois qui une fois encore nous témoignent toute leur gratitude…

Un petit garçon  et sa petite sœur n’en perdent pas une…Installés au premier rang, ils suivent tout ce qui se passe avec des yeux  ronds comme des billes au grand bonheur de leurs parents médusés par un tel intérêt…

La messe est aussi partagée par un couple de rouges-queues qui a élu domicile dans la chapelle…A chaque va-et-vient de nos hôtes discrets, le gazouillis  des oisillons raisonne comme les cymbalettes d’un tambourin, donnant ainsi un sens  singulier au recueillement…

Nous clôturons cette messe avec la célèbre marche de Weber avant d’être chaleureusement remerciés  par des applaudissements appuyés…

La petite chapelle se vide doucement et nous nous retrouvons près du monument pour la traditionnelle cérémonie aux morts…

La sonnerie est interprétée magistralement par nos trois trompettistes dans un unisson impressionnant… Juste après, et alors que le dernier écho vient de rebondir sur les falaises du Quié, nous lançons une  Marseillaise impeccable saluée comme il se doit par monsieur le maire et ses administrés…

 

Après le traditionnel discours, nous rejoignons la place du village pour un apéritif convivial que nous allons animer avec le répertoire habituel…

Un soleil de plomb nous oblige à prendre nos quartiers sous les platanes, juste devant le podium balayé par un minuscule courant d’air, tout juste capable de déplacer du duvet, alors que l’assistance, dans un réflexe de survie, choisit le chapiteau de toile jaune, certes ombrageux, mais d’une illusoire fraîcheur réparatrice…

Plus tard l’ensemble du comité des fêtes, visages quelque peu éprouvés par de longues et écrasantes heures de préparation, se joint à nous pour partager un très sympathique et copieux  repas d’une fraîcheur remarquable sous cette température caniculaire…

 

29 Juillet : Ganac Art’s : Le rendez-vous des artistes…

 

Nous prenons congé de la sympathique équipe au milieu de l’après-midi,  pour une halte fraîcheur chez nos amis Nani et Christian… Puis nous aborderons la dernière animation avant la trêve aoûtienne : la clôture de Ganac Art’s…

 

Les arrêts chez nos amis sont toujours synonymes de parties piscine et avec ces fortes chaleurs les invitations vont être rapidement honorées…

A peine descendus de voiture que trois sont déjà au bain…

Les autres refont le monde autour de boissons réconfortantes, fraîches à point, à deux  doigts de prendre racine…

 Mais les impératifs arrivent très vite et le rassemblement s’annonce délicat…

Point de colère cependant…Les petits sont grands maintenant…

 

Peu de temps après, nous retrouvons la place du village où Claude et Pierre nous rejoignent…     

Ganac Art’s,  est chargée de promouvoir les qualités artistiques d’artistes de tous horizons, auréolés ou pas, chacun dans leur domaine de prédilection…

Ainsi, en cette fin d’après-midi où deux nuages gris, peut-être trois, vont jouer les rabat-joies sans succès, nombre de peintres, sculpteurs, potiers, dessinateurs, marionnettistes, chanteurs, musiciens présentent leurs créations à un public averti…

Nous trouvons naturellement notre place dans cette manifestation locale, encore une fois remarquablement organisée…

Une dizaine de morceaux ont suffit pour marquer notre soutien à ce rendez-vous culturel…

Nous laissons la place au crooner de service pour un final tout en douceur…

 

Mission accomplie, nous trouvons notre récompense autour d’une table garnie de main de maître où rien ne manque et où, entre amis, de nombreux merveilleux souvenirs nous permettent de boucler cette boucle musicale avec d’excellentes intentions…

 

A très bientôt …

 

Gégé

 

Ignaux : On se repasse les films !...

publié le 15 juil. 2018 à 00:50 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 16 août 2018 à 09:47 ]

Absolument conquis par la prestation que nous avons faite à Crampagna, le président de l’association  « Vivre à Ignaux » nous avait inclus, d’emblée, dans un projet de découverte de son village sur le chemin de ses nombreuses fontaines…

 

Ce soir donc, nous allons prendre de la hauteur, droit devant, direction Ax-les-Thermes, dans ce charmant petit village, aux maisons de pierres brunes, pour une visite guidée sur le thème des fontaines et de la maîtrise de l’eau en montagne, problème quotidien de nos aïeuls, pour eux, mais aussi et surtout pour leur bétail…

 

« Manon, je t’aime !...Je t’aime d’amour !... »

 

Après les premiers lacets du col de Pailhères nous prenons à gauche vers Ignaux, village typiquement montagnard, mais avec suffisamment d’horizon pour qu’une orientation visuelle puisse être entreprise sans attendre la tombée de la nuit et l’étoile du berger…

Bien sûr, de grossières erreurs peuvent être commises, mais quel bonheur de porter le bonnet d’âne, au moins une fois !…

L’écho que nous renvoient les parois minérales est incontestablement la première surprise que l’on a en sortant de voiture… Même si ce ne sont pas les Alpilles, chères à Marcel Pagnol, nous sommes spontanément tentés de rejouer Hugolin dans « Manon des sources »…

Nous aurons l’occasion de nous amuser avec cet écho en attendant le reste de la troupe, légèrement retardé par une aubade impromptue faite par Claude et une poignée de Bomberos au mariage d’un de ses amis à Savignac…

 

A la claire fontaine…

 

L’accueil est, ici aussi, extrêmement chaleureux…

 

Nous nous retrouvons sous la vaste halle, où, tout à l’heure, seront servis l’apéritif et le repas de bienvenue…Dans l’immédiat, autour de notre chef, nous allons mettre à profit une légère avance sur le chrono  pour tester nos nouveaux morceaux …

Après une rapide relecture, nous constatons, avec enchantement, que « Apothéosis » et « Poupée de cire » pourront maintenant prétendre à une prochaine programmation de notre chef…

Ce tour de chauffe bénéfique se termine près d’un chariot, mi-brouette, mi-Caddie,  baptisé « La Cal butat ! » dont seul le pilotage incombera à son propriétaire…

En fait, le chariot, servira durant le périple, au transport et à la consommation de toutes boissons hors licence IV…

Faute de jaunes ou de demis, nous trouverons donc à chaque station, à ce bar itinérant,  d’honnêtes rafraîchissements sans conséquence sur notre lucidité légendaire…

 

Pour l’occasion nous renouons avec le déplacement en défilé…

Lionel abandonne son lourd et imposant matériel pour une seule caisse claire qu’il portera en bandoulière, façon garde champêtre…Ainsi allégé, les annonces  qu’il proclamera  resteront longtemps dans nos mémoires…

Le parcours n’a rien à voir avec les Champs Elysées et nous arrivons vite à la première pause avec réconfort obligatoire…Derrière, le cortège prend corps et les visages réjouis, sont pour nous le certificat «Assurance Qualité » de ce nouveau challenge…

Notre musique raisonne magnifiquement dans ce décor naturel et dans ces rues étroites…

Ce petit village est de toute beauté, et, comme on nous l’avait assuré, nous découvrons des fontaines dans un état de conservation exceptionnel…Beaucoup sont dans les champs ou les jardins, les unes plus dissimulées que d’autres, mais trois d’entre elles, sont dans le village, et amplifient  merveilleusement la fraîcheur naturelle du site…

 

L’ambiance, quant à elle, ne donne aucun signe de refroidissement…

 

Un circuit, totalement prémédité, nous emmène tout droit  vers un devant de porte, suffisamment grand pour accueillir tout le monde…Le lieu devient vite symbolique car, l’espace étant privé, les boissons reprennent des degrés…D’Andorre ou d’ailleurs, le jaune retrouve subitement sa cote, tout comme Michel, qui retrouve, en guise de béret, un mouchoir en tissus, noué aux quatre coins, comme à l’ancienne, couvre-chef peu élégant mais terriblement efficace…

Notre ami serait-il frileux dans ce léger courant d’air ou soucieux de l’évaporation de ses bonnes idées ?…

 

Nous remercions nos hôtes, à notre façon, avec la ferveur d’un match gagné…

 

 

« Marcello ?... Marcello ?... »

 

Puis une rue étroite, une de plus, nous emmène à la merveilleuse Fontaine Centrale …

 

Devant, un bassin en arc de cercle que limite une large et accueillante margelle. Derrière, un fronton de pierres granitiques à deux pentes recouvert de lierre. 

De part et d’autre, deux jardinières de fleurs, probablement des géraniums..

Tel est le présentoir de l’ancienne fontaine, d’où s’échappe un filet  continu d’eau de source d’une exceptionnelle fraîcheur…

 

Ouais ! D’accord !...Mais c’est quand même pas la fontaine de Trévise, à Rome, me direz-vous !...Quoique !...

 

Alors que devant, dans une ambiance exceptionnelle, l’animation bat son plein, Alain échappe étrangement à tout contrôle radar…Fait rarissime, car le musicien, remarquable boutentrain, est d’habitude partout !…

Les visages hilares et les appareils à photos en action, allaient très vite nous apporter la réponse…

Planté dans la fontaine, Alain fait le show, façon Dolce Vita, le film culte de Fellini...

Ainsi, avec beaucoup d’imagination, mais vraiment beaucoup, Alain prenait la place de Julietta, la pulpeuse Anita Ekberg, dans la magnifique fontaine deTrévise…

« Marcello ?...Marcello ?...»

Eh !... J’ai annoncé de l’imagination !...Alors moi, je refais le film !...

 

Un grand moment de rigolade à consommer sans modération…

Mais l’heure tourne …

 

Ami, il n’y a pas de Marcello

Et Rome ne sera jamais Ignaux !

La fontaine n’est pasTrévise

Alors il faut que tu t’avises !

Sors de l’eau animal

Tu vas attraper mal !

Ecoute donc le carillon

On nous appelle pour de bon !

 

 

Cette visite, peu coutumière, va trouver son épilogue sous la halle pour le pot de l’amitié avec un exceptionnel buffet d’amuses gueules et où, toujours en musique, nous attendrons le repas que les petites mains ont préparé…

 

Nous amuserons encore plusieurs fois ce public si chaleureux…

Un public qui, ce soir, n’était que pour nous et que nous avons retenu jusqu’au bout…

Encore une fois, le groupe s’est donné complètement, comme à la maison, presque entre nous…

Tous les ingrédients étaient réunis pour que la soirée soit réussie…

Nous avons vécu tous ensemble un véritable bouquet de musique de rue …

 

A très bientôt, de retour chez nous…

 

Gégé

 

 

Ginabat : Les tapas du succès…

publié le 11 juil. 2018 à 08:29 par Banda Bomberos de Ganac

Journée mémorable que ce vendredi 6 juillet pour deux de nos jeunes musiciens, Nicolas et Maxence, bacheliers depuis quelques heures…Heureux et soulagés, ils nous font l’amitié de partager leur succès avec nous, ici, à Ginabat, pour l’animation de la soirée tapas…

Je n’oublie pas Juliette, la grande fille de Serge, elle aussi heureuse bachelière et venue avec sa petite sœur soutenir leur papa clarinettiste…

 

C’est ici, à Ginabat, petit village protégé par la  tour médiévale de Montoulieu, que notre ami Lionel a passé son enfance…

Notre batteur va donc jouer, ce soir, en terrain connu et conquis, si l’on en croit les nombreux témoignages d’amitié qu’il recevra tout au long de la soirée

 

« Vous avez dit bizarre ?...Comme c’est bizarre !... »

 

La toute jeune présidente du comité des fêtes nous souhaite la bienvenue avec les égards réservés aux grands de ce monde. Pourtant le collier bleu blanc rouge qu’elle tient dans ses mains n’arrivera jamais jusqu’ au cou de notre président…

Dommage, mais même avec un soleil radieux et encore chaud à cette heure ci, nous sommes en Ariège et pas sur une île du Pacifique…

 

Il fallait simplement un lien tricolore pour fêter la nouvelle victoire des bleus…

 

Ce brusque et bien agréable retour à la réalité ne pourra toutefois pas m’expliquer pourquoi, un peu plus tard dans la soirée, ce même collier se retrouvera au cou de Michel…Questionné sur ce mystère, les réponses ne sortiront que de son sax et il faudrait être ténor pour comprendre…Les notes cependant n’avaient rien de triste…

Bizarre !...

Après cet accueil chaleureux, nous suivons notre hôtesse jusqu’à la petite place qui sera le lieu de vie incontournable de ces 3 prochains jours de fête…

Tout s’organise sous un chapiteau d’ampoules multicolores. Face au podium, une buvette, déjà en effervescence, et, tout près, un alignement de tables sur lesquelles, dans une petite heure, seront servies de merveilleuses et copieuses tapas…

Sur le podium, derrière un écran de fumée, le sympathique DJ, aux allures de Kylian Mbappé, s’assure du bon fonctionnement de sa console électronique…C’est lui qui prendra le relais des quelques courtes pauses et évidemment de l’autre partie de la soirée…

 

Entre Jazz et banda…

 

Il est temps pour nous de rentrer dans ce décor de guinguette…

Nous le faisons avec un renfort de poids…Présenté dès notre arrivée comme un superbe sax ténor, c’est pourtant avec sa clarinette que Yves complète, ce soir, le quatuor des bois…Magnifique musicien,  Yves semble bien connu dans le groupe…

Malgré une prédilection déclarée pour le jazz, le musicien va s’accaparer le répertoire avec une facilité déconcertante et ajouter à chaque morceau une touche personnelle parfaitement remarquée que seuls les grands peuvent s’autoriser…

 

Après nos classiques, toujours extrêmement appréciés, Claude, notre monsieur loyal, ouvre la cage…

 Alain et Nicolas, nos deux trompettistes venus d’une autre planète, s’échappent les premiers avec le  « Oh when the saints » …

Très vite, Yves rejoint l’escadrille avec les Alphajets  de services pour des figures inoubliables devant un public ravi par  cet envol inattendu… Les «Copains d’abord » vont prolonger les arabesques  avec l’appui des batteurs…

Puis Claude lance les invitations et même sans timbre, le courrier arrive…Les clins d’œil sont compris de suite…Tantôt les altos, tantôt les ténors avec le patriarche, puis les clarinettes en formation, les basses amenées par « maître »Jacques,  et encore nos trompettistes, déchaînés, encore et encore, jusqu’au dernier solo de Lionel où  les électrons libres regagneront la piste pour une pause bien méritée…

L’exercice ayant largement débordé, nous finirons cette mémorable animation sur nos standards de fin, accompagnés par un public complice, avant de passer le témoin au «numéro 10 » sur des premières notes de musette, pour une belle fin de soirée…

 

Tous les 6 juillet ne tombent pas un vendredi. Il y a 44 ans c’était un samedi, à Montaut…Depuis les promesses ont tenu, signe là aussi, d’une belle réussite…

Evelyne et moi, associons dans cet heureux souvenir, Loli et Michel, témoins ce jour là de cet indéfectible engagement…

 

  

Grâce à l’envie de tous, nous avons fait de cette soirée, une sortie particulière qui rejoindra les meilleures pages de notre album…

 

A demain, pour la découverte en musique d’un petit village de montagne…

 

Gégé

Pamiers – Saint-Pierre de Rivière : Un 30 juin à conserver…

publié le 4 juil. 2018 à 04:56 par Banda Bomberos de Ganac

Ce samedi 30 juin 2018 va nous permettre de vivre une journée musicale intense. D’abord à Pamiers, le matin, pour la Fiesta andalouse, et à Saint -Pierre-de-Rivière, fin d’après midi, où nous animerons l’apéritif et le repas de la fête du village…

Le hasard du calendrier fait que, c’est aujourd’hui aussi, que les bleus disputeront les huitièmes du Mundial, match que nous pourrons suivre parfaitement détendus, ou pas, puisque nous ne sommes attendus en Barguillière  que juste après…

 

Pamiers : Les 3-Pigeons, 10h30 !…

 

Le samedi est jour de marché à Pamiers et l’accès au  centre ville, d’habitude si facile, devient pour quelques heures très compliqué …Les rendez-vous, dans ces conditions, doivent être pris avec une marge d’erreur obligatoire…

Nous devons nous retrouver sur la petite place des 3 Pigeons à 10h30, pour donner le coup d’envoi de la Fiesta andalouse, événement culturel, aux couleurs sévillanes …

Question ponctualité, notre ami Christian s’y connaît…

Il faut s’y connaître en anticipation, car, en plus, notre ami est chargé d’acheminer le volumineux matériel de notre batteur sans lequel ni lui, ni nous, n’existerions pas…

Le déchargement s’est déroulé dans un contre-la-montre gagnant avant de retrouver, plus loin, le parking fortement conseillé par notre commanditaire…

A l’exception des dernières vérifications que des techniciens assurent du haut de leur nacelle auto tractée, l’organisation semble d’une efficacité remarquable…

 

Nous accueillons notre jeune compagnon Thibault et son magnifique trombone qui complète avec bonheur le pupitre des basses…

 L’état des lieux rapidement fait, nous quittons momentanément cet univers coloré pour la place de la République, traditionnellement consacrée au marché…

Après avoir croisé monsieur le maire et reçu ses élogieux encouragements, nous arrivons sous les platanes séculaires, en favorisant les endroits les plus fréquentés pour divertir petits et grands…

Plus tard, les prolongations se joueront près des terrasses des grands cafés très fréquentées à cette mi-journée, sans savoir vraiment si l’affluence était pour nous ou pour l’apéritif…

Flattés malgré tout, nous poursuivons de plus belle  notre répertoire, convaincus d’avoir contribué, l’espace d’un entracte musical, à l’activité commerciale du centre ville…

 

Alors que déjà, les engins de nettoiement apparaissent pour laisser, en un clin d’œil, les lieux aussi propres que la veille, nous retrouvons la place des 3-Pigeons…

Joli nom que celui des 3-Pigeons ! Je ne peux m’empêcher de l’associer au « Café des trois colombes », que nous avons au répertoire…

 

Nous terminons avec fierté l’introduction musicale de la Fiesta andalouse autour d’un repas pris en commun…L’après-midi devrait être consacrée, sans nous, à d’autres musiques et d’autres danses, là, sous les voilages aux couleurs jaunes et rouges, faibles protections d’un soleil radieux, parfait représentant, lui aussi, de cette merveilleuse région d’Espagne…

 

 

Un « Quarenta y tres » qui fait du bien…

 

L’Espagne ne me quittera pas complètement en cette fin d’après-midi…

En effet, le match gagné par les bleus contre les Argentins par un score, jamais vu, de 4 buts à 3, m’inspire avec amusement la célèbre liqueur espagnole « 43 Quarenta y tres », vous savez, cette liqueur que l’on partage quand tout va bien…

 

C’est donc sur un petit nuage que nous arrivons à St Pierre de Rivière, pour l’animation du repas de la fête…

Etape importante dans notre calendrier, parce que les déplacements chez nos tout proches voisins sont rares et parce que l’auditoire  sera certainement plus « spécialisé » que d’habitude…

Quelques défections de dernières minutes ont obligé à notre président un exercice extrêmement périlleux de remplacement… Il est réconfortant, dans ces moments, d’avoir un solide carnet d’adresses et des amis sur qui on peut compter… 

 

Jacques, à l’hélicon, Lolo, au trombone, et Jean Paul à la trompette seront donc les jokers de la soirée … Une entame au cordeau et des premiers morceaux qui passent à merveille : il n’en faut pas moins pour dévoiler nos intentions… Ce soir il va y avoir du lourd !...

Alain, à la tête des cuivres, relance en permanence….C’est lui qui a les clés…Clair et puissant à la fois il nous entraine sur des sentiers que nous suivons en toute confiance…Le public apprécie et en redemande et ce n’est pas la courte interruption consacrée au ravitaillement qui va calmer la température…

 

« Mets de l’huile !... »

 

Nous reprenons le show pour une dernière ligne droite ...

Infatigable ce soir, Alain est à nouveau partout…

Il impose le tempo sur un « emmenez-moi » d’école…Au milieu des tables, il harangue

le public pour que, bras levés, tout le monde chante  Emilie…Puis, accompagné de Jean-Paul, c’est en professeurs de danse que tous les deux lancent le «Hypo et Tatayé» à la grande joie de tous et particulièrement des enfants…

« L’incantada » sera un véritable moment d’adhésion…

Pas besoin de paroles, des «  las, las, las…» suffisent et les mains, sur les tables, remplacent la grosse caisse…

Puis un final où les lèvres fatiguées d’un papy clarinettiste, amateur de «43 », inventent malgré lui des notes nouvelles à retravailler assurément avec un peu de dégrippant…

Le voyage se poursuit avec le Santiano et ses rêves américains et, enfin, nous retournerons tous au pays pour un Vino Griego grisant avant de passer le relai aux musiciens de l’orchestre « Making Off » et ses jeunes et jolies danseuses…

 

Oui, ce samedi 30 juin 2018 sera vraiment à conserver !…

 

A bientôt

Gégé

La Bastide-de-Sérou : Le crescendo !...

publié le 28 juin 2018 à 13:40 par Banda Bomberos de Ganac   [ mis à jour : 29 juin 2018 à 02:39 ]

Grosse pression, en ce week-end d’été, pour une sortie à La Bastide, présentée comme un événement majeur dans le Plantaurel, avec en point d’orgue, le repas du samedi soir, avec une affluence annoncée comme exceptionnelle…

Dés lors, depuis une semaine, l’équipe entière, autour de son président, a soigné le moindre détail et motivé chaque guerrier, pour que les rouges et noirs honorent leur réputation dans cette vallée de l’Arize où, nous dit-on, la concurrence est acharnée…

 

 

Quand la musique est bonne…

 

Nous voilà tous réunis à 19 heures au centre de la fête foraine, face à l’imposant podium sur lequel l’orchestre de la soirée procède aux derniers raccords…

C’est l’occasion pour nous, de retrouver, avec bonheur, des amis musiciens, nombreux, eux aussi, à délaisser momentanément les pupitres philarmoniques pour des animations estivales traditionnelles…

Comme dit le poète : « Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! »

A en juger par l’accueil que nous réserve le très actif comité des fêtes, le respect de l’horaire  est largement apprécié…

A l’inverse, et pour l’instant seulement, le public  annoncé semble se faire attendre…

Pas question pour nous de bayer aux corneilles.

Sous l’impulsion de Manu nous revoyons quelques uns de nos nouveaux morceaux…

La puissante sono de l’orchestre couvre nos petites hésitations…

Emporté par l’ambiance, Lionel nous échappe complètement …

A cet instant deux batteurs se partagent le tempo de « Cette année là. » sous le regard amusé du preneur de son…

L’envoûtement est de courte durée…Interpellé, notre ami revient sur terre à la vitesse du Spoutnik…

Peu de temps après, l’air détendu  des musiciens semble indiquer  que les réglages sont terminés… La migration vers la buvette ne trompe jamais…

 

« Il est l’hor, mon seignor !... »

 

Un dernier  placement,  et,  tournés vers un parterre d’aficionados, nous lançons les premières notes d’une animation qui s’annonce  tonique et chaleureuse…

Tour à tour Claude et Manu balisent avec brio quelques sentiers oubliés que nous abordons avec une confiance retrouvée…

Les carnets s’enchaînent, au même rythme que les pauses rafraîchissantes…

Bientôt cependant, les petits jaunes, et un magnifique  « Racine Carrée » vont prendre le relai automatique des derniers demis-pêches…

 

En peu de temps, et presque par magie, le vaste chapiteau est maintenant rempli…

L’intervention sportive du préposé à la lumière se termine avec succès dans un énorme soupir de soulagement …

Les soupirs, ça, ça nous connaît !...

Après quelques toniques enchaînements, notre président, dans son infinie sagesse, siffle la mi-temps…

Nous reprendrons plus tard…

Pour l’instant, nous retrouvons les nombreuses convives pour un sublime cassoulet ;  un de ces cassoulets de nos grand’mères, onctueux à merveille accompagné de tout ce que la médecine nous interdit…Comme dit Nadau : « Halte à l’inquisition !...Ils nous pourrissent la vie en voulant nous la sauver !... »

Médaille !...

Nous quittons la tablée pour de mémorables improvisations avec « les copains d’abord »,  une Emilie chavirante et un Santiano toutes voiles dehors…

L’horaire obligeant, l’orchestre prend je relai sur d’autres thèmes et d’autres tonalités…

 

Nous retrouverons la sympathique équipe du comité des fêtes, demain dimanche, à l’heure de l’apéro, pour l’animation de trois cafés…

 

Les p’tits cafés de La Bastide…

 

C’est au café de la Mairie que nous ferons notre première station…

A l’invitation pressante de madame pour une installation à l’intérieur, nous préférons l’ombre de deux jeunes arbres, juste en face, à quelques centimètres de l’accueillante terrasse en bois, entièrement occupée, à cette heure, pour l’apéritif du dimanche…

Pas n’importe quel dimanche, puisque aujourd’hui est jour de fête et que la banda de Ganac  doit assurer la musique, comme on disait, dans la tradition des apéritifs-concerts de l’époque mais sans accordéon…

Pas d’accordéon avec nous, mais un répertoire qu’il pourrait aisément accompagner…

 

Visiblement très visité par nos petits compagnons à quatre pattes, le carré de verdure qui nous reçoit ne sera pleinement hospitalier qu’après les honneurs de la balayette…

 

Après une longue prestation, nous terminons cette première aubade dans une ambiance hyper sympathique qui nous fait du bien…

Plus qu’un tour de chauffe, nous sommes maintenant en complète immersion… Les degrés montent lentement mais sûrement, semblable à un formidable crescendo comme on le voit souvent dans nos partitions…

 

Le « 117 » sera notre deuxième étape, entièrement consacrée au comité des fêtes…

Nous poursuivons le répertoire où nous l’avons laissé, quelques mètres plus haut près de la Mairie…Très vite cependant, ce jeune et tonique public attend du feu, du mouvement, de la voix, des bras levés…

Ils nous connaissent bien, ces jeunes, et ils le savent que nous avons des étincelles dans nos instruments…

Qu’est-ce que l’on vous sert après ça ? Un petit truc chaud- bouillant, genre « Hot Stuff » ?... A part que l’on vous laisse danser avant ?...Pas de danger le lion est mort hier soir !...Eh ! Les copains, d’abord on prend le bateau!...

Après plusieurs reprises, un bras tendu vers la montagne, nous indique notre dernière station. Certainement la plus intéressante, puisque au terme de ces deux cents mètres, c’est le repas qui nous attend…

 

Après avoir longé la route départementale en cortège improbable, un couple de sympathiques restaurateurs nous accueillent à la « Brasserie du stade »…

L’accueil est remarquable…Les sourires ne gâchent rien…

A l’ombre, sur la terrasse, une table dressée comme une table de communion, ne sera que pour nous…

Finies les réceptions façon camping, aujourd’hui nous mangeons au restaurant avec de vraies assiettes et de vrais verres…

La suite ne fera que confirmer à plusieurs reprises l’excellente impression vécue  à notre arrivée…Souvenez-vous du crescendo, et ce n’est pas fini…

 

Un Vino griego collector !...

 

Table en moins, nos sympathiques accompagnateurs du comité des fêtes, ont eu droit, eux aussi, à cette réception VIP digne des plus grandes adresses…

Toutes les occasions sont bonnes pour s’amuser…

Sur un pari, une énorme rondelle de foin,  poussée par trois joyeux lurons, quitte le champ voisin et, par la route, arrive dans la cour, devant nous…

Puis un jeune Apollon se retrouve  « fort dépourvu », complètement  « décontrasté » comme l’aurait dit Garcimore…

La récréation bat son plein…C’est maintenant au tour des chants, puissants, fédérateurs…

Quant à nous, il serait criminel de passer à côté de ce somptueux dessert, et, du coup, nous retardons de quelques précieuses minutes un final d’anthologie…

Mais les jeunes sont pressés et spontanément, sans nous attendre, ils entament le Vino Griego en chantant…

Rapidement,  tous se mettent en place et les vols planés commencent dans des équilibres aléatoires…

Alors que les candidats planeurs semblent s’essouffler, les jeunes, à l’imagination débordante, nous invitent au saut…

Gênés peut-être mais dégonflés certainement, beaucoup déclinent l’invitation, mais d’autres y vont…

Quel grand et inoubliable moment que de voir, tour à tour, en apesanteur, Colette, Michel notre clarinettiste, Maxence et Michel notre alto…

 

Nous  reprenons très vite nos instruments pour remercier à notre façon  tous ceux qui nous ont accueillis pour ces fêtes 2018…

Sur une idée merveilleuse de Christian, nous reprenons en chœur, le Refuge, un morceau un peu oublié et que nous dédions aujourd’hui  au jeune comité des fêtes…

 

Le crescendo se termine sur un point d’orgue, que l’on aurait souhaité plus long…

 

A bientôt pour une nouvelle fiesta appaméenne…

 

Gégé

 

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